Il est temps que le peupledans sa grande masse, retrouve sa dignité en ouvrant les yeux, et comprenne et voie que le seul pouvoir est détenu par la finance, qui, par le relais de toutes sortes d'associations et groupements, dont le plus connu est le MEDEF, impose à tous les pouvoirs politiques, une véritable allégeance, lui permettant ainsi de faire prospérer ses affaires, ses richesses,ses flots d'argent, ses patrimoines en France et dans le monde.
Le pouvoir politique n'est, pour la finance, qu'un serviteur, soumis, apte à maintenir pour elle, tous les services et les infrastructures nécessaires au bon déploiement de ses activités, y compris la confection des règles et des lois utiles à sa prospérité. La finance confère aussi au Politique la mission humanitaire, maintenant les travailleurs sous une couverture de sécurité "sociale" la plus limitée possible, la moins coûteuse, mais suffisante pour éviter les soubresauts ou révoltes toujours préjudiciables aux affaires. Là encore, le Politique s'est vu confier, dans le cadre de ses missions de services, ceux de police et de justice, capables de réprimer efficacement et durement s'il le faut, tout mouvement de désordre ou de réclamations turbulentes néfastes aux affaires.
Dans sa mission humanitaire, le Politique doit maintenir l'espoir des travailleurs, mais aussi leur inculquer l'idée que les stratagèmes de la finance pour améliorer ses résultats, sont irremplaçables, normaux, indépassables, comme la mondialisation, les délocalisations, ou la baisse des salaires, la compétitivité contre les pauvres du tires-monde, la baisse des retraites, et l'augmentation des années de leur cotisation. On a déjà réussi à ancrer dans les esprits des gens que l'entreprise créait des emplois, mais sans dire que ce sont les travailleurs qui créent les richesses et les financiers qui en profitent.
On voit aussi, pérodiquement les financiers exiger des politiques qu'ils réduisent le coût de leurs missions humanitaires afin d'en reverser les sommes épargnées sous forme d'aides aux entreprises, en crédits d'impôts ou diminutions de leurs cotisations sociales, toutes gentillesses venant s'ajouter aux optimisations fiscales légales, afin d'améliorer les retours sur investissements des financiers-actionnaires.Tout cela s'entend pour une politique de services consciencieusement complets.
La finance....Cette chose sans nom, sans visage, "comme il disait", est bien le seul vrai pouvoir, tout puissant, maître du monde, se déplaçant librement partout, elle et ses montagnes d'argent, spéculant au détriment de tous les faibles, provoquant par ses manipulations, pauvreté et misère par-ci, disette et famine par-là.
La contrepartie de ses richesses obscènes s'observe par l'incontestable creusement des inégalités dans le Pays. La finance a perverti la devise de la République, l'égalité et la fraternité ne sont plus que billevesées pour naïfs et imbéciles. Les dègâts faits par les financiers et leurs serviteurs politiques complaisants sont d'une telle ampleur et d'une telle profondeur dans la société, que les coupables et responsables devront en répondre, un jour, devant le tribunal électoral du peuple.
Le bonheur est sain. Il est une aspiration normale de l'Homme. Mais celui qui le gagne sur le malheur des faibles, est un scélérat qui doit être puni.
livres à lire:
- Le capital au 21ème siècle. De Thomas Piketty. Ed. Le Seuil
- La violence des riches De Pinçon-Charlot. Ed. La Découverte.
lundi 16 septembre 2013
samedi 17 août 2013
Dans la Grande Histoire de la République.
S/titre: Courage et Volonté.
Depuis la crise de 2008, cinq années durant, les gouvernements et la presse, TV et radio comprises, renforcées par leurs ineffables spécialistes économistes, nous ont répété à satiété que, contrairement à l'Allemagne qui bénéficie d'un confortable excédent commercial, la France ne maintenait à flot son économie et sa très faible croissance, que par sa consommation intérieure. Ce constat fait et porté au niveau d'une règle biblique, voyons les décisions qui ont été adoptées ou confirmées par le gouvernement Français de Gauche et très fortement incitées par Bruxelles et Mme Merkel :
1- Rigueur et austérité gudgétaire des gouvernements successifs imposant économies draconiennes sur les dépenses de services publics, c.à.d. sur les salaires des fonctinnaires, des employés des collectivités locales et des infrastructures.
2- Renforcement de la compétitivité des entreprises privées ou publiques par la baisse des salaires et le reforcement de la productivité, afin de réduire la masse salariale.
3- Développement d'un capitalisme financier prédateur, cupide, apatride, préférant investir dans des délocalisations d'entreprises, plutôt que dans l'innovation, détruisant ainsi 750.000 emplois industriels et générant un flux continu de chômeurs.
4- Gel des augmentations des retraites et du SMIC.
5- Augmentation des taux d'emprunts d'Etat, exigés par les "marchés", si le rythme des économies budgétaires de l'Etat ne reçoit pas le satisfecit des agences de notations.
6- Diminution de toutes les subventions à caractère social ou culturel qui se traduisent, là encore, par des baisses de revenu pour de petits travailleurs locaux.
7- Augmentation des impôts par gel de la réévaluation des tranches d'imposition selon l'érosion monétaire.
8- Augmentation de la TVA.
9- Suppression ou diminution de niches fiscales qui profitaien à des travailleurs frès modestes, et limitaient le tavail au noir, comme la réduction des charges sur les CESU.(Chèques Emploi-Service).
En résumé, on constate que les gouvernements successifs, y compris, hélas, celui de F.Hollande pour 2012-2013, se sont ingéniés à prendre des mesures à contre sens de cette nbécessité de croissance par la consommation, en faisant croître le chômage, et diminuer les salaires des travailleurs modestes qui dépensent la totalité de leurs revenus dans la consommation courante. En revanche, on a appris ces dernières semaines que les revenus des très hauts salaires avaient bénéficié d'une augmentation de 24% entre 2011 et 2012. Or, ces privilégiés épargnent une très grande partie de leurs revenus, les mettant à disposition de manoeuvres spéculatives, mais n'allant jamais doper leur consommation, qui pour eux ne varie jamais et reste à un niveau royalement obscène.
L'avenir n'est pas plus prometteur : on voit déjà se profiler de mauvaises surprises sur la réforme des retraites, la préparation du prochain budget, l'équilibre des comptes sociaux, qui ne comporteront certainement pas des ressources nouvelles dédiées à la consommation des ménages populaires.
Toutes ces remarques nous amènent à penser que le présent gouvernement n'a jamais pris la mesure des changements à opérer. Il y avait d'urgentes et profondes réformes à décider sur la correction volontaire et courageuse des inégalités, qui n'ont cessé de se creuser. Les inégalités sxistantes, choquantes et récurrentes ne tendent qu'à prouver par leur permanence, la connivence de l'Etat pour ce système inégalitaire injuste, dont les couches populaires et moyennes du peuple sont les éternelles victimes.
Tant que la République nous offrira le spectacle de voleurs de pommes emprisonnés, mais de riches coupables de fraudes et d'évasion fiscale, adulés, admirés, distingués, respectés et même souvent, décorés de la légion d'honneur, alors on pourra craindre, ou même bientôt espérer, qu'une saine révolte vienne enfin balayer ce système sans justice, sans honneur et sans respect des Hommes et des Familles. Les faibles paient toujours par leur misère, les fraudes et les excès des puissants. Ceux-ci doivent être pénalement et plus sévèrement punis que les voleurs de pommes affamés, car ils provoquent le délitement de la société, et la négation de toute citoyenneté.
Il semble important, ici, de signaler deux réformes essentielles que le présent gouvernement auraient dû avoir le courage d'entreprendre et réaliser en urgence et priorité :
1- La réforme fiscale radicale imaginée par Thomas Piketty avec ses co-auteurs Faez et Landais, dans leur livre " Pour une révolution fiscale ".
2- La réduction du temps de travail qui deviendra obligatoire un jour, telle qu'entrevue dans le livre de P.Larrouturou et M.Rocard "La gauche n'a plus le droit à l'erreur".Il n'y aura pas de diminution sensible du chômage sans cette réforme.
Mais, pour cela, il eût fallu des Responsables habités par le Courage et la Volonté d'oser s'inscrire....Dans le Grande Histoire de le République.
Depuis la crise de 2008, cinq années durant, les gouvernements et la presse, TV et radio comprises, renforcées par leurs ineffables spécialistes économistes, nous ont répété à satiété que, contrairement à l'Allemagne qui bénéficie d'un confortable excédent commercial, la France ne maintenait à flot son économie et sa très faible croissance, que par sa consommation intérieure. Ce constat fait et porté au niveau d'une règle biblique, voyons les décisions qui ont été adoptées ou confirmées par le gouvernement Français de Gauche et très fortement incitées par Bruxelles et Mme Merkel :
1- Rigueur et austérité gudgétaire des gouvernements successifs imposant économies draconiennes sur les dépenses de services publics, c.à.d. sur les salaires des fonctinnaires, des employés des collectivités locales et des infrastructures.
2- Renforcement de la compétitivité des entreprises privées ou publiques par la baisse des salaires et le reforcement de la productivité, afin de réduire la masse salariale.
3- Développement d'un capitalisme financier prédateur, cupide, apatride, préférant investir dans des délocalisations d'entreprises, plutôt que dans l'innovation, détruisant ainsi 750.000 emplois industriels et générant un flux continu de chômeurs.
4- Gel des augmentations des retraites et du SMIC.
5- Augmentation des taux d'emprunts d'Etat, exigés par les "marchés", si le rythme des économies budgétaires de l'Etat ne reçoit pas le satisfecit des agences de notations.
6- Diminution de toutes les subventions à caractère social ou culturel qui se traduisent, là encore, par des baisses de revenu pour de petits travailleurs locaux.
7- Augmentation des impôts par gel de la réévaluation des tranches d'imposition selon l'érosion monétaire.
8- Augmentation de la TVA.
9- Suppression ou diminution de niches fiscales qui profitaien à des travailleurs frès modestes, et limitaient le tavail au noir, comme la réduction des charges sur les CESU.(Chèques Emploi-Service).
En résumé, on constate que les gouvernements successifs, y compris, hélas, celui de F.Hollande pour 2012-2013, se sont ingéniés à prendre des mesures à contre sens de cette nbécessité de croissance par la consommation, en faisant croître le chômage, et diminuer les salaires des travailleurs modestes qui dépensent la totalité de leurs revenus dans la consommation courante. En revanche, on a appris ces dernières semaines que les revenus des très hauts salaires avaient bénéficié d'une augmentation de 24% entre 2011 et 2012. Or, ces privilégiés épargnent une très grande partie de leurs revenus, les mettant à disposition de manoeuvres spéculatives, mais n'allant jamais doper leur consommation, qui pour eux ne varie jamais et reste à un niveau royalement obscène.
L'avenir n'est pas plus prometteur : on voit déjà se profiler de mauvaises surprises sur la réforme des retraites, la préparation du prochain budget, l'équilibre des comptes sociaux, qui ne comporteront certainement pas des ressources nouvelles dédiées à la consommation des ménages populaires.
Toutes ces remarques nous amènent à penser que le présent gouvernement n'a jamais pris la mesure des changements à opérer. Il y avait d'urgentes et profondes réformes à décider sur la correction volontaire et courageuse des inégalités, qui n'ont cessé de se creuser. Les inégalités sxistantes, choquantes et récurrentes ne tendent qu'à prouver par leur permanence, la connivence de l'Etat pour ce système inégalitaire injuste, dont les couches populaires et moyennes du peuple sont les éternelles victimes.
Tant que la République nous offrira le spectacle de voleurs de pommes emprisonnés, mais de riches coupables de fraudes et d'évasion fiscale, adulés, admirés, distingués, respectés et même souvent, décorés de la légion d'honneur, alors on pourra craindre, ou même bientôt espérer, qu'une saine révolte vienne enfin balayer ce système sans justice, sans honneur et sans respect des Hommes et des Familles. Les faibles paient toujours par leur misère, les fraudes et les excès des puissants. Ceux-ci doivent être pénalement et plus sévèrement punis que les voleurs de pommes affamés, car ils provoquent le délitement de la société, et la négation de toute citoyenneté.
Il semble important, ici, de signaler deux réformes essentielles que le présent gouvernement auraient dû avoir le courage d'entreprendre et réaliser en urgence et priorité :
1- La réforme fiscale radicale imaginée par Thomas Piketty avec ses co-auteurs Faez et Landais, dans leur livre " Pour une révolution fiscale ".
2- La réduction du temps de travail qui deviendra obligatoire un jour, telle qu'entrevue dans le livre de P.Larrouturou et M.Rocard "La gauche n'a plus le droit à l'erreur".Il n'y aura pas de diminution sensible du chômage sans cette réforme.
Mais, pour cela, il eût fallu des Responsables habités par le Courage et la Volonté d'oser s'inscrire....Dans le Grande Histoire de le République.
samedi 27 juillet 2013
Le hold-up du siècle.
La part des salaires dans le P.I.B. n'a cessé de diminuer entre 1980 et 2010, jusqu'à atteindre -10%, selon l'OCDE(15). En cumulé ce sont 150% du PIB total de ces 15 Pays de l'OCDE ( environ 40.000 milliards de dollars pris sur les salaires), qui sont allés grossir les masses de capitaux voyageurs à vocation exclusivement spéculative qui vont eux-mêmes, à leur tour, se nourrir de revenus ou dividendes pris sur la part des salaires de ceux qui produisent les vraies richesses. Voilà le hold-up. (Voir livre de P. Larrouturou et M.Rocard).
Pour la France, on peut considérer qu'elle se situe dans la moyenne de ces 15 Pays, la proportion reste donc valable, et c'est pour elle un total de 3000 milliards d' Euros environ ( 150% de son PIB), qui ont fait défaut à ses salariés sur ces 30 ans, ou, en moyenne, 100 milliards d'Euros/an, qui auraient dû aller nourrir l'économie réelle par la consommation.
Au contraire, ces 3000 milliards d'Euros, subtilisés par la Finance, ont servi à la financiarisation de l'économie. Les capitaux se sont nourris exagérément de revenus et dividendes pris sur les salaires, et, afin d'assurer leurs meilleurs "retours sur investissement", n'ont pas hésité à mettre en péril l'existence même de nombreuses entreprises. Ainsi, bas salaires, délocalisations, désindustrialisation et chômage produiront stagnation , puis récession, et enfin, augmenteront encore déficits et dette de la France.
Voilà, la boucle est bouclée et chaque fonds financier ainsi renforcé ou créé sera prêt à pomper éternellement de nouveaux capitaux par le biais des intérêts exigés de l'Etat sur l'achat de ses obligations, émises pour combler ses déficits mais en augmentant sa dette.
C'est le mouvement perpétuel : système sans fin qui montre qu'aucune grande fortune n'est vraiment innocente d'un enrichissement sans cause, voire de détournement et accaparement de richesses. C'est dans ces montagnes d'Euros volés que le gouvernement de gauche aurait dû immédiatement, dès 2012, récupérer les 50 ou 60 milliards annuels nécessaires au redressement de ses comptes, au lieu de se soumettre à l'injonction de Mme Merkel et des agences de notation, instruments dociles, complices des "Marchés", qui exigeaient rigueur et austérité.
On pouvait penser par la teneur du discours du Bourget que le gouvernement Hollande saurait se libérer de la dictature de la Finance et aurait à cœur de récupérer les sommes d'Euros détournés, trouvant ainsi, la solution à ce grave problème de dette et de déficits. Hélas, on observe, au contraire, que le "social-néolibéralisme" pratiqué, n'est que trahison du peuple, insidieusement noyé sous des justifications économico-financières fumeuses d'une élite technocratique acquise aux intérêts des grandes fortunes, formant une ploutocratie qui impose ses lois et ses règles, aux autorités politiques démocratiquement élues.
Le temps passe, rien ne change. Les inégalités se creusent, la démocratie s'essouffle, et la République se meurt.
N'est pas Roosevelt qui veut…Il y manque volonté, courage, et cohérence…
Pour la France, on peut considérer qu'elle se situe dans la moyenne de ces 15 Pays, la proportion reste donc valable, et c'est pour elle un total de 3000 milliards d' Euros environ ( 150% de son PIB), qui ont fait défaut à ses salariés sur ces 30 ans, ou, en moyenne, 100 milliards d'Euros/an, qui auraient dû aller nourrir l'économie réelle par la consommation.
Au contraire, ces 3000 milliards d'Euros, subtilisés par la Finance, ont servi à la financiarisation de l'économie. Les capitaux se sont nourris exagérément de revenus et dividendes pris sur les salaires, et, afin d'assurer leurs meilleurs "retours sur investissement", n'ont pas hésité à mettre en péril l'existence même de nombreuses entreprises. Ainsi, bas salaires, délocalisations, désindustrialisation et chômage produiront stagnation , puis récession, et enfin, augmenteront encore déficits et dette de la France.
Voilà, la boucle est bouclée et chaque fonds financier ainsi renforcé ou créé sera prêt à pomper éternellement de nouveaux capitaux par le biais des intérêts exigés de l'Etat sur l'achat de ses obligations, émises pour combler ses déficits mais en augmentant sa dette.
C'est le mouvement perpétuel : système sans fin qui montre qu'aucune grande fortune n'est vraiment innocente d'un enrichissement sans cause, voire de détournement et accaparement de richesses. C'est dans ces montagnes d'Euros volés que le gouvernement de gauche aurait dû immédiatement, dès 2012, récupérer les 50 ou 60 milliards annuels nécessaires au redressement de ses comptes, au lieu de se soumettre à l'injonction de Mme Merkel et des agences de notation, instruments dociles, complices des "Marchés", qui exigeaient rigueur et austérité.
On pouvait penser par la teneur du discours du Bourget que le gouvernement Hollande saurait se libérer de la dictature de la Finance et aurait à cœur de récupérer les sommes d'Euros détournés, trouvant ainsi, la solution à ce grave problème de dette et de déficits. Hélas, on observe, au contraire, que le "social-néolibéralisme" pratiqué, n'est que trahison du peuple, insidieusement noyé sous des justifications économico-financières fumeuses d'une élite technocratique acquise aux intérêts des grandes fortunes, formant une ploutocratie qui impose ses lois et ses règles, aux autorités politiques démocratiquement élues.
Le temps passe, rien ne change. Les inégalités se creusent, la démocratie s'essouffle, et la République se meurt.
N'est pas Roosevelt qui veut…Il y manque volonté, courage, et cohérence…
jeudi 20 juin 2013
Nos Valeurs sacrifiées à leur Modernité.
Tout est fait pour que notre Société devienne une copie conforme de la Société Américaine: Tout ce qui vient de là-bas est beau et doit être imité. La Modernité ne peut venir que des Usa. Quoi de plus moderne, en effet, et de plus dynamisant que le chacun pour soi et le tous contre tous, que les communicants ont appelé "libre-échange".
Cependant, ce libre-échange mondialisé, dérégulé, n'a pas engendré pour tout le monde, les bénéfiques bienfaits promis, mais tout au contraire, la main-mise de la finance sur tous les états du monde et sur toutes les sociétés humaines, à la seule fin de son enrichissement personnel sans limites. La crise mondiale provoquée par les excès fous de cette finance a provoqué en Europe une vague d'austérité qui dure depuis quatre ans, et durera encore longtemps, conduisant chaque individu, chaque chômeur, chaque famille à se refermer sur soi, à rechercher pour soi-même la solution de survie du jour, le lendemain étant devenu échéance lointaine. Ce repli, devenu nouveau genre de vie, ne laisse plus de place à aucune solidarité, à aucune réflexion sur un avenir pensé, l'intelligence s'éteint devant l'urgence, on ne pense qu'à soi, à maintenant, l'immédiateté interdit tout projet. L'idée même de solidarité n'existe plus. La finance inhumaine tue l'humanisme en chaque individu victime.
Cet accablement, cette torpeur où se noie le peuple travailleur sont la conséquence de ce libre-échange globalisé, sans loi, sans règle, sans mesure de réciprocité ni fiscale, ni sociale, où nous a entraîné la surpuissante pseudo-culture sociale américaine qui ne respecte que l'argent et ne reconnaît, comme horizon, que l'accroissement des richesses d'une oligarchie mondialisée. Si cette culture devient la nôtre, alors il nous faudra changer la devise et les valeurs de notre République. La France se sera habituée à l'individualisme, son peuple acceptera comme naturelles les plus choquantes inégalités, et l'organisation de ses villes en ghettos, de riches ou de pauvres, de jeunes ou de vieux, de diplômés ou d'analphabètes, de maîtres ou d'esclaves; et dans ce monde nouveau, ce qu'il restera d'intellectuels, y chanteront les louanges des dieux Reagan, Thatcher, Bush et Merkel, qui nous ont apporté si généreusement la Lumière de la Modernité. Ils y ajouteront quelques cantiques de victoire retraçant la destruction de tous les syndicats ouvriers, la cession des services publics aux intérêts privés, l'abolition de toutes les allocations, aides, secours, retraites, qui n'étaient qu'encouragements au vices du "far-niente" ou de la paresse.
Un monde nouveau naît. La démocratie meurt. L'Etat, les politiques, soumis, cachent leur connivence avec l'oligarchie triomphante sous des discours sans vision de petits comptables déroulant leurs ennuyeux bordereaux budgétaires noircis de petits chiffres, que des media serviles appellent "la réalité", sans se soucier de celle des pauvres gens.
Si les Politiques et, en particulier le Président, ne sont plus capables de parler directement au peuple, alors, c'est le Peuple lui-même qui se lèvera et trouvera dans ses rangs, les grandes voix d'autrefois, celles qui soulevaient la foi, l'enthousiasme, l'élan salvateur, celles qui parlaient de Progrès et de Rêves : les voix des géants de 89.
Cependant, ce libre-échange mondialisé, dérégulé, n'a pas engendré pour tout le monde, les bénéfiques bienfaits promis, mais tout au contraire, la main-mise de la finance sur tous les états du monde et sur toutes les sociétés humaines, à la seule fin de son enrichissement personnel sans limites. La crise mondiale provoquée par les excès fous de cette finance a provoqué en Europe une vague d'austérité qui dure depuis quatre ans, et durera encore longtemps, conduisant chaque individu, chaque chômeur, chaque famille à se refermer sur soi, à rechercher pour soi-même la solution de survie du jour, le lendemain étant devenu échéance lointaine. Ce repli, devenu nouveau genre de vie, ne laisse plus de place à aucune solidarité, à aucune réflexion sur un avenir pensé, l'intelligence s'éteint devant l'urgence, on ne pense qu'à soi, à maintenant, l'immédiateté interdit tout projet. L'idée même de solidarité n'existe plus. La finance inhumaine tue l'humanisme en chaque individu victime.
Cet accablement, cette torpeur où se noie le peuple travailleur sont la conséquence de ce libre-échange globalisé, sans loi, sans règle, sans mesure de réciprocité ni fiscale, ni sociale, où nous a entraîné la surpuissante pseudo-culture sociale américaine qui ne respecte que l'argent et ne reconnaît, comme horizon, que l'accroissement des richesses d'une oligarchie mondialisée. Si cette culture devient la nôtre, alors il nous faudra changer la devise et les valeurs de notre République. La France se sera habituée à l'individualisme, son peuple acceptera comme naturelles les plus choquantes inégalités, et l'organisation de ses villes en ghettos, de riches ou de pauvres, de jeunes ou de vieux, de diplômés ou d'analphabètes, de maîtres ou d'esclaves; et dans ce monde nouveau, ce qu'il restera d'intellectuels, y chanteront les louanges des dieux Reagan, Thatcher, Bush et Merkel, qui nous ont apporté si généreusement la Lumière de la Modernité. Ils y ajouteront quelques cantiques de victoire retraçant la destruction de tous les syndicats ouvriers, la cession des services publics aux intérêts privés, l'abolition de toutes les allocations, aides, secours, retraites, qui n'étaient qu'encouragements au vices du "far-niente" ou de la paresse.
Un monde nouveau naît. La démocratie meurt. L'Etat, les politiques, soumis, cachent leur connivence avec l'oligarchie triomphante sous des discours sans vision de petits comptables déroulant leurs ennuyeux bordereaux budgétaires noircis de petits chiffres, que des media serviles appellent "la réalité", sans se soucier de celle des pauvres gens.
Si les Politiques et, en particulier le Président, ne sont plus capables de parler directement au peuple, alors, c'est le Peuple lui-même qui se lèvera et trouvera dans ses rangs, les grandes voix d'autrefois, celles qui soulevaient la foi, l'enthousiasme, l'élan salvateur, celles qui parlaient de Progrès et de Rêves : les voix des géants de 89.
lundi 3 juin 2013
Une Ploutocratie mondiale gouverne
Il n'est pas besoin de se livrer à de savantes analyses politiques et économiques pour faire ce constat : Une Ploutocratie mondiale s'est installée, qui gouverne ou influence dramatiquement les gouvernements en place de tous les Pays, qu'ils soient de droite, ou de gauche. Cette dérive s'est mise en place depuis les attaques idéologiques de Reagan, Thatcher, et Bush, en imposant au monde un libre-échange absolu sans régulation aucune, sans protections nationales, sans réciprocité sociale ou fiscale, alliant à la fois la liberté totale de circulation des marchandises et des capitaux, ainsi que les organes centraux de surveillance et rétorsion nécessaires pour en assurer le respect le plus strict, tels que l'OMC, l'OCDE, voire l'ONU, et les fameux G7, G8, G20 etc. qui se réunissent dès qu'il le faut, tant qu'il le faut, pour veiller à la bonne fortune des gros intérêts ploutocrates présents partout sur la planète, et indispensables pour huiler financièrement les rouages politiques des Eminences Nationales.
On doit se souvenir de la réponse cynique du "visiteur du soir" Alain Minc lors d'une interview reproduite par le N.O. du 09/06/2011, disant :"… les surcontraintes macroéconomiques sont impératives, elles ne laissent à la démocratie qu'une infime marge de manœuvre…." On ne peut mieux dire, pour exprimer que les intérêts des ploutocrates et ceux des travailleurs des classes populaires et moyennes sont antagonistes, et que la démocratie est l'ennemie naturelle du néolibéralisme libre-échangiste mondialisé, et réciproquement. Aujourd'hui, la démocratie véritable est morte. Elle ne consiste plus qu'à demander au peuple, une fois tous les cinq ans, de venir déposer dans une urne deux bulletins de papier sans influence. L'ordre des choses est établi, et reste immuable.
Ainsi pourront se multiplier, sans écoeurer les appétits des financiers , les pauvres esclaves mortes du Bangladesh, les chômeurs et les pauvres d'Europe du sud ou même d'Allemagne. La Ploutocratie n'est pas sensible à l'écoeurement. Elle a le cœur solide, et la main ferme.
On doit se souvenir de la réponse cynique du "visiteur du soir" Alain Minc lors d'une interview reproduite par le N.O. du 09/06/2011, disant :"… les surcontraintes macroéconomiques sont impératives, elles ne laissent à la démocratie qu'une infime marge de manœuvre…." On ne peut mieux dire, pour exprimer que les intérêts des ploutocrates et ceux des travailleurs des classes populaires et moyennes sont antagonistes, et que la démocratie est l'ennemie naturelle du néolibéralisme libre-échangiste mondialisé, et réciproquement. Aujourd'hui, la démocratie véritable est morte. Elle ne consiste plus qu'à demander au peuple, une fois tous les cinq ans, de venir déposer dans une urne deux bulletins de papier sans influence. L'ordre des choses est établi, et reste immuable.
Ainsi pourront se multiplier, sans écoeurer les appétits des financiers , les pauvres esclaves mortes du Bangladesh, les chômeurs et les pauvres d'Europe du sud ou même d'Allemagne. La Ploutocratie n'est pas sensible à l'écoeurement. Elle a le cœur solide, et la main ferme.
vendredi 17 mai 2013
Eléments de langage et Hypocrisie
Les Politiques et les journalistes aiment bien mener des confrontations stériles. Cela les ravit et aide à passer le temps, les rappelle au bon souvenir des auditeurs et lecteurs, mais sans que cela n'amène le moindre progrès à la situation de ces derniers. Exemples:
Ils ont chicané durant des semaines si ce n'est des mois sur le qualificatif le plus approprié à adjoindre à la politique du gouvernement. Etait-ce de la rigueur ou de l'austérité ? Ils n'ont pas eu idée d'interroger les travailleurs salariés Français sur ce point , et c'est dommage car la majorité de ceux-ci leur auraient répondu que cette chicane ne les intéressait pas du tout et que seul comptait pour eux le résultat déplorable de cette politique, quel que soit son nom, à savoir : augmentation des impôts, écrasement des services publics, baisse des salaires, des retraites, de la protection sociale, de l'assurance chômage et enfin, l' augmentation du chômage lui-même.
Vint ensuite le temps d'un mot nouveau qui devait susciter tous les espoirs et concrétiser les réformes à venir : La Compétitivité !…Autour de ce vocable, on réunit des assemblées de représentants des salariés et des chefs d'entreprises pour finir par rassembler un semblant d'accord qui se révéla sans surprise, n'être qu'une mystification cachant la promesse, pour les travailleurs, des baisses de salaires, de retraites, de la protection sociale, de l'assurance chômage, et enfin, l'augmentation du chômage lui-même.
Enfin, les Politiques ont fini par sentir qu'il était urgent d'adopter un langage plus élaboré, camouflé, mettant en difficulté l'entendement populaire. Ils ont alors lancé, sur l'injonction des sommités bruxelloises, l'obligation de soumettre les travailleurs à des "réformes structurelles". Idée géniale ! "Réformes structurelles" ! Tout Bruxelles, Madame Merkel et le gouvernement Français, cachés derrière cette formule magique ont manifestement pensé qu'ils étaient tranquilles pour un moment, le temps que ces nigauds de salariés Français comprennent ce que cette formule nouvelle pouvait cacher. Eh bien, ce fut raté. Les travailleurs ont immédiatement compris que cela signifierait, comme d'habitude pour eux, baisse des salaires, des retraites, des couvertures sociales, appauvrissement des services publics et augmentation du chômage.
Ce dernier épisode des "Réformes Structurelles" ne changera rien. Et surtout pas le grand mépris que le pouvoir politique, quel qu'il soit, où qu'il soit, s'habitue à manifester à l'égard des classes populaires et moyennes, en favorisant dans le secteur privé, le maintien des salaires scandaleux des PDG, des traders, leurs bonus, leurs retraites chapeaux, et autres privilèges cachés, ainsi que les bénéfices monstrueux des financiers qui, par leurs spéculations, osent même s'attaquer aux Etats…. Durant ce temps la BCE ne bouge pas, Madame Merkel l'interdit. Celle-ci maintient la saignée de l'Europe du sud, unique thérapie de ce Diafoirus Bruxellois.
Le néolibéralisme financiarisé mondialisé, auquel se sont soumis volontairement tous les pouvoirs politiques en Europe, s'acharne à détruire l'Europe, et par une politique économique et financière sans morale, ce "système" ressuscite des antagonismes nationaux, alors que la tâche primordiale qu'il eût fallu favoriser était l'émergence d'une véritable citoyenneté solidaire Européenne.
La période historique Thatcher-Bush et ce qui en est découlé jusqu'à ce jour, restera marquée d'un voile noir. Demain, seul un sursaut populaire vigoureux et profond, autorisera l'avènement de l'Europe des peuples, lassés de payer par leurs souffrances et leur misère, l'enrichissement des puissants, des financiers, des banquiers, et de leurs serviteurs politiques soumis, inconscients, mais heureux, car épargnés.
Ils ont chicané durant des semaines si ce n'est des mois sur le qualificatif le plus approprié à adjoindre à la politique du gouvernement. Etait-ce de la rigueur ou de l'austérité ? Ils n'ont pas eu idée d'interroger les travailleurs salariés Français sur ce point , et c'est dommage car la majorité de ceux-ci leur auraient répondu que cette chicane ne les intéressait pas du tout et que seul comptait pour eux le résultat déplorable de cette politique, quel que soit son nom, à savoir : augmentation des impôts, écrasement des services publics, baisse des salaires, des retraites, de la protection sociale, de l'assurance chômage et enfin, l' augmentation du chômage lui-même.
Vint ensuite le temps d'un mot nouveau qui devait susciter tous les espoirs et concrétiser les réformes à venir : La Compétitivité !…Autour de ce vocable, on réunit des assemblées de représentants des salariés et des chefs d'entreprises pour finir par rassembler un semblant d'accord qui se révéla sans surprise, n'être qu'une mystification cachant la promesse, pour les travailleurs, des baisses de salaires, de retraites, de la protection sociale, de l'assurance chômage, et enfin, l'augmentation du chômage lui-même.
Enfin, les Politiques ont fini par sentir qu'il était urgent d'adopter un langage plus élaboré, camouflé, mettant en difficulté l'entendement populaire. Ils ont alors lancé, sur l'injonction des sommités bruxelloises, l'obligation de soumettre les travailleurs à des "réformes structurelles". Idée géniale ! "Réformes structurelles" ! Tout Bruxelles, Madame Merkel et le gouvernement Français, cachés derrière cette formule magique ont manifestement pensé qu'ils étaient tranquilles pour un moment, le temps que ces nigauds de salariés Français comprennent ce que cette formule nouvelle pouvait cacher. Eh bien, ce fut raté. Les travailleurs ont immédiatement compris que cela signifierait, comme d'habitude pour eux, baisse des salaires, des retraites, des couvertures sociales, appauvrissement des services publics et augmentation du chômage.
Ce dernier épisode des "Réformes Structurelles" ne changera rien. Et surtout pas le grand mépris que le pouvoir politique, quel qu'il soit, où qu'il soit, s'habitue à manifester à l'égard des classes populaires et moyennes, en favorisant dans le secteur privé, le maintien des salaires scandaleux des PDG, des traders, leurs bonus, leurs retraites chapeaux, et autres privilèges cachés, ainsi que les bénéfices monstrueux des financiers qui, par leurs spéculations, osent même s'attaquer aux Etats…. Durant ce temps la BCE ne bouge pas, Madame Merkel l'interdit. Celle-ci maintient la saignée de l'Europe du sud, unique thérapie de ce Diafoirus Bruxellois.
Le néolibéralisme financiarisé mondialisé, auquel se sont soumis volontairement tous les pouvoirs politiques en Europe, s'acharne à détruire l'Europe, et par une politique économique et financière sans morale, ce "système" ressuscite des antagonismes nationaux, alors que la tâche primordiale qu'il eût fallu favoriser était l'émergence d'une véritable citoyenneté solidaire Européenne.
La période historique Thatcher-Bush et ce qui en est découlé jusqu'à ce jour, restera marquée d'un voile noir. Demain, seul un sursaut populaire vigoureux et profond, autorisera l'avènement de l'Europe des peuples, lassés de payer par leurs souffrances et leur misère, l'enrichissement des puissants, des financiers, des banquiers, et de leurs serviteurs politiques soumis, inconscients, mais heureux, car épargnés.
jeudi 11 avril 2013
Le socialisme?...Quel Socialisme?...
L'idéologie dominante, celle du "capitalisme financiarisé mondialisé", tente de nous convaincre que nous vivons dans une période bénie, dans un monde abouti, où tout est merveilleusement agencé pour le bonheur des Hommes, des Femmes, des Familles et de leurs Enfants. Mais si vous tentez de contredire une telle affirmation en citant quelques injustices ou inégalités criantes, les experts Stars, journalistes-économistes vous tacleront brutalement d'un méprisant : "il y a toujours eu des riches et des pauvres."
Cependant, les personnes de bonne foi reconnaîtront que les inégalités, depuis les trois dernières décennies, battent tous les records d'obscénité. Pour preuve ces quelques chiffres tirés de l'OCDE sur 13 Pays d'Europe, plus les USA et le Japon : la part des salaires sur le PIB a baissé de 10 % entre le début des années 1980 et 2010. En cumulé, sur cette période de trente ans, ce sont 150 % du PIB qui sont allés aux marchés financiers, plutôt qu'aux salariés, aux caisses de sécurité sociale et à l'Etat (impôts), si l'on avait gardé le partage salaires/dividendes des deux décennies précédentes. 150 % du PIB pour les 15 Pays de l'OCDE, c'est plus de 40.000milliards de dollars, qui auraient dû aller aux salariés, et qui ne sont pas allés nourrir l'économie réelle, mais se perdre dans les spéculations financières.( voir livre de M. Rocard et P. Larrouturou ).
Le résultat monstrueux de ce hold-up peut se lire en chiffres également, pour la France :
Les 1% des classes les plus aisées détiennent 25% du patrimoine total.
Les 50% les plus pauvres détiennent 4% du patrimoine total.
Les 1% des classes les plus aisées se partagent 11% du revenu total.
Les 50% les plus pauvres se partagent 27% du revenu total.
Il n'est pas besoin de savante explication supplémentaire pour montrer la dérive inégalitaire injuste que notre Société a subie ces trois dernières décennies et qui ira s'amplifiant encore si rien ne change. De quoi en effet, alimenter toutes les indignations et toutes les révoltes des travailleurs qui subissent rigueurs et austérités qu' imposent des idéologues néolibéraux poussés et stimulés par leurs maîtres des fonds spéculatifs, des banques et leurs salles de marchés, des agences de notation privées, du FMI, de l'OMC.
Ces obscènes inégalités ont pris leur source dans l'étouffement progressif et méthodique de la démocratie par un pouvoir financier qui a réussi à dicter aux Politiques élus par le peuple, les lois et règlements favorables à ses lucratives affaires privées, et obliger l'Etat à livrer aux financiers et au "marché", tous nos services publics.
CE DEPERISSEMENT DE LA DEMOCRATIE A ETE FAVORISE PAR LA DEMISSION COMPLAISANTE DU POLITIQUE DEVANT LA FINANCE, VERITABLE TRAHISON AU MANDAT RECU DU PEUPLE.
C'est durant ces trois dernières décennies que sont apparues les scandaleuses rémunérations des PDG des grands groupes, qui recevaient ainsi, de la part des actionnaires, les salaires de leurs brillantes réussites boursières, arrangées et gérées au détriment des intérêts des travailleurs, de leurs salaires, de leurs emplois, réduits à une simple variable d'ajustement dans les bilans des entreprises.
Fort heureusement le gouvernement Hollande-Ayrault a décidé de limiter ces abus sur les salaires des hauts cadres, mais, ne ratant aucune erreur, il a limité cette décision aux Etablissements publics.!!! Etonné de cette annonce , les travailleurs ont ressenti cette annonce comme une nouvelle reculade devant l'argent : quelle mollesse, quelle faiblesse, quelle méconnaissance du Peuple, quel mépris des salariés qui pensaient depuis l'élection présidentielle, que la période des privilèges était révolue….Ce peuple ne veut connaître que la loi rigoureuse de la démocratie, de la justice et estime au contraire être dans son droit, en exigeant que cette limitation des abus de salaires démentiels accompagnés de cadeaux mirobolants, (retraites chapeaux, stocks-options, et autres privilèges d'oligarques, etc...) doit s'exercer partout, y compris dans le privé.
Autre critique récurrente, à propos du remplacement de Jérôme Cahuzac. Nombreux sont ceux qui ont entendu parler de sa profonde connaissance du code des impôts, et des 500 niches fiscales que celui-ci ménage pour les riches, qui trouvent là, de quoi réaliser de belles "optimisations fiscales", grâce à quelques officines privées prodiguant leurs conseils éclairés en cette matière si mystérieuse et si obscure.
Au poste de ministre du budget, un autre que J.Cahuzac, aurait trouvé l'opportunité de faire une grande révolution fiscale, comme celle décrite dans l'excellente étude faite par Thomas Piquetty et ses amis E.Saez et C.Landais. Cette grande réforme aurait marqué historiquement le passage de la gauche au pouvoir, en donnant à la France une nouvelle règle fiscale progressive, modulable aisément selon les conjonctures économiques, et surtout lisible par tous, et non plus seulement par les spécialistes fortunés de l'optimisation fiscale occulte agrémentée souvent du recours aux paradis fiscaux. Pour ce quinquennat, c'est raté.!!! Et puis pour ce faire, il eût fallu du courage, de la volonté, de l'ambition, de la conviction, bref, toutes qualités absentes, jusqu'ici, dans ce gouvernement.
Enfin, terminons en renvoyant par avance tous les censeurs qui n'ayant pas de temps à perdre, traitent leurs opposants d'ennuyeux incompétents ou carrément de "populistes" !!! C'est la mode…Populiste !!! Voilà une réplique simple à mémoriser et qui ne coûte pas cher en réflexion ou recherche d'idées nouvelles sur la justice, l'égalité, l'équité, mais aussi, la morale. LA MORALE REPUBLICAINE, NI PLUS NI MOINS.!!! Celle qui ménage une démocratie politique, économique et sociale respectueuse des droits et besoins des travailleurs, et des pauvres.
Cependant, les personnes de bonne foi reconnaîtront que les inégalités, depuis les trois dernières décennies, battent tous les records d'obscénité. Pour preuve ces quelques chiffres tirés de l'OCDE sur 13 Pays d'Europe, plus les USA et le Japon : la part des salaires sur le PIB a baissé de 10 % entre le début des années 1980 et 2010. En cumulé, sur cette période de trente ans, ce sont 150 % du PIB qui sont allés aux marchés financiers, plutôt qu'aux salariés, aux caisses de sécurité sociale et à l'Etat (impôts), si l'on avait gardé le partage salaires/dividendes des deux décennies précédentes. 150 % du PIB pour les 15 Pays de l'OCDE, c'est plus de 40.000milliards de dollars, qui auraient dû aller aux salariés, et qui ne sont pas allés nourrir l'économie réelle, mais se perdre dans les spéculations financières.( voir livre de M. Rocard et P. Larrouturou ).
Le résultat monstrueux de ce hold-up peut se lire en chiffres également, pour la France :
Les 1% des classes les plus aisées détiennent 25% du patrimoine total.
Les 50% les plus pauvres détiennent 4% du patrimoine total.
Les 1% des classes les plus aisées se partagent 11% du revenu total.
Les 50% les plus pauvres se partagent 27% du revenu total.
Il n'est pas besoin de savante explication supplémentaire pour montrer la dérive inégalitaire injuste que notre Société a subie ces trois dernières décennies et qui ira s'amplifiant encore si rien ne change. De quoi en effet, alimenter toutes les indignations et toutes les révoltes des travailleurs qui subissent rigueurs et austérités qu' imposent des idéologues néolibéraux poussés et stimulés par leurs maîtres des fonds spéculatifs, des banques et leurs salles de marchés, des agences de notation privées, du FMI, de l'OMC.
Ces obscènes inégalités ont pris leur source dans l'étouffement progressif et méthodique de la démocratie par un pouvoir financier qui a réussi à dicter aux Politiques élus par le peuple, les lois et règlements favorables à ses lucratives affaires privées, et obliger l'Etat à livrer aux financiers et au "marché", tous nos services publics.
CE DEPERISSEMENT DE LA DEMOCRATIE A ETE FAVORISE PAR LA DEMISSION COMPLAISANTE DU POLITIQUE DEVANT LA FINANCE, VERITABLE TRAHISON AU MANDAT RECU DU PEUPLE.
C'est durant ces trois dernières décennies que sont apparues les scandaleuses rémunérations des PDG des grands groupes, qui recevaient ainsi, de la part des actionnaires, les salaires de leurs brillantes réussites boursières, arrangées et gérées au détriment des intérêts des travailleurs, de leurs salaires, de leurs emplois, réduits à une simple variable d'ajustement dans les bilans des entreprises.
Fort heureusement le gouvernement Hollande-Ayrault a décidé de limiter ces abus sur les salaires des hauts cadres, mais, ne ratant aucune erreur, il a limité cette décision aux Etablissements publics.!!! Etonné de cette annonce , les travailleurs ont ressenti cette annonce comme une nouvelle reculade devant l'argent : quelle mollesse, quelle faiblesse, quelle méconnaissance du Peuple, quel mépris des salariés qui pensaient depuis l'élection présidentielle, que la période des privilèges était révolue….Ce peuple ne veut connaître que la loi rigoureuse de la démocratie, de la justice et estime au contraire être dans son droit, en exigeant que cette limitation des abus de salaires démentiels accompagnés de cadeaux mirobolants, (retraites chapeaux, stocks-options, et autres privilèges d'oligarques, etc...) doit s'exercer partout, y compris dans le privé.
Autre critique récurrente, à propos du remplacement de Jérôme Cahuzac. Nombreux sont ceux qui ont entendu parler de sa profonde connaissance du code des impôts, et des 500 niches fiscales que celui-ci ménage pour les riches, qui trouvent là, de quoi réaliser de belles "optimisations fiscales", grâce à quelques officines privées prodiguant leurs conseils éclairés en cette matière si mystérieuse et si obscure.
Au poste de ministre du budget, un autre que J.Cahuzac, aurait trouvé l'opportunité de faire une grande révolution fiscale, comme celle décrite dans l'excellente étude faite par Thomas Piquetty et ses amis E.Saez et C.Landais. Cette grande réforme aurait marqué historiquement le passage de la gauche au pouvoir, en donnant à la France une nouvelle règle fiscale progressive, modulable aisément selon les conjonctures économiques, et surtout lisible par tous, et non plus seulement par les spécialistes fortunés de l'optimisation fiscale occulte agrémentée souvent du recours aux paradis fiscaux. Pour ce quinquennat, c'est raté.!!! Et puis pour ce faire, il eût fallu du courage, de la volonté, de l'ambition, de la conviction, bref, toutes qualités absentes, jusqu'ici, dans ce gouvernement.
Enfin, terminons en renvoyant par avance tous les censeurs qui n'ayant pas de temps à perdre, traitent leurs opposants d'ennuyeux incompétents ou carrément de "populistes" !!! C'est la mode…Populiste !!! Voilà une réplique simple à mémoriser et qui ne coûte pas cher en réflexion ou recherche d'idées nouvelles sur la justice, l'égalité, l'équité, mais aussi, la morale. LA MORALE REPUBLICAINE, NI PLUS NI MOINS.!!! Celle qui ménage une démocratie politique, économique et sociale respectueuse des droits et besoins des travailleurs, et des pauvres.
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