On sait déjà, par quel système de communication bien réglé, les media et les gouvernements qui se sont succédés depuis trente ans ont fini par imposer la pensée unique du néolibéralisme financier mondialisé. Tous les Hommes plongés dans le même marigot du chacun pour soi , du tous contre tous, les travailleurs occidentaux obligés d'abandonner une partie de leurs salaires et de leurs protections sociales, professionnelles, médicales et familiales, obligés aussi de sacrifier leur savoir-faire, leur technologie, au bénéfice des populations d'Asie, au gré des délocalisations, tout cela organisé et mis en branle brutalement, sans souci de progressivité, pour satisfaire au plus vite les insatiables appétits des financiers apatrides.
1. Face à cette attaque frontale et brutale, comment a réagi le peuple ? Seules, les populations de travailleurs des Pays du Sud-Européen ont protesté par des rassemblements "d'indignés", et montré leur écoeurement devant l'arrogance et l'omnipotence de la Finance mondiale, soutenue par des gouvernements indolents et complices.
En France ?... Rien du tout !!!…Pas d'indignés…. Seul, Stéphane Hessel, immense et haute figure morale française s'est exprimé fortement. Sa voix fut étouffée, hélas, par la proximité d'élections prometteuses de "changement". Triste temporisation qui aura servi d'encouragement aux forces du fric des fonds d'investissements , des banques, des "marchés" et leurs trafics avec les paradis fiscaux, libres de spéculer contre les Etats Européens.
2. Contre cette mise en coupe réglée de l'économie Française, contre l'approfondissement de la dette de l'Etat, la destruction de l'industrie Française, la mise au chômage de centaines de milliers de Travailleurs Français, comment ont réagi les syndicats ?
FO ? Essentiellement tourné vers la défense des fonctionnaires, et le problème N°1 étant celui du chômage, on comprend qu'il ne soit pas à la pointe du combat.
La CFDT ? Voilà un syndicat qui depuis toujours s'est fixé un objectif préférentiel de cogestion ou, sinon, de compromis raisonnables avec les employeurs, (Etat ou patrons). Et l'on sait bien ce qu'aujourd'hui veut dire le mot " raisonnable". Cela veut dire ne rien obtenir, partant battu.
La CGT ? Elle est engluée dans un problème de succession. Sa combativité et sa capacité d'entraînement sont largement réduites, en plus , par un problème d'effectif total des syndiqués, qui ne représentent en France que 5% des salariés, et par la division ou le morcellement des autres petites centrales syndicales.
Enfin, il faut bien le dire, chaque mécontent en France , attend la solution à ses problèmes, de l'effort de contestation des autres, plutôt que par son engagement personnel. Triste, mais c'est ainsi.
Que penser aussi, de cette estimation rapportant que 40% des ouvriers votent à droite (et même FN )….Avez-vous entendu dire que 40% des patrons votaient à gauche ? A croire qu'il y ait comme un défaut cérébral quelque part….
Pour clore ce paragraphe relatif aux syndicats, disons que leur secteur R.et D. est nul, inexistant. Leurs moyens de lutte en sont restés à ce qu'ils étaient au 19ème siècle, alors que les moyens d'oppression du Patronat se sont constamment développés et sophistiqués.
3. Enfin, il y a les gouvernements (élus du peuple). Ceux d'hier, furent largement dominés par la volonté d'accéder aux désirs des financiers, banquiers, marchés et autres spéculateurs, étroitement "en affaires" avec les paradis fiscaux, lorsqu'ils étaient de droite, ou bien, furent paralysés par la conviction qu' ils "ne pas pouvaient pas tout", lorsqu'ils étaient de gauche.
Plus récemment, un gouvernement avait trouvé une idée géniale en donnant aux entreprises des avantages spécifiques (crédit d'impôt recherche) pour celles qui développeraient des services de "R. et D."( recherche et développement). Rien à dire sur cette initiative louable. Oui, mais voilà,… On s'aperçut que les plus importants bénéficiaires de cette manne, furent les banquiers qui en profitèrent pour développer leur ingénierie financière et créer à tour de bras des "produits dérivés" complexes et des algorithmes aptes à assurer à leurs salles de marchés des outils capables de mieux spéculer contre l'Etat lui-même. Génial !!!…
4. Et voilà pour en finir, un dernier point qui montre comment le peuple peut se montrer décevant. LES JEUX…. Ah, les jeux !!!… Qu'ils soient à gratter , à cocher ou de tout autre type, l'important est de jouer. Jouer pour avoir une chance sur plusieurs millions de gagner des millions d'euros. C'est vrai que c'est plus facile et mieux payé que le travail, sinon, le peuple ne jouerait pas, n'est-il pas ? Et lorsqu'un journaliste enquêteur interroge un joueur devant un bureau de tabac pour savoir l'utilisation qu'il ferait de ce gain fabuleux, le joueur répond: " je ferais des "vouâyâââges"…( comme ces croisières minables où l'on voit s'enfler d'orgueil et de plaisir des retraités argentés). Et puis, encore, pour parfaire le tableau : Voyez ces stades pleins à craquer de grands "sportifs" regardant courir des millionnaires Suisses ou Monégasques après un ballon….Ce sont ces mêmes Suisses ou Monégasques qui sont sélectionnés pour constituer "l'équipe de France" et en l'honneur desquels des organisateurs inconscients ou imbéciles font jouer La Marseillaise avant leurs match internationaux……Désespérant….Pauvre France….Réduite à honorer l'exil fiscal.
Enfin, de tout cela, il nous faut tirer une petite conclusion, même si elle nous contrarie. Le Peuple, aujourd'hui, devant l'oligarchie mondiale qui le maltraite et le réduit à l'angoisse perpétuelle de la précarité ou du chômage, est soumis et dénué de toute velléité de combat, de réaction, de défense, montrant sa volonté de retrouver sa dignité . On est loin du Peuple de 1789 et 1793 . La nuit du 4 août, et autre sursaut historique, cela c'est le passé. Bien passé…… Evidemment, dans les syndicats, les partis de gauche, les associations, il y a toujours des militants (peu nombreux) qui luttent, qui souhaitent maintenir les valeurs de partage, de cohésion, d'humanité, de justice, et qui veulent empêcher que " la démocratie devienne conforme au marché", ainsi que le souhaite Madame Merkel. Mais ce combat trop minoritaire a peu de chance de déboucher victorieusement demain, s'il n'y a pas une volonté politique farouche, de "renverser la table" où s'empiffrent les financiers maîtres du monde.
L'Etat peut tout !!!… Après avoir laissé faire le mal, il doit faire le bien.!!!!…
Un Etat impuissant est un Etat complice.!!!..
dimanche 26 août 2012
mercredi 15 août 2012
Philosophie et Politique
Autrefois, il y avait une très grande proximité et même une filiation entre la philosophie et la politique.
Le philosophe, le sociologue, étaient, par la profondeur de leurs études, les véritables inspirateurs des politiques qui trouvaient chez eux tous les ressorts qui font bouger, vivre, évoluer la société. Ses progrès ou ses blocages , ses travers ou ses qualités, ses manques et leurs effets, étudiés finement par eux, fournissaient aux Hommes et Femmes Politiques des idées prêtes à inspirer tout un corpus de règles, de lois, aptes à guider cette société vers un progrès profitable à tous, et y faire naître ou progresser une harmonie humaniste.
Hélas, il y a longtemps que ce lien fécond entre Le philosophe et le politique s'est rompu. Pourquoi ? La société bouge-t-elle trop vite, sous l'effet des seuls politiques ? N'a-t-elle plus besoin d'inspirateur intellectuel ? Ou bien, les philosophes s'occupent-ils trop de politique eux-mêmes et s'attachent-ils à concurrencer les politiques en servant de "visiteurs du soir" aux monarques, et venant leur conseiller les bonnes guerres à entreprendre ? Ou bien encore, est-ce cette folie médiatique qui a submergé les écrans TV et qui fait le lit des communicants diserts et bavards, plus propices aux records d'audimats que les discours ardus des philosophes ? Bref ! Le politique lui-même a compris que de bons communicants et les enquêtes d'opinions étaient plus efficaces que les philosophes pour inspirer ses arguments électoraux.
Mais, depuis la crise de 2007, les politiques ont senti à nouveau le besoin de penseurs d'un type nouveau pour venir les soutenir et les inspirer. Ils sont pour chacun d'eux, une sorte de béquille lui apportant toute une panoplie de ficelles prédigérées aptes à montrer aux électeurs que la situation est maîtrisée et que ces conseillers très savants au langage ésotérique et impénétrable sont là , prêts à lui fournir tous les outils utiles et nécessaires. Le bonheur des électeurs est assuré.!!!… Ces penseurs nouveaux sont, vous l'avez deviné, LES ECONOMISTES.
Les économistes sont devenus les nouvelles stars des campagnes électorales. On les a vus partout, sur tous les écrans, entendus sur tous les postes, par dizaines, chaque jour, ces nouveaux histrions composaient à eux seuls des plateaux. Tous d'accord. Mis à part quelques nuances pour apporter du piquant aux débats, ils enseignaient tous la même bible, les nouveaux dogmes néolibéraux reaganniens et thatcheriens, dont la fondamentale mondialisation, indispensable au progrès des finances capitalistes , de leurs fonds d'investissements, de leurs "marchés" financiers et de leur libre circulation sans frontières.
Ces nouveaux "philosophes", inspirateurs des politiques, se sont imaginés créateurs d'avenir et ont su rassurer un peuple ignorant et médusé. Ils servent même aujourd'hui de professeurs dans les Facultés et les Grandes Ecoles afin que leur bible et leurs dogmes se transmettent au mieux, à travers les siècles des siècles.
Ainsi, les vieux inspirateurs Philosophes Humanistes qui étudiaient si profondément et si finement les mouvements des hommes, des sociétés et des idées, ont été remplacés aujourd'hui par des "têtes d'oeufs" qui ne savent étudier que les mouvements du Fric.
Un livre: "La voie" d'Edgar Morin. Ed.Fayard
Le philosophe, le sociologue, étaient, par la profondeur de leurs études, les véritables inspirateurs des politiques qui trouvaient chez eux tous les ressorts qui font bouger, vivre, évoluer la société. Ses progrès ou ses blocages , ses travers ou ses qualités, ses manques et leurs effets, étudiés finement par eux, fournissaient aux Hommes et Femmes Politiques des idées prêtes à inspirer tout un corpus de règles, de lois, aptes à guider cette société vers un progrès profitable à tous, et y faire naître ou progresser une harmonie humaniste.
Hélas, il y a longtemps que ce lien fécond entre Le philosophe et le politique s'est rompu. Pourquoi ? La société bouge-t-elle trop vite, sous l'effet des seuls politiques ? N'a-t-elle plus besoin d'inspirateur intellectuel ? Ou bien, les philosophes s'occupent-ils trop de politique eux-mêmes et s'attachent-ils à concurrencer les politiques en servant de "visiteurs du soir" aux monarques, et venant leur conseiller les bonnes guerres à entreprendre ? Ou bien encore, est-ce cette folie médiatique qui a submergé les écrans TV et qui fait le lit des communicants diserts et bavards, plus propices aux records d'audimats que les discours ardus des philosophes ? Bref ! Le politique lui-même a compris que de bons communicants et les enquêtes d'opinions étaient plus efficaces que les philosophes pour inspirer ses arguments électoraux.
Mais, depuis la crise de 2007, les politiques ont senti à nouveau le besoin de penseurs d'un type nouveau pour venir les soutenir et les inspirer. Ils sont pour chacun d'eux, une sorte de béquille lui apportant toute une panoplie de ficelles prédigérées aptes à montrer aux électeurs que la situation est maîtrisée et que ces conseillers très savants au langage ésotérique et impénétrable sont là , prêts à lui fournir tous les outils utiles et nécessaires. Le bonheur des électeurs est assuré.!!!… Ces penseurs nouveaux sont, vous l'avez deviné, LES ECONOMISTES.
Les économistes sont devenus les nouvelles stars des campagnes électorales. On les a vus partout, sur tous les écrans, entendus sur tous les postes, par dizaines, chaque jour, ces nouveaux histrions composaient à eux seuls des plateaux. Tous d'accord. Mis à part quelques nuances pour apporter du piquant aux débats, ils enseignaient tous la même bible, les nouveaux dogmes néolibéraux reaganniens et thatcheriens, dont la fondamentale mondialisation, indispensable au progrès des finances capitalistes , de leurs fonds d'investissements, de leurs "marchés" financiers et de leur libre circulation sans frontières.
Ces nouveaux "philosophes", inspirateurs des politiques, se sont imaginés créateurs d'avenir et ont su rassurer un peuple ignorant et médusé. Ils servent même aujourd'hui de professeurs dans les Facultés et les Grandes Ecoles afin que leur bible et leurs dogmes se transmettent au mieux, à travers les siècles des siècles.
Ainsi, les vieux inspirateurs Philosophes Humanistes qui étudiaient si profondément et si finement les mouvements des hommes, des sociétés et des idées, ont été remplacés aujourd'hui par des "têtes d'oeufs" qui ne savent étudier que les mouvements du Fric.
Un livre: "La voie" d'Edgar Morin. Ed.Fayard
lundi 13 août 2012
Ce peuple et ses élus....souvent décevants....
On sait déjà, par quel système de communication bien réglé, les media et les gouvernements qui se sont succédés depuis trente ans ont fini par imposer la pensée unique du néolibéralisme financier mondialisé. Tous les Hommes plongés dans le même marigot du chacun pour soi , du tous contre tous, les travailleurs occidentaux obligés d'abandonner une partie de leurs salaires et de leurs protections sociales, professionnelles, médicales et familiales, obligés aussi de sacrifier leur savoir-faire, leur technologie, au bénéfice des populations d'Asie, tout cela organisé et mis en branle brutalement, sans souci de progressivité, pour satisfaire au plus vite les insatiables appétits des financiers apatrides.
1. Face à cette attaque frontale et brutale, comment a réagi le peuple ? Seules, les populations de travailleurs des Pays du Sud-Européen ont protesté par des rassemblements "d'indignés", et montré leur écoeurement devant l'arrogance et l'omnipotence de la Finance mondiale, soutenue par des gouvernements indolents et complices.
En France ? Rien du tout !!!…Pas d'indignés…. Seul, Stéphane Hessel, immense et haute figure morale française s'est exprimé fortement. Sa voix fut étouffée, hélas, par la proximité d'élections prometteuses de "changement". Triste temporisation qui aura servi d'encouragement aux forces du fric des fonds d'investissements , des banques, des "marchés" et leurs trafics avec les paradis fiscaux, libres de spéculer contre les Etats Européens.
2. Contre cette mise en coupe réglée de l'économie Française, contre l'approfondissement de la dette de l'Etat, la destruction de l'industrie Française, la mise au chômage de centaines de milliers de Travailleurs Français, comment ont réagi les syndicats ?
FO ? Essentiellement tourné vers la défense des fonctionnaires, et le problème N°1 étant celui du chômage, on comprend qu'il ne soit pas à la pointe du combat.
La CFDT ? Voilà un syndicat qui depuis toujours s'est fixé un objectif préférentiel de cogestion ou, sinon, de compromis raisonnables avec les employeurs, (Etat ou patrons). Et l'on sait bien ce qu'aujourd'hui veut dire le mot " raisonnable". Cela veut dire ne rien obtenir, partant battu.
La CGT ? Elle est engluée dans un problème de succession. Sa combativité et sa capacité d'entraînement sont largement réduites, en plus , par un problème d'effectif total des syndiqués, qui ne représentent en France que 5% des salariés, et par la division ou le morcellement des autres petites centrales syndicales.
Enfin, il faut bien le dire, chaque mécontent en France , attend la solution à ses problèmes, de l'effort de contestation des autres, plutôt que par son engagement personnel. Triste, mais c'est ainsi.
Que penser aussi, de cette estimation rapportant que 40% des ouvriers votent à droite ….Avez-vous entendu dire que 40% des patrons votaient à gauche ? A croire qu'il y ait comme un défaut cérébral quelque part….
Pour clore ce paragraphe relatif aux syndicats, disons que leur secteur R.et D. est nul, inexistant. Leurs moyens de lutte en sont restés à ce qu'ils étaient au 19ème siècle, alors que les moyens d'oppression du Patronat se sont constamment développés et sophistiqués.
3. Enfin, il y a les gouvernements (élus du peuple). Ceux d'hier, furent largement dominés par la volonté d'accéder aux désirs des financiers, banquiers, marchés et autres spéculateurs, étroitement "en affaires" avec les paradis fiscaux, lorsqu'ils étaient de droite, ou bien, furent paralysés par la conviction qu' ils "ne pouvaient pas tout", lorsqu'ils étaient de gauche.
Plus récemment, un gouvernement avait trouvé une idée géniale en donnant aux entreprises des avantages spécifiques (crédit d'impôt recherche) pour celles qui développeraient des services de "R. et D."( recherche et développement). Rien à dire sur cette initiative louable. Oui, mais voilà,… On s'aperçut que les plus importants bénéficiaires de cette manne, furent les banquiers qui en profitèrent pour développer leur ingénierie financière et créer à tour de bras des "produits dérivés" complexes et des algorithmes aptes à assurer à leurs salles de marchés des outils capables de mieux spéculer contre l'Etat lui-même. Génial !!!…
4. Et voilà pour en finir, un dernier point qui montre comment le peuple peut se montrer décevant. LES JEUX…. Ah, les jeux !!!… Qu'ils soient à gratter , à cocher ou de tout autre type, l'important est de jouer. Jouer pour avoir une chance sur plusieurs millions de gagner des millions d'euros. C'est vrai que c'est plus facile et mieux payé que le travail, sinon, le peuple ne jouerait pas, n'est-il pas ? Et lorsqu'un journaliste enquêteur interroge un joueur devant un bureau de tabac pour savoir l'utilisation qu'il ferait de ce gain fabuleux, le joueur répond: " je ferais des "vouâyâââges"…( comme ces croisières minables où l'on voit s'enfler d'orgueil et de plaisir des retraités argentés). Et puis, encore, pour parfaire le tableau: Voyez ces stades pleins à craquer de grands "sportifs" regardant courir des millionnaires Suisses ou Monégasques après un ballon….Ce sont ces mêmes Suisses ou Monégasques qui sont sélectionnés pour constituer "l'équipe de France" et en l'honneur desquels des organisateurs inconscients ou imbéciles font jouer La Marseillaise avant leurs match internationaux……Désespérant….Pauvre France….Réduite à honorer l'exil fiscal.
Enfin, de tout cela, il nous faut tirer une petite conclusion, même si elle nous contrarie. Le Peuple, aujourd'hui, devant l'oligarchie mondiale qui le maltraite et le réduit à l'angoisse perpétuelle de la précarité ou du chômage, est soumis et dénué de toute velléité de combat, de réaction, de défense, montrant sa volonté de retrouver sa dignité . On est loin du Peuple de 1789 et 1793 . La nuit du 4 août, et autre sursaut historique, cela c'est le passé. Bien passé…… Evidemment, dans les syndicats, les partis de gauche, les associations, il y a toujours des militants (peu nombreux) qui luttent, qui souhaitent maintenir les valeurs de partage, de cohésion, d'humanité, de justice, et qui veulent empêcher que " la démocratie devienne conforme au marché", ainsi que le souhaite Madame Merkel. Mais ce combat trop minoritaire a peu de chance de déboucher victorieusement demain, s'il n'y a pas une volonté politique farouche, de "renverser la table" où s'empiffrent les financiers maîtres du monde.
L'Etat peut tout !!!… Après avoir laissé faire le mal, il doit faire le bien.
Un Etat impuissant est un Etat complice.
mercredi 25 juillet 2012
Où va la Société Française ?
Le titre du Libé. du 24/07/12, "A quoi sert Arnaud Montebourg?", montre bien dans quel conformisme "néolibéral" les Media Français ont laissé se noyer leur esprit critique et analytique. Les Media et la majorité des Français avec eux, admettent définitivement que la parole politique ne compte pour rien face à celle des financiers, des banquiers et des PDG. On voit là, combien le pouvoir démocratique s'est déprécié. Le Politique, élu du peuple souverain, quelle baliverne !!!… Arnaud Montebourg est considéré par eux, comme une hérésie néolibérale.
Avant de préciser ce que le Ministre peut faire aujourd'hui, il est utile de faire un point rapide sur la France laissée par le quinquennat précédent et ses divers ministres de l'emploi, du budget, de l'industrie, et de l'éducation aussi.
· Une casse industrielle de 750.000 emplois sacrifiés.
· Un chômage de 10% représentant des travailleurs sacrifiés sans formation de reconversion.
· Un déficit commercial de 75 milliards d'Euros/an.
· Une dette de 86 milliards d'Euros.
· Un déficit budgétaire et celui de la Sécurité Sociale sans perspective de maîtrise.
· Une école d'où sortent 150.000 jeunes sans formation chaque année.
· Des quartiers et cités où les jeunes vont à la dérive de tous les trafics et où toutes les politiques de la ville ont échoué, depuis 30 ans.
· On parle aujourd'hui de 50 milliards d'Euros/an perdus en évasion fiscale.
· Etc…mais que de connivences et de complicités dans tout ce gâchis….
Il n'est jamais inutile de s'arrêter sur l'école et de vérifier si les préceptes du civisme, de la solidarité, de l'éthique, sont bien ceux qui fondent la formation des jeunes cerveaux, des nouvelles mentalités aptes à forger une société d'avenir, prête à accueillir tous les Français dans le souci du partage, du bien commun, et de l'épanouissement de chacun. Il y a là un travail de fond à entreprendre sans tarder, car c'est tout le contraire qui se développe aujourd'hui : la recherche du gadget le plus cher, celui que le voisin n'a pas encore, course à la consommation débridée sans besoin essentiel, mais dans le seul souci du "paraître". Les jeunes ont vite appris que, de nos jours, la possession fait l'Homme et lui attire considération et pouvoir.
Ainsi, notre Société Française s'effondre, se perd , se délite. Elle n'a plus de force civique, d'éthique, de morale à opposer au néolibéralisme et sa finance mondialisée . Ni même cette solidarité qui fait la force des vieilles sociétés primaires. Celles-ci, malgré leur pauvreté, savent mieux que nous , les riches, les modernes, les savants, les possesseurs de tant de gadgets futiles, conserver leur cohésion, leur unité, leur culture, leur sens de la famille, leur sens du partage, leur âme. Les richesses que leurs mains ne peuvent tenir, elles les ont dans le cœur.
Il est urgent que les nouveaux Ministres disent STOP à cette société que les gnômes technocrates de Bruxelles, non élus, soumis au lobbying effréné, sans pudeur , des financiers , banquiers et PDG des grandes firmes, ouvrent les yeux sur une Société qui s'effondre. Bruxelles et son néolibéralisme mondialisé ont déjà fait trop de mal , l'insoutenable est là. Leurs règles tuent les Travailleurs Européens du Sud, et rendent leurs intérêts indéfendables devant ceux de la finance et du grand capital. Un jour, bientôt, si Bruxelles continue inexorablement son travail de destruction des Travailleurs du Sud, il faudra que ceux-ci se lèvent et repensent cette Europe, aujourd'hui dévoyée. Ce sera leur Grand-oeuvre.
Il est bon qu'un Ministre ait eu le courage, enfin, de faire entendre la voix du Politique. La voix de la finance et de ses valets n'a que trop claironné son omnipotence, portant l'hymne universel du néolibéralisme mondialisé : " Ce monde, où seuls circulent librement les riches et leurs capitaux, nous n'en voulons pas ".
Merci, monsieur le Ministre d'avoir montré que le "Politique" avait encore une voix. Maintenant, il convient de montrer que le Politique est prêt à retrouver sa prééminence sur la finance et les affaires, et qu'il " peut beaucoup ", et même, qu'il "peut tout ", et , s'il le faut, que les armes des nationalisations et des expropriations pour cause d'utilité publique sont toujours disponibles….ou encore, qu'une TVA dissuasive pourra s'appliquer sur les produits entrant en France, exerçant une concurrence complètement faussée et déloyale sur nos produits. L'Europe s'y fera ; elle a bien consenti des aménagements spéciaux et généreux à Mme Thatcher, pourquoi pas à la France ?
Avant de préciser ce que le Ministre peut faire aujourd'hui, il est utile de faire un point rapide sur la France laissée par le quinquennat précédent et ses divers ministres de l'emploi, du budget, de l'industrie, et de l'éducation aussi.
· Une casse industrielle de 750.000 emplois sacrifiés.
· Un chômage de 10% représentant des travailleurs sacrifiés sans formation de reconversion.
· Un déficit commercial de 75 milliards d'Euros/an.
· Une dette de 86 milliards d'Euros.
· Un déficit budgétaire et celui de la Sécurité Sociale sans perspective de maîtrise.
· Une école d'où sortent 150.000 jeunes sans formation chaque année.
· Des quartiers et cités où les jeunes vont à la dérive de tous les trafics et où toutes les politiques de la ville ont échoué, depuis 30 ans.
· On parle aujourd'hui de 50 milliards d'Euros/an perdus en évasion fiscale.
· Etc…mais que de connivences et de complicités dans tout ce gâchis….
Il n'est jamais inutile de s'arrêter sur l'école et de vérifier si les préceptes du civisme, de la solidarité, de l'éthique, sont bien ceux qui fondent la formation des jeunes cerveaux, des nouvelles mentalités aptes à forger une société d'avenir, prête à accueillir tous les Français dans le souci du partage, du bien commun, et de l'épanouissement de chacun. Il y a là un travail de fond à entreprendre sans tarder, car c'est tout le contraire qui se développe aujourd'hui : la recherche du gadget le plus cher, celui que le voisin n'a pas encore, course à la consommation débridée sans besoin essentiel, mais dans le seul souci du "paraître". Les jeunes ont vite appris que, de nos jours, la possession fait l'Homme et lui attire considération et pouvoir.
Ainsi, notre Société Française s'effondre, se perd , se délite. Elle n'a plus de force civique, d'éthique, de morale à opposer au néolibéralisme et sa finance mondialisée . Ni même cette solidarité qui fait la force des vieilles sociétés primaires. Celles-ci, malgré leur pauvreté, savent mieux que nous , les riches, les modernes, les savants, les possesseurs de tant de gadgets futiles, conserver leur cohésion, leur unité, leur culture, leur sens de la famille, leur sens du partage, leur âme. Les richesses que leurs mains ne peuvent tenir, elles les ont dans le cœur.
Il est urgent que les nouveaux Ministres disent STOP à cette société que les gnômes technocrates de Bruxelles, non élus, soumis au lobbying effréné, sans pudeur , des financiers , banquiers et PDG des grandes firmes, ouvrent les yeux sur une Société qui s'effondre. Bruxelles et son néolibéralisme mondialisé ont déjà fait trop de mal , l'insoutenable est là. Leurs règles tuent les Travailleurs Européens du Sud, et rendent leurs intérêts indéfendables devant ceux de la finance et du grand capital. Un jour, bientôt, si Bruxelles continue inexorablement son travail de destruction des Travailleurs du Sud, il faudra que ceux-ci se lèvent et repensent cette Europe, aujourd'hui dévoyée. Ce sera leur Grand-oeuvre.
Il est bon qu'un Ministre ait eu le courage, enfin, de faire entendre la voix du Politique. La voix de la finance et de ses valets n'a que trop claironné son omnipotence, portant l'hymne universel du néolibéralisme mondialisé : " Ce monde, où seuls circulent librement les riches et leurs capitaux, nous n'en voulons pas ".
Merci, monsieur le Ministre d'avoir montré que le "Politique" avait encore une voix. Maintenant, il convient de montrer que le Politique est prêt à retrouver sa prééminence sur la finance et les affaires, et qu'il " peut beaucoup ", et même, qu'il "peut tout ", et , s'il le faut, que les armes des nationalisations et des expropriations pour cause d'utilité publique sont toujours disponibles….ou encore, qu'une TVA dissuasive pourra s'appliquer sur les produits entrant en France, exerçant une concurrence complètement faussée et déloyale sur nos produits. L'Europe s'y fera ; elle a bien consenti des aménagements spéciaux et généreux à Mme Thatcher, pourquoi pas à la France ?
mardi 10 juillet 2012
L'excès de richesse n'est pas innocent
S/titre: L'oligarchie n'autorise plus la démocratie et le partage social.
Depuis qu'il est sur terre, l'Homme a pu subvenir à ses besoins par son activité , son travail, sa créativité, son génie. Toute richesse, ceci est une évidence intuitive, naît du travail de l'Homme. Aussi intuitivement, on sent bien que tout groupe , toute société d'individus, ne peut survivre dans une paix harmonieuse que si ces richesses produites sont réparties de façon juste et égalitaire entre eux, c'est à dire à chacun selon ses besoins et selon ses efforts.
Or, il se trouve que depuis des millénaires et des siècles, des Chefs alliés à des Grands-Prêtres ou Sorciers, ont conjugué leur puissance physique et magique, pour s'octroyer personnellement une part notablement supérieure des richesses produites par le groupe, et bien au-delà de leurs besoins réels. Le principe égalitaire s'est rompu……Ensuite, l'humanité a dérivé vers une société duale inégalitaire, l'aristocratie régnante, d'une part, le peuple travailleur, producteur de richesses, d'autre part. Ce système fut remplacé par le capitalisme, où le partage injuste se poursuivit entre les travailleurs et les capitalistes. Le fond de cette dérive inégalitaire fut atteint au XXème siècle, lorsque Reagan - Thatcher et leurs dignes successeurs Bush et le couple Merkozy, ont promu les financiers comme bénéficiaires principaux et quasiment exclusifs des richesses produites, dans le carcan d'un nouveau système capitaliste, financiarisé et mondialisé, dit "néolibéral". Ainsi, est née une Oligarchie qui accapare et détourne les richesses produites par le Peuple Travailleur, le domine, l'oppresse, l'écrase, le soumet à sa cupidité perverse et insatiable. Le pouvoir oligarchique est, alors, devenu si puissant que le pouvoir politique, soumis par faiblesse, connivence ou complicité, finit par édicter des règles et des lois qui favorisent ces prédations et leur confèrent une apparence abusivement légale….LA DEMOCRATIE EST MORTE….
Nous sommes bien là dans un cas de détournement indu de richesses produites par des tiers, pouvant relever d'un recours judiciaire.
Cette oligarchie pillarde n'est pas seule en cause. Auront également à rendre compte de détournements, tous les valets zélés de cette oligarchie, PDG de ses fonds de placements divers, de ses banques, de ses salles de "marchés", de ses succursales nichées dans des paradis fiscaux assurant des aller-retours juteux et des opérations de transferts agréables, loin des yeux du fisc. Ces valets s'octroient des salaires indécents injustifiables de un, deux, voire trois millions d'Euros par an, agrémentés encore par des bonus, des retraites chapeaux, à-côtés pouvant atteindre plusieurs millions d'Euros. Tout cela s'assimile également et parfaitement à des détournements indus de richesses produites par des tiers, et donc passibles de poursuites judiciaires, au même titre que leurs employeurs.
Il faut que la règle de l'offre et de la demande , la règle du "marché", la règle de la concurrence entre les Hommes et de la compétition de tous contre tous, toujours faussée au désavantage des travailleurs, trouve enfin une limite morale. Hors cette limite, il n'y aura plus de place que pour la révolte dans le Pays et la guerre entre les Pays. La gauche au pouvoir en France doit rebâtir l'autorité politique sur la finance et ses "marchés". Sinon, ce sera la révolte.
L'autre grand défi est celui de la croissance, croissance du PIB, ou de son partage.
Croissance ! Croissance ! …jusqu'où ? Avec quelles matières premières, quelles énergies ? Il n'est nul besoin de s'étendre sur le problème des énergies fossiles. Chacun sait bien que leurs ressources vont diminuer, que les besoins des Pays émergents sont immenses , et que ceux-ci voudront, comme l'Occident, leur part de fuel et de gaz. En compensation d'un manque, on ne pourra pas espérer distraire des surfaces cultivables pour les affecter à la production de biocarburants. Il y aura très vite priorité à satisfaire les besoins en nourriture pour une population mondiale augmentant sans cesse.
Là encore, cette augmentation de population, jusqu'où ?…..
Face à la croissance que l'Occident souhaite, viendront s'opposer les besoins et l'appétit des Pays pauvres et émergents. Cette compétition se résoudra, soit par un partage négocié des ressources limitées, soit par la confrontation des forces, (notamment USA - Chine) , ou de la solvabilité des demandeurs. Pour qui connaît un peu l'Histoire des Peuples et la Nature Humaine, on devine comment cela se finira.
IL faut dès aujourd'hui abandonner l'idée inepte et dangereuse d'une croissance sans limite, et bien plutôt, commencer à reprendre les richesses que certains ont accumulées, au détriment d'une population laborieuse soumise au stress de la productivité, à l'angoisse du chômage et de la pauvreté. Ces richesses sont nées de la spoliation des pauvres et des humbles. Elles sont donc illégitimes et portent les stigmates de l'injustice et de l'immoralité.
Les rouages et les résultats mêmes de l'économie moderne et de sa financiarisation mondialisée se font les procureurs impitoyables des seigneurs, des aristocrates, des oligarques aux richesses indues.
Il n'y a pas d'aristocratie ou d'oligarchie innocente.
J'ai évoqué ci-dessus les besoins et prétentions légitimes des Pays pauvres et émergents, la nécessité d'un partage négocié des ressources, ou les risques de guerre. La guerre cela signifierait une 3ème guerre mondiale avec ses malheurs et ses morts. Ce serait la pire des catastrophes sans équivalent dans l'histoire du monde. Pour bien signifier aux Hommes ce qu'est une catastrophe, une guerre, un régime violent et dictatorial, les historiens, les sociologues, les économistes , les politiques ont , pour des raisons diverses, toujours su compter les morts causés par ces drames. Un seul régime n'a jamais été soupçonné de provoquer des morts : c'est celui du capitalisme, financiarisé ou non ….La crise de 29 ? Rien. La crise de 2007 ? Rien. L'amiante ? Un peu. Pourtant, si on cherchait bien, si les journalistes d'investigation si prompts à fouiller dans les alcôves, s'en donnaient la peine , en allant voir dans les taudis insalubres, les bidonvilles, les cabanes dans les bois , dans les rues , sur les trottoirs, sous des cartons, dans des voitures, des vieilles caravanes, parmi toutes ces misères éparses, disséminées, ces victimes de maladies non soignées, etc…,n'auraient-ils pas là, de quoi établir un décompte saisissant de morts, vrai réquisitoire cinglant apte à rabaisser la morgue de tous ces bellâtres financiers, banquiers, spéculateurs et de tous leurs valets zélés si bien rémunérés, et très décorés ? Redisons :
Il n'y a pas d'aristocratie ou d'oligarchie innocente.
Un livre à lire : "Pour éviter le krach ultime" de Pierre Larrouturou.
Préface de Stéphane Hessel. Ed. Nova éditions.
vendredi 22 juin 2012
L'Europe ?...En panne !!!...
Les premiers constructeurs de l'Europe, au sortir de la guerre de 39-45, ont voulu inspirer aux Etats Européens et à leurs populations un nouvel idéal de paix , de coopération, d'amicale compréhension mutuelle en les amenant à cogérer ce qui , à l'époque, constituait le fondement inéluctable de la puissance industrielle et militaire, le charbon et l'acier. La CECA fut une grande et première réussite européenne pour la paix entre Nations-sœurs partageant la même culture. Les rapprochements humains des peuples qui en ont résulté, favorisés par la croissance économique et les meilleures conditions d'existence, les congés payés par exemple, devenus la règle dans tous ces pays voisins, encouragés, de plus, par des voyages faciles, ont largement contribué à l'entente amicale des peuples européens entre eux, à leur meilleure connaissance réciproque.
Ce fut une belle période pleine de promesses où les côtoiements et mélanges estivaux ou professionnels des populations provoquaient compréhension , sympathie et même souvent amitiés entre personnes et familles de nationalités différentes.
Il convient, néanmoins, de modérer cette optimiste satisfaction, car , si les aménagements politiques, financiers et monétaires qui ont suivi durant un demi-siècle, furent pensés et réalisés pour un fonctionnement de l'Europe, souple et acceptable pour tous, il y eut un oubli impardonnable qu'on n'a pas encore fini de combler et de payer : c'est celui de la formation et de l'éducation du "citoyen européen". Cette lacune originelle nous saute aux yeux aujourd'hui, en voyant surgir partout, dans chaque pays, aggravés par l'égoïsme congénital de l'ultra-libéralisme qui a perverti les esprits, des mouvements sociaux ou politiques lorgnant jalousement ou dédaigneusement sur les réussites ou les mécomptes des pays voisins, alimentant ainsi de dangereux et hostiles mécontentements.
La deuxième carence grave de cette édification imparfaite, fut de créer une monnaie commune, l'Euro, sans attribuer à la BCE les moyens statutaires de piloter sa valeur par rapport au Dollar, et d'aider autant qu'il serait nécessaire les besoins d'investissement des pays, et corriger ainsi, leur niveau de chômage, par un souci de veille économique globale en liaison avec les banques centrales de chaque Pays. Cette carence ne pouvait que provoquer des disparités vives et dangereuses, sachant que chaque Pays, dès la création de l'Euro, se voyait interdite, de facto, toute dévaluation compétitive, qui constituait auparavant la correction ultime d'un trop fort dérapage économique par rapport aux Pays voisins. Sans aide de la BCE, les Pays en difficulté se voyaient en outre défavorisés par la règle, incohérente et malvenue dans cette situation, de "concurrence non faussée".
Enfin, à cette Europe balbutiante mais enthousiasmante, il reste encore bien d'autres gros problèmes à résoudre pour en faire une entité globale solide que beaucoup souhaitent voir se réaliser. Listons- en les plus criants :
· L'harmonisation du système de protection sociale.
· Celle du système fiscal des personnes et des entreprises.
· Un système électoral démocratique pour le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif de l'Europe.
· Création d'un impôt et d'un budget européen avec ses lignes de crédit pour le fonctionnement et l'investissement bien identifiées.
On est loin encore de l'Europe idéalement achevée, apte à fonctionner harmonieusement dans une paix sereine et solidaire. Cet immense projet semble avoir perdu la magie de donner naissance aux grandes personnalités dignes de le faire s'épanouir. Il n'a connu depuis 15 ans que des couples de chefs d'Etats Franco-Allemands n'ayant rien hérité de leurs fameux précurseurs visionnaires et constructeurs qui les ont précédés. Les couples successeurs ont plutôt montré depuis 15 ans, leur soin à se recroqueviller sur des soucis d'épiciers gérant leur boutique au jour le jour, petitement et sans vision, visant uniquement le renouvellement tranquille de leur mandat national…Alors ?...L'Europe ? Les "marchés", les spéculateurs s'en occuperont….Plus forts que les politiques démocratiquement élus, les "marchés" s'emploient à reprendre au peuple, toute sa protection sociale, si bien, si complètement, et si patiemment construite au fil du dernier siècle. D'ailleurs son grignotage a déjà commencé, orchestré par le couple Merkozy, depuis la crise mondiale généreusement essaimée sur le monde par les USA en 2OO7.( subprimes et ses conséquences).
Il serait temps que des voix fortes interpellent nos Timoniers importants Européens et clament que le peuple exige une Europe unie, fraternelle, solidaire, également prospère dans toutes ses parties, Grèce, Espagne, Portugal, Italie, Irlande, ETC…comme la France et l'Allemagne, assurant un avenir décent et exaltant pour tous et pas uniquement doré et protégé pour quelques privilégiés, familles de banquiers, de spéculateurs, de traders ou de PDG aux salaires indécents. Ces voix fortes doivent crier qu'il y a danger et que la seule perspective de rigueurs nouvelles ajoutées à la rigueur, ne peut que précipiter le peuple au désespoir, à la révolte, et l'Europe inachevée au délitement , perdue dans des rancoeurs de revanches malsaines et guerrières.
Où est le nouveau couple Franco-Allemand,timonier visionnaire, courageux, et constructeur dont l'Europe a un besoin urgent aujourd'hui ?
dimanche 3 juin 2012
Que veut Angela Merkel ?
Il est impossible qu' Angela Merkel ne puisse constater l'inanité de l'application de la règle d'or budgétaire aux pays du sud Européen après les cures répétitives d'austérité que Bruxelles et FMI réunis imposent depuis deux ans. Veut-elle asseoir pour toujours la suprématie Allemande sur l'Europe entière? A-t-elle en projet la reconstitution du grand Reich? Envisage-t-elle de ne plus considérer l'Europe du sud qu'en zone exclusivement réservée pour l'écoulement de ses productions industrielles et économiques de toutes natures ? Son obstination exagérée à faire plier les Européens à sa seule volonté, nous conduisent inévitablement à ces hypothèses extrêmes.
Il est clair, depuis longtemps que la solution pour l'Europe réside aujourd'hui dans un saut fédéral important par une mission nouvelle à confier à la BCE. Rappelons-nous, il y a de cela quelques mois : Le gouverneur de Californie abandonnait son mandat et laissait cet Etat croulant sous une dette abyssale. A ce moment, le gouvernement de Washington a-t-il menacé l'Etat de Californie de le sortir de la Zone Dollar ? Non, la banque fédérale est intervenue, a fait ce qu'il fallait, et les choses sont rentrées dans un ordre convenable pour tous, et surtout pour l'Amérique.
Si Angela Merkel persiste dans son intransigeance semant le chômage, la misère et les souffrances sur les Européens du sud, l'Allemagne ne pourra qu'en subir des contrecoups économiques et politiques préjudiciables pour elle-même. L'évidence est qu'aujourd'hui, les destins de tous les Pays Européens sont liés, et ce qui ferait le malheur des uns ferait obligatoirement le malheur de tous.
Qu'un Pays, aussi puissant soit-il, veuille amener à résipiscence un ou plusieurs autres Pays en Europe est une vue de l'esprit, un délire dominateur qui ne conduiraient qu'au désastre. Qu'un Pays, persiste à imaginer asseoir sa puissance sur la faiblesse des autres n'est que folie menant aux pires calamités du siècle passé.
Les pères de l'Europe, au sortir de la guerre, ont senti et voulu cette impérieuse nécessité de fondre ce continent en un bloc homogène et solidaire, en créant la CECA. Ce charbon et cet acier qui autrefois n'étaient que sources de rivalités guerrières devenaient grâce à cet organisme communautaire, des matières premières gérées et réparties solidairement .
Aujourd'hui, on n'a pas le choix. L'Europe et la paix se construiront à partir de nos Etats Nations, tous interdépendants et décidés à constituer un ensemble équilibré, solidaire, homogène et prospère dans toutes ses parties, capable ainsi de projeter son génie et sa culture millénaire sur le monde.
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