.1... Ici, quelques capitalistes-financiers qui achètent pour quatre sous des centaines et des milliers d'hectares de terres en Afrique, pour y créer une exploitation extensive de monoculture qui aura pour effet de détruire dans une région entière, les cultures vivrières nourrissant des centaines et des milliers de paysans qui auront vite fait de dépenser le pécule misérable obtenu en échange de leur lopin de terre, et qui iront bientôt , forcément, grossir les hordes de miséreux, de chômeurs, de mendiants sans abris, dans les faubourgs des grandes villes.
....Là, dans les ports côtiers ou dans les halles centrales, arrivent par bateaux et camions lourdement chargés, des volumes énormes de produits alimentaires prêts à l'emploi, conditionnés et fabriqués par les grandes entreprises agro-alimentaires occidentales, à un prix bien trop élevé, mais qui doit assurer les retours sur investissement de 15 à 18% exigés par l' investisseur-financier-capitaliste.
D'un bout à l'autre, tout se tient, les financiers veillent et maîtrisent. Ils obtiennent toutes les autorisations des gouvernements. (quelques fois corrompus..??..) Liberté pour les riches, asservissement et esclavage pour tous les autres.
.2... Ailleurs, auprès de grandes banques, dans les salles de marchés, des capitalistes et des traders jonglent avec des sommes gigantesques de Dollars ou d'Euros et élaborent leurs spéculations.
Celles-ci se mènent aussi bien contre des monnaies que contre des Pays, ou bien encore sur des matières premières, fuel, cuivre, etc... et même des matières agricoles. Par exemple, on bloque un temps, des stocks de riz, ou de blé, ou de maïs, le temps de faire monter les cours, et puis, on revend ces stocks petit à petit, au très bon prix. Tant pis, si entre-temps, quelques milliers de personnes et d'enfants dénutris n'auront pas survécu et seront morts de faim.
Et là aussi, pas de responsables, pas de criminels, c'est le "marché", c'est la vie, c'est le système. Et comme diraient Madame Thatcher et Monsieur A. MINC, "il n'y a pas d'alternative". Liberté pour les financiers et asservissement pour tous les autres.
.3... Pour compléter ce triste tableau, voici un troisième jeu de financier-capitaliste : La vente à découvert. Ce jeu se pratique dans les salles de marchés, grâce au marché, pour faire vivre le maché, et créer du capital qui n'est pas destiné à s'investir durablement dans l'économie réelle, celle qui ne sert qu'à nourrir des Humains, ce qui est vil et vulgaire, et qui est moins gratifiant que la spéculation financière savante, que l'on peut exercer de n'importe quel point du monde, bien à l'abri d'un paradis fiscal, où les gains ne subissent ni contrôle, ni ponction fiscale.
La vente à découvert, c'est spéculer à la baisse. C'est vendre ce que vous n'avez pas encore, ce qui à pour fonction de faire baisser le cours de la valeur que vous convoitez. Lorsque le prix de cette valeur a suffisamment baissé, vous en achetez un plein panier. D'abord, cette valeur nouvellement achetée à prix bas ne manquera pas de rebondir, mais vous recevrez en outre, la différence des deux prix. Le haut et le bas.
Ce jeu est un vol. Réservé aux capitalistes qui se sont fait aménager cette possibilité par l'ingéniérie financière très inventive, sous la haute bénédiction des lois et règlements des Etats qui se disent démocratiques. C'est légal . C'est le système. Liberté pour les riches et asservissement pour tous les autres.
G8, G20, BM, BCE, OMC, FMI, AMF, etc...parlent de régulation. Mais quelle régulation , puisque tout fonctionne sans heurts, sans révoltes,....pourquoi changer ?.....
- Comme disait quelqu'un : "Dans toute grande fortune, il y a une part de vol ."
dimanche 14 août 2011
samedi 13 août 2011
La dictature financière tue la démocratie
. La République et les Républicains s'indignent. Ils sont scandalisés de voir tous leurs élus, les uns après les autres courber l'échine devant les spéculateurs de la finance et sacrifier pour elle le pouvoir politique que la Démocratie leur avait confié.
. Il est temps, il est indispensable que les Présidentiables du PS et de la Gauche relèvent le drapeau de la République, l'étendard de la Démocratie, raffermissent leur volonté et durcissent leur langage et leur promesses, en empruntant, s'il le faut, quelques rudesses à J.L. Mélenchon, plutôt que de se laisser imprégner complaisamment des conseils "amicaux" et suffisants de Monsieur Alain Minc. Le Peuple de Gauche y gagnerait beaucoup en visibilité pour son propre avenir et, tout d'abord, pour ses choix électoraux.
. Pour aller à l'essentiel, aujourd'hui, veille des primaires du PS, les candidats doivent clairement dire s'ils sont disposés à se laisser imposer, une fois élus en 2012, leurs décisions politiques et économiques futures, par les "marchés financiers", ou si, au contraire, ils souhaitent redonner vie à la Démocratie en obéissant à ses choix, c'est à dire aux choix du Peuple qui les aura élus.
. Je rappelle ce que disait Alain Minc, répondant à une interview que je signalais, plus haut, dans mon blog du 16/06/2011 :
"……Les surcontraintes macroéconomiques sont impératives, elles ne laissent à la démocratie qu'une infime marge de manœuvre."
Interrogé sur les révoltes sociales en cours, il ajoutait:
"……Penser qu'il y a un monde alternatif…foutaise, foutaise…."
. Face à cet aveu, les candidats de gauche sont obligés de répondre fermement et dire s'ils se courberont demain, eux aussi, sous les ordres et injonctions de la finance, laissant se perdre dans les brouillards de l'Histoire, l'exemple des Géants de 1789.
. Lors des votes d'octobre 2011, et de mai 2012, les Républicains choisiront celui ou celle qui saura montrer la plus ferme détermination et, aussi, l'échine la moins souple devant la finance mondialisée, et les directives néolibérales de Bruxelles .
Les Républicains attendent ,en résumé, les engagements suivants :
1. Sauver la Démocratie en restaurant le pouvoir politique sur la finance.
2. Remettre la finance et l'économie au service de l'Humain et de ses besoins.
3. Redéployer les lois et règlements pour assurer la justice sociale à tous les Hommes, à toutes les étapes de leur vie.
4. Stopper les spéculations délétères en nationalisant les banques, fonds et groupes qui détruisent l'économie réelle. Séparer les activités "affaires" et "dépots" dans les banques.
5. Taxer tous les mouvements financiers transfrontaliers et les couper de leurs connexions avec les Paradis Fiscaux.
6. Taxer progressivement les produits importés de Pays qui n'appliquent pas de normes suffisantes en matière sanitaire, sociale et environnementale. A l'heure où notre déficit commercial atteint 48 milliards d'Euros sur le 1er trimestre 2011, cette disposition de "survie", ne paraît pas insensée. ( Bien d'autres Pays se protègent, USA en tête.)
. Hors ces engagements, l'avenir est à redouter. L'oppression de la finance, risquant d'être remplacée, un jour, par une oppression d'extrême droite, une dictature chassant l'autre.
Le danger est réel. Une classe politique trop ancienne, habituée trop longtemps aux postes confortables sous les plafonds dorés, ne sent plus vivre le peuple. Il arrivera un jour où ce peuple ne pourra plus se satisfaire des promesses non tenues et des jeux et pitreries déversés par tombereaux entiers sur les écrans de la télévision. Alors, les indignés s'engageront, et leur sursaut bousculera les Hommes et Femmes politiques installés et aveugles.
. Il n'est pas nécessaire d'être grand sociologue pour deviner ce risque.
. Il est temps, il est indispensable que les Présidentiables du PS et de la Gauche relèvent le drapeau de la République, l'étendard de la Démocratie, raffermissent leur volonté et durcissent leur langage et leur promesses, en empruntant, s'il le faut, quelques rudesses à J.L. Mélenchon, plutôt que de se laisser imprégner complaisamment des conseils "amicaux" et suffisants de Monsieur Alain Minc. Le Peuple de Gauche y gagnerait beaucoup en visibilité pour son propre avenir et, tout d'abord, pour ses choix électoraux.
. Pour aller à l'essentiel, aujourd'hui, veille des primaires du PS, les candidats doivent clairement dire s'ils sont disposés à se laisser imposer, une fois élus en 2012, leurs décisions politiques et économiques futures, par les "marchés financiers", ou si, au contraire, ils souhaitent redonner vie à la Démocratie en obéissant à ses choix, c'est à dire aux choix du Peuple qui les aura élus.
. Je rappelle ce que disait Alain Minc, répondant à une interview que je signalais, plus haut, dans mon blog du 16/06/2011 :
"……Les surcontraintes macroéconomiques sont impératives, elles ne laissent à la démocratie qu'une infime marge de manœuvre."
Interrogé sur les révoltes sociales en cours, il ajoutait:
"……Penser qu'il y a un monde alternatif…foutaise, foutaise…."
. Face à cet aveu, les candidats de gauche sont obligés de répondre fermement et dire s'ils se courberont demain, eux aussi, sous les ordres et injonctions de la finance, laissant se perdre dans les brouillards de l'Histoire, l'exemple des Géants de 1789.
. Lors des votes d'octobre 2011, et de mai 2012, les Républicains choisiront celui ou celle qui saura montrer la plus ferme détermination et, aussi, l'échine la moins souple devant la finance mondialisée, et les directives néolibérales de Bruxelles .
Les Républicains attendent ,en résumé, les engagements suivants :
1. Sauver la Démocratie en restaurant le pouvoir politique sur la finance.
2. Remettre la finance et l'économie au service de l'Humain et de ses besoins.
3. Redéployer les lois et règlements pour assurer la justice sociale à tous les Hommes, à toutes les étapes de leur vie.
4. Stopper les spéculations délétères en nationalisant les banques, fonds et groupes qui détruisent l'économie réelle. Séparer les activités "affaires" et "dépots" dans les banques.
5. Taxer tous les mouvements financiers transfrontaliers et les couper de leurs connexions avec les Paradis Fiscaux.
6. Taxer progressivement les produits importés de Pays qui n'appliquent pas de normes suffisantes en matière sanitaire, sociale et environnementale. A l'heure où notre déficit commercial atteint 48 milliards d'Euros sur le 1er trimestre 2011, cette disposition de "survie", ne paraît pas insensée. ( Bien d'autres Pays se protègent, USA en tête.)
. Hors ces engagements, l'avenir est à redouter. L'oppression de la finance, risquant d'être remplacée, un jour, par une oppression d'extrême droite, une dictature chassant l'autre.
Le danger est réel. Une classe politique trop ancienne, habituée trop longtemps aux postes confortables sous les plafonds dorés, ne sent plus vivre le peuple. Il arrivera un jour où ce peuple ne pourra plus se satisfaire des promesses non tenues et des jeux et pitreries déversés par tombereaux entiers sur les écrans de la télévision. Alors, les indignés s'engageront, et leur sursaut bousculera les Hommes et Femmes politiques installés et aveugles.
. Il n'est pas nécessaire d'être grand sociologue pour deviner ce risque.
jeudi 28 juillet 2011
Feuilleton DSK....Désolant !...
Les trois ou quatre mousquetaires Strauss-Kahniens du P.S. continuent de défendre bec et ongles leur chef de file, et persistent, au delà du raisonnable, à propager l'idée d'un retour possible de DSK dans la bataille électorale pour la Présidentielle.
Ne voient-ils pas, ces défenseurs fidèles, à quel point, dans cette triste aventure du Sofitel, et malgré l'absence de toute condamnation, ont été dévalorisés publiquement par le protagoniste principal, les sentiments ou valeurs de fidélité, de fierté, de dignité.
Ne sentent-ils pas, que parmi les gens de gauche, existe encore une grande proportion d'électeurs et électrices restant attachés à ces vieux sentiments qu'ils s'efforcent de transmettre à leurs enfants, malgré toutes les dérives de notre société néolibérale, émancipée depuis longtemps de ces "valeurs vieillottes" qui ne servent qu'à gêner les "affaires".
Ne voient-ils pas que l'image de DSK est si dégradée, malgré l'absence de toute condamnation répétons-le, que sa participation aux élections Présidentielles ferait le jeu de Sarkozy et de la droite. Or, chacun voit bien que la victoire de 2012 est pour le PS, une obligation vitale.
On doit reconnaître, bien entendu, à DSK le droit de vivre comme il l'entend, de profiter de la vie et de ses plaisirs, comme le lui permettent son éthique et ses revenus. Cependant, son aventure New-Yorkaise et tous ses développements médiatiques, le mettent hors-jeu pour 2012, il faut que chacun en convienne. Les critiques sur sa candidature seraient trop faciles et évidentes, pour pouvoir les contester.
Ses contradicteurs pourraient même y ajouter que son passage au FMI, bien que salué par beaucoup d'analystes, n'a pas apporté aux pauvres gens du monde et notamment d'Europe, un mieux-être sensible et visible, mais a laissé les financiers et spéculateurs poursuivre leur enrichissement, la régulation financière souhaitable, n'ayant jamais eu lieu.
Ne voient-ils pas, ces défenseurs fidèles, à quel point, dans cette triste aventure du Sofitel, et malgré l'absence de toute condamnation, ont été dévalorisés publiquement par le protagoniste principal, les sentiments ou valeurs de fidélité, de fierté, de dignité.
Ne sentent-ils pas, que parmi les gens de gauche, existe encore une grande proportion d'électeurs et électrices restant attachés à ces vieux sentiments qu'ils s'efforcent de transmettre à leurs enfants, malgré toutes les dérives de notre société néolibérale, émancipée depuis longtemps de ces "valeurs vieillottes" qui ne servent qu'à gêner les "affaires".
Ne voient-ils pas que l'image de DSK est si dégradée, malgré l'absence de toute condamnation répétons-le, que sa participation aux élections Présidentielles ferait le jeu de Sarkozy et de la droite. Or, chacun voit bien que la victoire de 2012 est pour le PS, une obligation vitale.
On doit reconnaître, bien entendu, à DSK le droit de vivre comme il l'entend, de profiter de la vie et de ses plaisirs, comme le lui permettent son éthique et ses revenus. Cependant, son aventure New-Yorkaise et tous ses développements médiatiques, le mettent hors-jeu pour 2012, il faut que chacun en convienne. Les critiques sur sa candidature seraient trop faciles et évidentes, pour pouvoir les contester.
Ses contradicteurs pourraient même y ajouter que son passage au FMI, bien que salué par beaucoup d'analystes, n'a pas apporté aux pauvres gens du monde et notamment d'Europe, un mieux-être sensible et visible, mais a laissé les financiers et spéculateurs poursuivre leur enrichissement, la régulation financière souhaitable, n'ayant jamais eu lieu.
lundi 18 juillet 2011
La pensée économique unique a-t-elle conquis la gauche....
Cette question mérite d'être posée.
. La France,comme l'Europe et le monde occidental, est tombée sous la coupe des financiers - spéculateurs internationaux. Et la France en a perdu une part de sa démocratie. Toutes les élections ne sont que leurres permettant, sous une apparente liberté, de donner au Pays des gouvernements soumis aux puissances d'argent, qui maîtrisent ainsi, tous les rouages de la vie politique et économique pour leur seul profit au détriment des forces vives du peuple, seules productrices de richesses.
. Ce sont les nouveaux maîtres du monde. Oligarchie, nouvelle aristocratie, dont les serviteurs-pourvoyeurs sont les Politiques élus par un peuple à l'esprit embué par une idéologie prégnante qui impose sa règle ultime " le néolibéralisme financier mondialisé ", seule règle depuis que Madame Thatcher a lancé sa prophétie-loi " there is no alternative", reprise par tous les dirigeants du monde, droite, centre et gauche confondus.
.. Le néolibéralisme financier mondialisé s'est imposé au monde comme une pensée unique, propagée qu'elle fut, comme une évidence par tous les moyens de communication modernes, radio, télévision, internet, presse écrite et revues spécialisées en économie et finance. Des personnalités influentes très médiatiques du monde politique de droite ont pris leurs habitudes sur les écrans et les talk-shows, à côté d'économistes et journalistes dits spécialisés, pour construire et imposer la pensée unique de la mondialisation marchande et financière .
..Face à ce discours, pas de contradicteurs, ou presque. Ceux-ci, s'ils osaient quelques timides contestations, étaient renvoyés brutalement à leurs études, avec morgue et sourires méprisants. Cette belle et puissante assurance d'hommes riches, sachant gérer le monde avec autorité, a eu une telle influence sur les esprits, que son discours s'est imposé à tous : naturellement aux cadres supérieurs de management qui profitaient du système, mais également aux acteurs économiques qui subissaient les pires et douloureux effets de cette économie financiarisée mondialisée : ouvriers, employés, agriculteurs, commerçants, cadres, enseignants, infirmiers hospitaliers, toute la classe moyenne . Cette pensée unique s'est si bien propagée, qu'elle a fini par imprégner les sphères politiques de gauche : on se souvient du célèbre " l'Etat ne peut pas tout ".
.. Ainsi, la Finance Internationale a pu s'étendre sur le monde librement, jusqu'à en faire son casino réservé, propice à l'accumulation exorbitante de ses capitaux, mobiles, incontrôlables, voyageant sans contraintes, et utilisant au mieux l'hospitalité des paradis fiscaux.
- Il est urgent, avant que ne se produisent des révoltes dangereuses, que des Personnalités de gauche, à fort caractère, se lèvent et osent rappeler que la Politique, issue d'un peuple libre, doit seule décider et faire voter des lois justes qui libèrent au lieu d'asservir, qui partagent au lieu de détourner.
- Il est temps que la gauche, qui aujourd'hui se sent apte à gouverner, incorpore à ses projets une nationalisation du secteur bancaire ayant une activité sur les marchés financiers, avec, en outre, l'institution de contrôles et taxations adéquats des transferts de capitaux. Cette régulation semble une arme indispensable pour refonder un ordre économique acceptable pour tous, libéré des spéculateurs-prédateurs apatrides.
- Il est souhaitable aussi que les média apprennent que la parole des riches n'est pas forcément "vérité" et que le ressenti et le vécu des pauvres , riches d'enseignements, devraient être considérés plus souvent.
Un livre à lire :
La démondialisation de Jacques Sapir. (Ed. le Seuil.)
. La France,comme l'Europe et le monde occidental, est tombée sous la coupe des financiers - spéculateurs internationaux. Et la France en a perdu une part de sa démocratie. Toutes les élections ne sont que leurres permettant, sous une apparente liberté, de donner au Pays des gouvernements soumis aux puissances d'argent, qui maîtrisent ainsi, tous les rouages de la vie politique et économique pour leur seul profit au détriment des forces vives du peuple, seules productrices de richesses.
. Ce sont les nouveaux maîtres du monde. Oligarchie, nouvelle aristocratie, dont les serviteurs-pourvoyeurs sont les Politiques élus par un peuple à l'esprit embué par une idéologie prégnante qui impose sa règle ultime " le néolibéralisme financier mondialisé ", seule règle depuis que Madame Thatcher a lancé sa prophétie-loi " there is no alternative", reprise par tous les dirigeants du monde, droite, centre et gauche confondus.
.. Le néolibéralisme financier mondialisé s'est imposé au monde comme une pensée unique, propagée qu'elle fut, comme une évidence par tous les moyens de communication modernes, radio, télévision, internet, presse écrite et revues spécialisées en économie et finance. Des personnalités influentes très médiatiques du monde politique de droite ont pris leurs habitudes sur les écrans et les talk-shows, à côté d'économistes et journalistes dits spécialisés, pour construire et imposer la pensée unique de la mondialisation marchande et financière .
..Face à ce discours, pas de contradicteurs, ou presque. Ceux-ci, s'ils osaient quelques timides contestations, étaient renvoyés brutalement à leurs études, avec morgue et sourires méprisants. Cette belle et puissante assurance d'hommes riches, sachant gérer le monde avec autorité, a eu une telle influence sur les esprits, que son discours s'est imposé à tous : naturellement aux cadres supérieurs de management qui profitaient du système, mais également aux acteurs économiques qui subissaient les pires et douloureux effets de cette économie financiarisée mondialisée : ouvriers, employés, agriculteurs, commerçants, cadres, enseignants, infirmiers hospitaliers, toute la classe moyenne . Cette pensée unique s'est si bien propagée, qu'elle a fini par imprégner les sphères politiques de gauche : on se souvient du célèbre " l'Etat ne peut pas tout ".
.. Ainsi, la Finance Internationale a pu s'étendre sur le monde librement, jusqu'à en faire son casino réservé, propice à l'accumulation exorbitante de ses capitaux, mobiles, incontrôlables, voyageant sans contraintes, et utilisant au mieux l'hospitalité des paradis fiscaux.
- Il est urgent, avant que ne se produisent des révoltes dangereuses, que des Personnalités de gauche, à fort caractère, se lèvent et osent rappeler que la Politique, issue d'un peuple libre, doit seule décider et faire voter des lois justes qui libèrent au lieu d'asservir, qui partagent au lieu de détourner.
- Il est temps que la gauche, qui aujourd'hui se sent apte à gouverner, incorpore à ses projets une nationalisation du secteur bancaire ayant une activité sur les marchés financiers, avec, en outre, l'institution de contrôles et taxations adéquats des transferts de capitaux. Cette régulation semble une arme indispensable pour refonder un ordre économique acceptable pour tous, libéré des spéculateurs-prédateurs apatrides.
- Il est souhaitable aussi que les média apprennent que la parole des riches n'est pas forcément "vérité" et que le ressenti et le vécu des pauvres , riches d'enseignements, devraient être considérés plus souvent.
Un livre à lire :
La démondialisation de Jacques Sapir. (Ed. le Seuil.)
jeudi 16 juin 2011
Ils tuent la démocratie
Ils tuent la démocratie.
.Parmi tous les petits marquis, habituels visiteurs du soir au Château, il y a Alain Minc, bien connu pour ses réponses définitives auprès des média empressés à écouter l'oracle. Outre la gestion de ses affaires personnelles, Alain Minc fait profession de conseil auprès de tous les Puissants argentés et naturellement aussi, auprès des sommités politiques obéissantes et très utiles pour garantir le vote de règles et de lois favorables aux intérêts de ces puissants seigneurs, tout en préservant, ce faisant, l'apparence démocratique, l'apparence de la volonté du peuple.
Il y a chez ce Haut Conseiller un blocage idéologique sur le TINA de Madame Thatcher ( there is no alternative), faisant du néolibéralisme mondialisé , le principe unique et divin de tout avenir, en tous lieux, sur la terre.
.Voici, pour illustrer ce préambule, la déclaration de Mr. Minc faite, lors d'une interview, et reproduite dans le N.O. du 09/06/2011 :
."--- Les surcontraintes macroéconomiques sont impératives,
elles ne laissent à la démocratie qu'une infime marge de
manœuvre."
Pour le reste, interrogé sur les révoltes sociales en cours, il
affiche un beau mépris :
."--- Penser qu'il y a un monde alternatif…foutaise, foutaise ! "
Comme je le disais, il est resté bloqué sur Mme Thatcher.
.Alain Minc exprime clairement que l'économie financiarisée et mondialisée se développe au détriment de l'exercice de la démocratie et qu'en conséquence inverse tout aussi évidente, la démocratie n'est qu'un obstacle au développement de l'économie financiarisée mondialisée.
.Le monde marchand mondialisé entraîne l'ensemble des Pays et l'ensemble des peuples du monde dans un immense mouvement brownien incontrôlable, où des Travailleurs pauvres sont lancés en concurrence contre des travailleurs plus pauvres encore, où des Pays pauvres seront conduits à concurrencer des Pays plus pauvres encore. Cette effervescence du "tous contre tous", ne pourra engendrer que désordres et guerres locales de plus en plus nombreuses d'où sortiront renforcés les puissants Financiers et les grands groupes internationaux, mais d'où sortiront également, des peuples de travailleurs écrasés, comptant leurs morts, abandonnés comme des proies misérables, sur lesquelles il n'y a plus rien à voler.
.Il serait bien qu'à l'occasion de la campagne électorale présidentielle qui s'annonce, on réponde aux questions suivantes:
---" A quoi se trouvent réduites aujourd'hui, la parole et la
volonté des peuples ? "
---" Comment se dessine l'avenir de la Démocratie , face à la
mondialisation ? "
.Peut-on encore faire croire qu'un vote tous les cinq ans, soit suffisant pour faire vivre la démocratie ? Peut-on sans gêne, oser parler "programme politique" à des gens sans emploi, en fin de droits, réduits aux seuls soucis que leur imposent leur précarité, leur dénuement le plus extrême, à ces gens réduits à la recherche d'un repas , à la recherche de l'argent pour payer la cantine des enfants, de l'argent pour payer le loyer de ce logement trop petit, insalubre…..
.Pour ces gens-là, pauvres exclus de nos riches sociétés, il y a longtemps que la démocratie est morte. Il ne leur reste que la révolte, et, au point où notre société les laisse, la SURVIE.
Et la survie, Monsieur A. MINC, ce n'est pas une FOUTAISE. C'est un malheur. Malheur pour des êtres humains et malheur pour des enfants d'Humains.
.Parmi tous les petits marquis, habituels visiteurs du soir au Château, il y a Alain Minc, bien connu pour ses réponses définitives auprès des média empressés à écouter l'oracle. Outre la gestion de ses affaires personnelles, Alain Minc fait profession de conseil auprès de tous les Puissants argentés et naturellement aussi, auprès des sommités politiques obéissantes et très utiles pour garantir le vote de règles et de lois favorables aux intérêts de ces puissants seigneurs, tout en préservant, ce faisant, l'apparence démocratique, l'apparence de la volonté du peuple.
Il y a chez ce Haut Conseiller un blocage idéologique sur le TINA de Madame Thatcher ( there is no alternative), faisant du néolibéralisme mondialisé , le principe unique et divin de tout avenir, en tous lieux, sur la terre.
.Voici, pour illustrer ce préambule, la déclaration de Mr. Minc faite, lors d'une interview, et reproduite dans le N.O. du 09/06/2011 :
."--- Les surcontraintes macroéconomiques sont impératives,
elles ne laissent à la démocratie qu'une infime marge de
manœuvre."
Pour le reste, interrogé sur les révoltes sociales en cours, il
affiche un beau mépris :
."--- Penser qu'il y a un monde alternatif…foutaise, foutaise ! "
Comme je le disais, il est resté bloqué sur Mme Thatcher.
.Alain Minc exprime clairement que l'économie financiarisée et mondialisée se développe au détriment de l'exercice de la démocratie et qu'en conséquence inverse tout aussi évidente, la démocratie n'est qu'un obstacle au développement de l'économie financiarisée mondialisée.
.Le monde marchand mondialisé entraîne l'ensemble des Pays et l'ensemble des peuples du monde dans un immense mouvement brownien incontrôlable, où des Travailleurs pauvres sont lancés en concurrence contre des travailleurs plus pauvres encore, où des Pays pauvres seront conduits à concurrencer des Pays plus pauvres encore. Cette effervescence du "tous contre tous", ne pourra engendrer que désordres et guerres locales de plus en plus nombreuses d'où sortiront renforcés les puissants Financiers et les grands groupes internationaux, mais d'où sortiront également, des peuples de travailleurs écrasés, comptant leurs morts, abandonnés comme des proies misérables, sur lesquelles il n'y a plus rien à voler.
.Il serait bien qu'à l'occasion de la campagne électorale présidentielle qui s'annonce, on réponde aux questions suivantes:
---" A quoi se trouvent réduites aujourd'hui, la parole et la
volonté des peuples ? "
---" Comment se dessine l'avenir de la Démocratie , face à la
mondialisation ? "
.Peut-on encore faire croire qu'un vote tous les cinq ans, soit suffisant pour faire vivre la démocratie ? Peut-on sans gêne, oser parler "programme politique" à des gens sans emploi, en fin de droits, réduits aux seuls soucis que leur imposent leur précarité, leur dénuement le plus extrême, à ces gens réduits à la recherche d'un repas , à la recherche de l'argent pour payer la cantine des enfants, de l'argent pour payer le loyer de ce logement trop petit, insalubre…..
.Pour ces gens-là, pauvres exclus de nos riches sociétés, il y a longtemps que la démocratie est morte. Il ne leur reste que la révolte, et, au point où notre société les laisse, la SURVIE.
Et la survie, Monsieur A. MINC, ce n'est pas une FOUTAISE. C'est un malheur. Malheur pour des êtres humains et malheur pour des enfants d'Humains.
jeudi 2 juin 2011
Le Modèle Démocratique.
Le modèle démocratique.
Il serait temps que les journalistes, sur tous les média, de droite comme de gauche (hélas), cessent de nous rebattre les oreilles sur le thème de "l'Amérique, ce modèle de démocratie" !!…
Le monde entier connaît les monceaux d'argent que les grandes firmes privées déversent sur les candidats lors des campagnes pour les élections américaines. De tels cadeaux ne peuvent se concevoir qu' avec le naturel et logique espoir pour les généreux donateurs d'un "retour sur investissements", comme ils disent. Ce n'est pas là une méthode et un processus très démocratique et équilibré, à admirer ou imiter. Cependant, en ce qui nous concerne, malgré un financement officiel et légal, plus clair, les élections françaises ne sont pas exemptes de "facilités" offertes par des amis argentés : l'affaire des enveloppes de Madame Bettencourt l'a montré. Toutefois, ces pratiques restent, chez nous, illégales, donc discrètes, et par conséquent, plus rares et limitées.
Le respect de la présomption d'innocence est également un sujet qui nous oblige à penser , au vu des images inondant nos écrans TV sur l'arrestation de DSK, que cette justice d'outre-atlantique n'est pas très respectueuse du droit et de la dignité des personnes non encore jugées coupables. Là encore, en cette matière, la démocratie Française se tient mieux, et de façon moins vulgaire. Ici, en effet, le lynchage, ne fût-il que médiatique, ou l'exposition au pilori médiatique, ne sont pas admis. Et pour aller plus loin, on n'élit pas en France, les procureurs comme des shérifs, les mettant ainsi sous la pression constante d'un électorat dont les dérives populistes sont toujours à craindre en matière de justice et de sécurité.
Et,comment ne pas dire son étonnement sur la justice américaine, en voyant que la qualité de la défense du prévenu sera fonction de l'argent qu'il pourra y investir.
Un bémol, néanmoins, sur la comparaison avec la justice Française dont le libre exercice semble lui, trop souvent soumis au pouvoir Politique ou Judiciaire de très haut niveau. Ceci n'étant qu'une remarque déduite des compte rendus journalistiques. Car, en France, c'est vrai, des soupçons peuvent se former, un jour pour des lenteurs extrêmes conduisant à une prescription, un autre jour pour le temps passé et l'oubli autorisant une relaxe ou un non-lieu inattendus.
Et puis, encore, comment accepter cette disposition, si étrange pour nous, du Procureur qui autorise le reclus de voir la rue, la ville, le monde des gens vivants, une fois par semaine, pour se rendre à un office religieux, marquant ainsi sa différence officielle, judiciaire et cruelle entre les libres penseurs déconsidérés et les croyants reconnus.
Heureuse et digne République Française qui peut s'honorer de respecter les Hommes, tous les Hommes, pour leur seule Nature Humaine et d'avoir su montrer au monde une voie universelle de paix, celle de la laïcité.
Enfin, on reste sidéré par ce gros titre sur un quotidien: "INCULPE—LIBERE". On ne peut s'empêcher de penser à l'argent qu'il a fallu pour cela, à la somme qu'il a fallu présenter ou garantir pour obtenir cette libération : 1 million de dollars de caution, 5 millions en dépôt de garantie, les frais découlant d'un garde armé à demeure, la location d'un appartement à N.Y., les honoraires de deux avocats, Ténors du barreau de N.Y.,qui répercuteront les honoraires des détectives engagés ainsi que leurs frais de déplacements etc…On en reste étourdi et on ne peut s'empêcher de penser que si cette malheureuse aventure était survenue à un petit ouvrier noir de base , il serait déjà installé définitivement dans sa cellule de "l'Alcatraz" moderne pour y pourrir 75 ans.
Cela aussi est une particularité notable de ce modèle de démocratie : Cumuler sans rire et sans ridicule tous les temps d'emprisonnement encourus pour chacun des motifs invoqués par le procureur. Aussi, pour demeurer dans la bonne logique du système successoral en matière de dettes, l'Amérique devrait penser à reporter sur les héritiers les peines qu'un condamné, mort trop tôt, n'aurait pas été en mesure d'exécuter.
Excusez cette plaisanterie, mais lorsqu'un système est ridicule et malgré tout admiré par des abrutis hexagonaux, mieux vaut en sourire. Tristement, car il s'agit d'un homme et d'une femme, respectivement présumé coupable et présumée victime.
Au lieu de sublimer, à priori, tout ce qui vient d'Amérique, essayons de voir les réalités. Avec toute la raison que notre culture nous autorise.
Il serait temps que les journalistes, sur tous les média, de droite comme de gauche (hélas), cessent de nous rebattre les oreilles sur le thème de "l'Amérique, ce modèle de démocratie" !!…
Le monde entier connaît les monceaux d'argent que les grandes firmes privées déversent sur les candidats lors des campagnes pour les élections américaines. De tels cadeaux ne peuvent se concevoir qu' avec le naturel et logique espoir pour les généreux donateurs d'un "retour sur investissements", comme ils disent. Ce n'est pas là une méthode et un processus très démocratique et équilibré, à admirer ou imiter. Cependant, en ce qui nous concerne, malgré un financement officiel et légal, plus clair, les élections françaises ne sont pas exemptes de "facilités" offertes par des amis argentés : l'affaire des enveloppes de Madame Bettencourt l'a montré. Toutefois, ces pratiques restent, chez nous, illégales, donc discrètes, et par conséquent, plus rares et limitées.
Le respect de la présomption d'innocence est également un sujet qui nous oblige à penser , au vu des images inondant nos écrans TV sur l'arrestation de DSK, que cette justice d'outre-atlantique n'est pas très respectueuse du droit et de la dignité des personnes non encore jugées coupables. Là encore, en cette matière, la démocratie Française se tient mieux, et de façon moins vulgaire. Ici, en effet, le lynchage, ne fût-il que médiatique, ou l'exposition au pilori médiatique, ne sont pas admis. Et pour aller plus loin, on n'élit pas en France, les procureurs comme des shérifs, les mettant ainsi sous la pression constante d'un électorat dont les dérives populistes sont toujours à craindre en matière de justice et de sécurité.
Et,comment ne pas dire son étonnement sur la justice américaine, en voyant que la qualité de la défense du prévenu sera fonction de l'argent qu'il pourra y investir.
Un bémol, néanmoins, sur la comparaison avec la justice Française dont le libre exercice semble lui, trop souvent soumis au pouvoir Politique ou Judiciaire de très haut niveau. Ceci n'étant qu'une remarque déduite des compte rendus journalistiques. Car, en France, c'est vrai, des soupçons peuvent se former, un jour pour des lenteurs extrêmes conduisant à une prescription, un autre jour pour le temps passé et l'oubli autorisant une relaxe ou un non-lieu inattendus.
Et puis, encore, comment accepter cette disposition, si étrange pour nous, du Procureur qui autorise le reclus de voir la rue, la ville, le monde des gens vivants, une fois par semaine, pour se rendre à un office religieux, marquant ainsi sa différence officielle, judiciaire et cruelle entre les libres penseurs déconsidérés et les croyants reconnus.
Heureuse et digne République Française qui peut s'honorer de respecter les Hommes, tous les Hommes, pour leur seule Nature Humaine et d'avoir su montrer au monde une voie universelle de paix, celle de la laïcité.
Enfin, on reste sidéré par ce gros titre sur un quotidien: "INCULPE—LIBERE". On ne peut s'empêcher de penser à l'argent qu'il a fallu pour cela, à la somme qu'il a fallu présenter ou garantir pour obtenir cette libération : 1 million de dollars de caution, 5 millions en dépôt de garantie, les frais découlant d'un garde armé à demeure, la location d'un appartement à N.Y., les honoraires de deux avocats, Ténors du barreau de N.Y.,qui répercuteront les honoraires des détectives engagés ainsi que leurs frais de déplacements etc…On en reste étourdi et on ne peut s'empêcher de penser que si cette malheureuse aventure était survenue à un petit ouvrier noir de base , il serait déjà installé définitivement dans sa cellule de "l'Alcatraz" moderne pour y pourrir 75 ans.
Cela aussi est une particularité notable de ce modèle de démocratie : Cumuler sans rire et sans ridicule tous les temps d'emprisonnement encourus pour chacun des motifs invoqués par le procureur. Aussi, pour demeurer dans la bonne logique du système successoral en matière de dettes, l'Amérique devrait penser à reporter sur les héritiers les peines qu'un condamné, mort trop tôt, n'aurait pas été en mesure d'exécuter.
Excusez cette plaisanterie, mais lorsqu'un système est ridicule et malgré tout admiré par des abrutis hexagonaux, mieux vaut en sourire. Tristement, car il s'agit d'un homme et d'une femme, respectivement présumé coupable et présumée victime.
Au lieu de sublimer, à priori, tout ce qui vient d'Amérique, essayons de voir les réalités. Avec toute la raison que notre culture nous autorise.
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