S/titre: Les vérités acceptées sans démonstration .
1917: Révolution d'octobre. Le socialisme, le communisme, le léninisme, le stalinisme enfin, sa dictature et ses goulags. La nomenklatura puissante et riche qui s'octroie les fruits de tous ses abus et détournements. Le peuple opprimé par un état totalitaire et policier dans l'URSS et ses vassaux, véritables colonies soumises au maître. Peuples malheureux, sans droits, de ce monde fermé, subissant les privations les plus extrêmes et les plus archaïques par un système centralisateur incapable, au milieu d'un monde ouvert en pleine révolution technologique, pris d'une folie productiviste et d'un mal nouveau: la consommation exacerbée par des publicités délirantes et excitantes.
Et puis, Gorbatchev arriva et imposa la Glasnost. Début d'une timide ouverture sur le monde, laissant pénétrer en URSS un vent d'informations nouvelles, inédites, sur les merveilles du monde occidental, qui jusqu'ici ne filtraient que par bribes incomplètes, déformées, sous le manteau et sous la surveillance policière. La Glasnost engendra naturellement la libération et la décentralisation de l'économie, son ouverture au monde, et ce fut bientôt, la chute du mur de Berlin, la fin du cauchemar et aussi la fin du risque majeur de la troisième guerre mondiale, atomique celle-la, avec sa conséquence probable d'une hécatombe humaine sans précédent.
Cette histoire terrible a engendré une croyance dans notre monde occidental, et cela depuis les années 1950, confortée par un fort courant de philosophes, sociologues, analystes médiatiques politico-économiques, déchaînés, répandant l'idée universelle, dogmatique aussi, qui deviendra, après Reagan et Thatcher, la PENSEE UNIQUE acceptée, reconnue par tous, et ne réclamant aucune autre vérification que celle, malheureuse, donnée par l'histoire :
" Le socialisme est une idéologie qui porte en elle les dérives inéluctables de la dictature totalitaire, des goulags, de la négation de tout humanisme et droit démocratique. "
Mais voilà que le monde, depuis les nouvelles normes imposées par Reagan et Thatcher dans les années 1980, (celles du néolibéralisme, nouveau "Capitalisme Financier Mondialisé"), se trouve emporté par une nouvelle vague d'optimisme, (celle de la "mondialisation heureuse", (comme la proclamait le visiteur vespéral de l'Elysée Alain Minc), grâce au jeu de la concurrence du "tous contre tous", qui devait apporter à l'humanité, bonheur et prospérité dans un monde pacifié, où même l'Histoire devait disparaître.
Chacun peut s'apercevoir aujourd'hui de l'inanité de cette prévision imbécile de mondialisation heureuse et de la constance obstinée des nouvelles Stars cathodiques, F.O.Giesbert, Fitoussi, Elie cohen, F.Lenglet, et tant d'autres encore pareillement formatés, à se faire les thuriféraires zélés du capitalisme financier mondialisé, devenu par la magie de leurs discours mille fois répétés, la vérité unique. Mais, voyons en quelques lignes où en est ce paradis proclamé et ce qu'il donne à voir :
· Des crises financières et systémiques périodiques que l'on fait payer aux travailleurs par le chômage et la précarité.
· La désertification industrielle de la France, où les financiers actionnaires ont préféré spéculer sur les "marchés", plutôt qu'investir dans l'innovation et la qualité des produits.
· Le chômage et la précarité devenus les armes du patronat et de la finance pour réduire toujours plus les salaires et les retraites.
· Les conquêtes sociales des travailleurs systématiquement rognées et remises en cause, les services publics sans cesse dégradés.
· La misère qui s'étale dans les rues, les sans abris blottis sous les porches et dans des cartons, les travailleurs et les retraités pauvres, les nouveaux pauvres, les familles mal logées entassées dans des taudis insalubres, les nouveaux glaneurs dans les champs, les fouilleurs de poubelles et ceux qui récupèrent les invendus pourris sur les marchés, les bénéficiaires chaque année plus nombreux des restaurants du cœur.
· Les familles chassées des centres villes et même des villes, réservées depuis quarante ans aux riches, pour satisfaire les affaires des promoteurs privés.
· Des études supérieures devenues si coûteuses que l'avenir de chaque jeune s'évalue strictement selon l'origine et la fortune de ses parents.
· La mise à sac des ressources naturelles au profit des maîtres, les nouveaux aristocrates.
· L'étranglement de la Démocratie par une économie financiarisée qui impose ses diktats et ses intérêts à tous les pouvoirs politiques du monde, où tout doit être objet de commerce, même la santé et la culture.
On voit bien, par ces quelques exemples, c'est l'évidence, que depuis trente ans le néolibéralisme et son capitalisme financiarisé mondialisé n'ont répandu sur la terre aucun bonheur généralisé paradisiaque, mais plutôt l'injustice, devenue norme universelle. Ainsi, le capitalisme financier ayant repris sa guerre des classes dont il est, par sa toute puissance, le seul bénéficiaire, poursuivra ses destructions humaines et environnementales.
Malgré ces évidences, si l'on n'y prend garde, les nouveaux hérauts, journalistes, économistes, messagers du capitalisme financier mondialisé persisteront à vomir sur les ondes et sur les écrans, leurs discours louangeurs de ce système, jusqu'à ce qu'il devienne la vérité unique, sacrée, que plus personne n'osera contester. LA PENSEE UNIQUE aura triomphé…. Comme autrefois le Stalinisme dans les Pays de l'Est.
Mais, par une règle récurrente de l'Histoire, il arrivera, un jour, que ce néolibéralisme, qui a osé, impudent, construire son nom sur la racine du mot LIBERTE, sera démasqué comme un néoesclavagisme, imposant aux travailleurs une soumission totale, et la perte des libertés démocratiques et droits sociaux dont leurs aînés les avaient dotés par leurs combats.
Cet esclavagisme qui cache son nom, sera bousculé, renversé par une révolte de masse lorsque celle-ci comprendra que la Démocratie ne peut être réelle, qu'étant à la fois politique, économique, sociale et culturelle. La nouvelle vérité, leçon de l'Histoire, sera, alors, reconnue par tous :
" Le capitalisme financiarisé mondialisé portait en lui toutes les dérives inéluctables d'un esclavagisme nouveau, négation de tout humanisme, et droit démocratique, politique, économique, social et culturel ."
Un livre : "Marx quand même" de Henri Pena-Ruiz. ed.Plon.
vendredi 25 janvier 2013
vendredi 7 décembre 2012
Le Pouvoir Politique, soumis par la Finance
Un fait symptomatique et dramatique s'est produit sur les écrans de la télévision nationale, il y a quelques jours, sans que cela n'éveille quelque indignation dans les rangs de nos chers commentateurs et analystes politico-économiques. Voici ce fait :
Une responsable d'association patronale a surgi sur l'écran, montrant un visage de harpie transfiguré par la rage, exprimant dans une envolée surjouée et ridiculement dramatique, une "scandaleuse menace" d'un ministre de la France, destinée à peser dans une négociation difficile avec un Financier-Patron international, travaillant en France, mais oubliant sans cesse de respecter ses propres engagements…A la suite de cette prestation télévisée de haute impudence, croyez-vous que le gouvernement soit intervenu pour "recadrer" l'impudente ? Non ! ce fut le Ministre Français qui fut désavoué…. Le ministre saura ainsi qu'on doit, comme le faisait le gouvernement de droite de Mr.Sarkozy, parler gentiment et respectueusement aux détenteurs de fortunes et accéder à leurs demandes quelles qu'elles soient.
Suite à cet épisode inquiétant, voilà comment, de mon petit coin d'adhérent fidèle, je vois aujourd'hui, le changement promis….:
1.La grande réforme fiscale promise a été remplacée par un bidouillage compliqué, destiné à montrer que notre ministre du budget, Jérôme Cahuzac, connaît bien le code des impôts et qu'il est même capable d'en compliquer encore les dédales.
2. La négociation sur les dépassements d'honoraires des médecins et spécialistes s'est conclue par des règles nouvelles qui expriment que tout pourra continuer comme avant…. Mais sans exagérer. (Ce qui veut dire qu'on se fout du peuple.)
3. La limitation, de 1 à 20 des salaires dans les entreprises publiques, a été oubliée. Sans doute trop compliquée pour satisfaire tous les échelons, degrés, classes, catégories, privilèges acceptables, ou tolérables, avantages justifiés à isoler de ceux qui le sont moins, ETC….On mesure partout le manque de courage et d'ambition….
4. On avait cru comprendre pendant la campagne présidentielle que l'austérité succédant sans cesse à la rigueur ne constituaient pas une politique acceptable pour sortir de la crise, et transmettre au peuple l'espoir et la vision d'un avenir. Une renégociation du traité Merkel-Sarkozy avec sa règle d'or, avait donc été promise …Il n'en n'a rien été. Le traité s'est juste vu adjoindre une promesse de 120 Mds Euros destinés à faire croire à une croissance future. Miette à l'échelle de l'Europe dont on ne sait, ni ce qu'elle recouvre, ni quand, ni où, ni comment, elle sera dépensée.
5. Aucun sursaut ne s'entrevoit de la part du gouvernement de gauche actuel, nous faisant espérer une reprise en main de ses responsabilités politiques face aux prétentions dominatrices de la finance internationale. Ce qui se joue depuis trois décennies par l'avènement du néolibéralisme de Reagan-Thatcher-Bush, l'autoritarisme de la finance internationale et des multinationales, c'est ni plus ni moins que le dépérissement de la démocratie, sa dégénérescence censitaire, et finalement sa mort. On peut se rappeler ce qu'en disait le visiteur du soir, Alain Minc dans une interview reproduite par le N.O. du 09/06/2011: "Les surcontraintes macroéconomiques sont impératives, elles ne laissent à la démocratie qu'une infime marge de manœuvre." Ce qui veut dire qu'a contrario, la démocratie est un obstacle à l'économie financiarisée mondialisée.
6. On peut comprendre qu'un gouvernement de droite extrême ait pu favoriser la montée d'un pouvoir financier au détriment du pouvoir politique républicain; On ne pourra jamais accepter qu'un gouvernement de gauche, après le discours du Bourget, puisse poursuivre dans cette voie du renoncement, de la lâcheté, jusqu'à la mort du pouvoir politique démocratique républicain et, finalement, reconnaisse le pouvoir mondial de la finance internationale sur la destinée des peuples.
7. Un avis autorisé "proche du gouvernement " a déjà fait savoir que la séparation des activités spéculatives des banques ne serait pas aussi nette et tranchée que supposée auparavant. Si cela s'avère exact, en effet, il valait mieux prévenir pour amortir le choc de cette déception supplémentaire. Quoique maintenant…..
Le peuple Français laissera-t-il s'installer ce projet pernicieux, d'un totalitarisme financier au détriment de la démocratie et des valeurs républicaines ? Quelqu'un se lèvera pour dire, un jour, comme autrefois, " Non, Sire, c'est une révolution." Il faudra alors, que les complices de cette oligarchie mondiale qui n'a en perspective que ses "retours sur investissements vertigineux" accaparés au détriment des peuples asservis dans le monde entier, répondent de leurs méfaits. On sait ce que ces Oligarques pensent des miséreux, des affamés, des morts de faim, des sans abris, des chômeurs, des enfants au travail laissés sans éducation, sans soins ni protection sociale : Ce ne sont que poussières inévitables, sans intérêt, que des militants ingénus grincheux, ne connaissant rien aux affaires, viennent leur agiter sous le nez tel un chiffon rouge. Ce ne sont que les restes d'une division qui ne tombe pas juste et qu'en hommes de grande intelligence, ils doivent négliger, pour la beauté et la grandeur de leur destin de riches.
Mais, le Peuple exigera, demain, un jour, que la division tombe juste.
Une responsable d'association patronale a surgi sur l'écran, montrant un visage de harpie transfiguré par la rage, exprimant dans une envolée surjouée et ridiculement dramatique, une "scandaleuse menace" d'un ministre de la France, destinée à peser dans une négociation difficile avec un Financier-Patron international, travaillant en France, mais oubliant sans cesse de respecter ses propres engagements…A la suite de cette prestation télévisée de haute impudence, croyez-vous que le gouvernement soit intervenu pour "recadrer" l'impudente ? Non ! ce fut le Ministre Français qui fut désavoué…. Le ministre saura ainsi qu'on doit, comme le faisait le gouvernement de droite de Mr.Sarkozy, parler gentiment et respectueusement aux détenteurs de fortunes et accéder à leurs demandes quelles qu'elles soient.
Suite à cet épisode inquiétant, voilà comment, de mon petit coin d'adhérent fidèle, je vois aujourd'hui, le changement promis….:
1.La grande réforme fiscale promise a été remplacée par un bidouillage compliqué, destiné à montrer que notre ministre du budget, Jérôme Cahuzac, connaît bien le code des impôts et qu'il est même capable d'en compliquer encore les dédales.
2. La négociation sur les dépassements d'honoraires des médecins et spécialistes s'est conclue par des règles nouvelles qui expriment que tout pourra continuer comme avant…. Mais sans exagérer. (Ce qui veut dire qu'on se fout du peuple.)
3. La limitation, de 1 à 20 des salaires dans les entreprises publiques, a été oubliée. Sans doute trop compliquée pour satisfaire tous les échelons, degrés, classes, catégories, privilèges acceptables, ou tolérables, avantages justifiés à isoler de ceux qui le sont moins, ETC….On mesure partout le manque de courage et d'ambition….
4. On avait cru comprendre pendant la campagne présidentielle que l'austérité succédant sans cesse à la rigueur ne constituaient pas une politique acceptable pour sortir de la crise, et transmettre au peuple l'espoir et la vision d'un avenir. Une renégociation du traité Merkel-Sarkozy avec sa règle d'or, avait donc été promise …Il n'en n'a rien été. Le traité s'est juste vu adjoindre une promesse de 120 Mds Euros destinés à faire croire à une croissance future. Miette à l'échelle de l'Europe dont on ne sait, ni ce qu'elle recouvre, ni quand, ni où, ni comment, elle sera dépensée.
5. Aucun sursaut ne s'entrevoit de la part du gouvernement de gauche actuel, nous faisant espérer une reprise en main de ses responsabilités politiques face aux prétentions dominatrices de la finance internationale. Ce qui se joue depuis trois décennies par l'avènement du néolibéralisme de Reagan-Thatcher-Bush, l'autoritarisme de la finance internationale et des multinationales, c'est ni plus ni moins que le dépérissement de la démocratie, sa dégénérescence censitaire, et finalement sa mort. On peut se rappeler ce qu'en disait le visiteur du soir, Alain Minc dans une interview reproduite par le N.O. du 09/06/2011: "Les surcontraintes macroéconomiques sont impératives, elles ne laissent à la démocratie qu'une infime marge de manœuvre." Ce qui veut dire qu'a contrario, la démocratie est un obstacle à l'économie financiarisée mondialisée.
6. On peut comprendre qu'un gouvernement de droite extrême ait pu favoriser la montée d'un pouvoir financier au détriment du pouvoir politique républicain; On ne pourra jamais accepter qu'un gouvernement de gauche, après le discours du Bourget, puisse poursuivre dans cette voie du renoncement, de la lâcheté, jusqu'à la mort du pouvoir politique démocratique républicain et, finalement, reconnaisse le pouvoir mondial de la finance internationale sur la destinée des peuples.
7. Un avis autorisé "proche du gouvernement " a déjà fait savoir que la séparation des activités spéculatives des banques ne serait pas aussi nette et tranchée que supposée auparavant. Si cela s'avère exact, en effet, il valait mieux prévenir pour amortir le choc de cette déception supplémentaire. Quoique maintenant…..
Le peuple Français laissera-t-il s'installer ce projet pernicieux, d'un totalitarisme financier au détriment de la démocratie et des valeurs républicaines ? Quelqu'un se lèvera pour dire, un jour, comme autrefois, " Non, Sire, c'est une révolution." Il faudra alors, que les complices de cette oligarchie mondiale qui n'a en perspective que ses "retours sur investissements vertigineux" accaparés au détriment des peuples asservis dans le monde entier, répondent de leurs méfaits. On sait ce que ces Oligarques pensent des miséreux, des affamés, des morts de faim, des sans abris, des chômeurs, des enfants au travail laissés sans éducation, sans soins ni protection sociale : Ce ne sont que poussières inévitables, sans intérêt, que des militants ingénus grincheux, ne connaissant rien aux affaires, viennent leur agiter sous le nez tel un chiffon rouge. Ce ne sont que les restes d'une division qui ne tombe pas juste et qu'en hommes de grande intelligence, ils doivent négliger, pour la beauté et la grandeur de leur destin de riches.
Mais, le Peuple exigera, demain, un jour, que la division tombe juste.
jeudi 15 novembre 2012
La finance en guerre contre les travailleurs
Le néolibéralisme financiarisé, mondialisé, globalisé, a étendu son emprise sur le monde, et sa domination totalitaire s'exerce à la fois sur les travailleurs, mais aussi sur les conditions démocratiques par lesquelles ceux-ci défendent leur liberté et leurs conditions d'existence. En clair, voici ce qu'est le combat de la finance : d'abord affaiblir les Etats dans leur expression décisionnelle démocratique, puis obtenir l'affaiblissement de toute défense du monde du travail, par la création d'un chômage de masse, là où les travailleurs ont les salaires et les couvertures sociales jugées, par elle, trop élevées.
Les financiers, pour maintenir ou augmenter leurs "retours sur investissements", ont besoin d'une structure mondiale. Ce sera l' OMC qui assurera la bonne définition et le contrôle des règles et normes qui doivent autoriser strictement et rigoureusement en toutes circonstances, et partout, la libre circulation des marchandises et des capitaux. Ainsi, les financiers ont-ils constitué une armée d'oligarques dans le monde, et dans tous les Pays, personnages très riches et puissants, se connaissant et se fréquentant, capables par leurs contacts, d'apprécier le bon fonctionnement de la "machine à sous" et de veiller à l'excellence des bénéfices tirés, soit sur les entreprises elles-mêmes , soit sur les "marchés", et même sur les Etats.
En outre, cette armée d'oligarques tient à sa disposition des bataillons nombreux et efficaces de cols blancs dévoués, dans les grands corps internationaux de gestion économique, d'évaluations, d'estimations, tels que l'ONU, l'UNESCO, l'OIT, l'OCDE, CNUCED, la Banque mondiale, le FMI, l'OMC bien sûr, le personnel cadre des grandes diplomaties mondiales, la BCE et les banques centrales des principaux Pays, les grandes compagnies d'assurances, etc…Tout ce personnel, se connaît, se fréquente, et partage l'ensemble des idées de leurs maîtres, desquels ils reçoivent revenus et avantages exceptionnels pour services rendus. ( voir le livre de Daniel Cohen, "l'Homo Economicus".)
Il est maintenant évident pour tous que le pouvoir politique est soumis à cette oligarchie financière mondiale. Le but de celle-ci, par l'entremise de ses fonds d'investissements ou de pensions, de ses banques, des PDG d'entreprises, des actionnaires et leurs conseils d'administration, est d'augmenter ses "retours sur investissements", et, pour cela, de soumettre les travailleurs salariés au risque majeur du chômage de masse.
Productivité, compétitivité, flexibilité, robotisation, informatisation, délocalisation, management moderne par le stress, attaque des trente cinq heures, tout est mis en œuvre dans un seul but : sortir le maximum de travailleurs du monde du travail, grossir le plus possible le chômage de masse. Celui-ci est devenu en effet, et de manière évidente un objectif, afin d'imposer par la peur aux travailleurs restés en poste, la soumission, la productivité la meilleure, les salaires les plus bas, la diminution des couvertures sociales, et d'obtenir des Etats la prise en compte de toute la souffrance et de toute la misère, qui accompagnent cette politique, " "véritable guerre déclarée par la finance au monde salarié ".
Cette guerre, contrairement à ce qu'on pourrait penser, n'engendre que faiblement la solidarité dans le monde du travail. Malheureusement, en effet, il semble que chacun se courbe et s'échine pour éviter d'être repéré comme élément séditieux ou faible, et être promis à la prochaine charrette pour le Pôle-Emploi. C'est le "sauve qui peut". Dans cette lutte contre le capital-finance, et pour le maintien de son emploi, chacun accepte assez bien que les syndicats ne s'investissent pas davantage pour un combat commun dans la solidarité. Chacun sa clientèle. C'est le chacun pour soi. Partout. La guerre de tous contre tous….: Le rêve pour la finance et les actionnaires. Mais…Quand ils auront vendu ou délocalisé tous les bijoux du monde industriel, ils passeront au "tertiaire". La récolte se poursuivra.
Notre industrie qui a perdu 750.000 emplois ces dix dernières années, notre commerce extérieur, qui a accusé 70 milliards d'Euros de déficit en 2011. La faute à qui ? Bien entendu, les communicants de la pensée unique le savent : c'est le résultat de ce fameux manque de compétitivité. La faute de ces salaires trop élevés, de ces charges sociales trop lourdes…. Alors, les capitalistes-financiers exigent de l'Etat des crédits d' impôts, et les obtiennent sans engagement formel d'aucune contre-partie. Voilà encore l'effort demandé aux contribuables….comme toujours. Et ça marche….
Mais on pourrait en bonne logique poser le problème du manque de compétitivité de notre production de manière différente : pendant que notre commerce extérieur se dégradait, comment les actionnaires ont-ils exercé leur responsabilité ? Dans leurs conseils, les administrateurs si qualifiés et si bien rétribués ont-ils conseillé à leurs mandants, des investissements afin de développer la recherche sur des produits vendables? Ont-ils demandé ou exigé des actionnaires des investissements pour l'innovation ? NON ! Rien de tout cela. Il a fallu que ce soit l'Etat qui mette en place une formule de crédit d'impôt pour la recherche. Les actionnaires se sont contentés de percevoir les dividendes. L'actionnaire d'aujourd'hui ne prend plus de risque, celui-ci doit être assumé par le contribuable. Monde idéal et béni pour le financier !!!
Aujourd'hui, la guerre antisociale est arrivée à un tel paroxysme en France et en Europe du sud, qu' il n'est pas insensé de prévoir une révolte violente des classes populaires. Ce jour-là, il y aura beaucoup de monde aux fenêtres pour saluer cette revanche, ce sursaut de dignité d'un peuple de sacrifiés qu'on aura trompés, malmenés , martyrisés aussi pour nombre d'entre eux. Ce jour-là, il y aura aussi, des très riches aux grandes fortunes indûment amoncelées qui devront courir tremblants, se cacher dans leurs paradis fiscaux.
Il y aura aussi, ce jour-là des élus cachant leur visage, lorsqu'on leur rappellera leur minable défense, invoquant l'impossibilité de connaître le peuple des villes et des régions, quand il s'était agi de limiter leur fonction élective à un seul mandat. Ce jour-là, le peuple ira également à eux, criant ses doléances, pour se faire bien connaître.
Livres: "Homo économicus" de Daniel Cohen.
Et "Le nouveau gouvernement du monde" de Georges Corm.
Les financiers, pour maintenir ou augmenter leurs "retours sur investissements", ont besoin d'une structure mondiale. Ce sera l' OMC qui assurera la bonne définition et le contrôle des règles et normes qui doivent autoriser strictement et rigoureusement en toutes circonstances, et partout, la libre circulation des marchandises et des capitaux. Ainsi, les financiers ont-ils constitué une armée d'oligarques dans le monde, et dans tous les Pays, personnages très riches et puissants, se connaissant et se fréquentant, capables par leurs contacts, d'apprécier le bon fonctionnement de la "machine à sous" et de veiller à l'excellence des bénéfices tirés, soit sur les entreprises elles-mêmes , soit sur les "marchés", et même sur les Etats.
En outre, cette armée d'oligarques tient à sa disposition des bataillons nombreux et efficaces de cols blancs dévoués, dans les grands corps internationaux de gestion économique, d'évaluations, d'estimations, tels que l'ONU, l'UNESCO, l'OIT, l'OCDE, CNUCED, la Banque mondiale, le FMI, l'OMC bien sûr, le personnel cadre des grandes diplomaties mondiales, la BCE et les banques centrales des principaux Pays, les grandes compagnies d'assurances, etc…Tout ce personnel, se connaît, se fréquente, et partage l'ensemble des idées de leurs maîtres, desquels ils reçoivent revenus et avantages exceptionnels pour services rendus. ( voir le livre de Daniel Cohen, "l'Homo Economicus".)
Il est maintenant évident pour tous que le pouvoir politique est soumis à cette oligarchie financière mondiale. Le but de celle-ci, par l'entremise de ses fonds d'investissements ou de pensions, de ses banques, des PDG d'entreprises, des actionnaires et leurs conseils d'administration, est d'augmenter ses "retours sur investissements", et, pour cela, de soumettre les travailleurs salariés au risque majeur du chômage de masse.
Productivité, compétitivité, flexibilité, robotisation, informatisation, délocalisation, management moderne par le stress, attaque des trente cinq heures, tout est mis en œuvre dans un seul but : sortir le maximum de travailleurs du monde du travail, grossir le plus possible le chômage de masse. Celui-ci est devenu en effet, et de manière évidente un objectif, afin d'imposer par la peur aux travailleurs restés en poste, la soumission, la productivité la meilleure, les salaires les plus bas, la diminution des couvertures sociales, et d'obtenir des Etats la prise en compte de toute la souffrance et de toute la misère, qui accompagnent cette politique, " "véritable guerre déclarée par la finance au monde salarié ".
Cette guerre, contrairement à ce qu'on pourrait penser, n'engendre que faiblement la solidarité dans le monde du travail. Malheureusement, en effet, il semble que chacun se courbe et s'échine pour éviter d'être repéré comme élément séditieux ou faible, et être promis à la prochaine charrette pour le Pôle-Emploi. C'est le "sauve qui peut". Dans cette lutte contre le capital-finance, et pour le maintien de son emploi, chacun accepte assez bien que les syndicats ne s'investissent pas davantage pour un combat commun dans la solidarité. Chacun sa clientèle. C'est le chacun pour soi. Partout. La guerre de tous contre tous….: Le rêve pour la finance et les actionnaires. Mais…Quand ils auront vendu ou délocalisé tous les bijoux du monde industriel, ils passeront au "tertiaire". La récolte se poursuivra.
Notre industrie qui a perdu 750.000 emplois ces dix dernières années, notre commerce extérieur, qui a accusé 70 milliards d'Euros de déficit en 2011. La faute à qui ? Bien entendu, les communicants de la pensée unique le savent : c'est le résultat de ce fameux manque de compétitivité. La faute de ces salaires trop élevés, de ces charges sociales trop lourdes…. Alors, les capitalistes-financiers exigent de l'Etat des crédits d' impôts, et les obtiennent sans engagement formel d'aucune contre-partie. Voilà encore l'effort demandé aux contribuables….comme toujours. Et ça marche….
Mais on pourrait en bonne logique poser le problème du manque de compétitivité de notre production de manière différente : pendant que notre commerce extérieur se dégradait, comment les actionnaires ont-ils exercé leur responsabilité ? Dans leurs conseils, les administrateurs si qualifiés et si bien rétribués ont-ils conseillé à leurs mandants, des investissements afin de développer la recherche sur des produits vendables? Ont-ils demandé ou exigé des actionnaires des investissements pour l'innovation ? NON ! Rien de tout cela. Il a fallu que ce soit l'Etat qui mette en place une formule de crédit d'impôt pour la recherche. Les actionnaires se sont contentés de percevoir les dividendes. L'actionnaire d'aujourd'hui ne prend plus de risque, celui-ci doit être assumé par le contribuable. Monde idéal et béni pour le financier !!!
Aujourd'hui, la guerre antisociale est arrivée à un tel paroxysme en France et en Europe du sud, qu' il n'est pas insensé de prévoir une révolte violente des classes populaires. Ce jour-là, il y aura beaucoup de monde aux fenêtres pour saluer cette revanche, ce sursaut de dignité d'un peuple de sacrifiés qu'on aura trompés, malmenés , martyrisés aussi pour nombre d'entre eux. Ce jour-là, il y aura aussi, des très riches aux grandes fortunes indûment amoncelées qui devront courir tremblants, se cacher dans leurs paradis fiscaux.
Il y aura aussi, ce jour-là des élus cachant leur visage, lorsqu'on leur rappellera leur minable défense, invoquant l'impossibilité de connaître le peuple des villes et des régions, quand il s'était agi de limiter leur fonction élective à un seul mandat. Ce jour-là, le peuple ira également à eux, criant ses doléances, pour se faire bien connaître.
Livres: "Homo économicus" de Daniel Cohen.
Et "Le nouveau gouvernement du monde" de Georges Corm.
mercredi 24 octobre 2012
"On" tue l'Europe.
Qui est ce "On" ?… Chacun voit bien que le blocage mortel qui étouffe l'Europe vient de Madame Merkel dont la poigne de fer, crispée, tenant fermement la BCE, refuse que la moindre solidarité s'exprime en direction des Pays du sud Européen. Son intransigeance ne permet dans ces Pays, aucune croissance économique leur permettant d'entrevoir dans un avenir visible, une réduction sensible et significative de leurs déficits et de leur dette souveraine. Ces Pays restent donc voués à supporter cures de rigueur après cures d'austérité et ceci dans une cascade ininterrompue menant à la récession assurée provoquant encore l'augmentation de la dette et plongeant les travailleurs de ces Pays dans un chômage record , et leurs familles dans l'angoisse et la misère.
Comment Madame Merkel peut-elle ne pas voir cet effondrement se produire et bientôt entraîner les révoltes les plus désespérées. Tous les Pays du sud, Grèce, Portugal, Chypre, Espagne, Italie et France demain, sont prêts à perdre toute confiance et à se détourner de cette Europe qui avait tant enthousiasmé les générations précédentes. Où sont les nouveaux projets Erasmus ?….Les coopérations techniques et industrielles comme Airbus-EADS ?…Nous restons aujourd'hui sur le seul résultat mercantile du "chacun pour soi", du "tous contre tous" qui satisfait si bien les banques et les fonds spéculatifs mais désespère les "laissés pour compte", les faibles, les chômeurs sacrifiés à toutes leurs combinaisons financières.
Dans cette Europe mercantile, où trouve-t-on le projet d'harmonisation économique , fiscale, et sociale ? Où sont-ils les projets sérieux et efficaces de régulation des flux financiers et d' interdiction des transferts vers les paradis fiscaux ? Non, décidément , l'Europe qu'on nous prépare n'est pas celle que nous souhaitons. Il faut que Madame Merkel desserre son poing crispé sur la BCE et que le Président Hollande lui fasse fermement entendre la volonté et les souhaits des Pays du sud. Les responsables Européens doivent prendre conscience de la renaissance des nationalismes . Qu'ils se souviennent , comme l'a dit Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, que ce n'est pas l'inflation qui amena Hitler au pouvoir, mais le chômage et la misère.
Durant cette phase périlleuse pour l'Europe, a-t-on entendu Mr. Von Rumpuy ? Mr.Barroso ? Mme Ashley ? Cette dernière a-t-elle défendu l'Europe lorsque Mr. Cameron, Premier ministre de Sa Majesté , déroulait, impudent, le tapis rouge sous les pieds des chefs d'entreprise français désireux de s'évader fiscalement au Royaume-Uni ? Non, décidément, il y a des Commissaires qui laissent filer leurs responsabilités européennes au fil de l'eau. L'Europe se noie dans l'idéologie néolibérale la plus stricte et la plus inhumaine , cadenassée comme une bureaucratie soviétique, et dominée par le visage fermé et buté de Madame Merkel .
Si nous sommes sévères dans nos critiques aujourd'hui, c'est que nous sommes profondément Européens et qu'il nous est pénible de voir se déliter un merveilleux projet que des efforts de soixante ans ont mené à bien, jusqu'à cette crise venue des USA en 2008. Les nationalismes qui se lèvent risquent de faire ressurgir des conflits et des rancoeurs que le travail des générations passées croyaient avoir enterrés à jamais.
Qui porte aujourd'hui ce grand et magnifique projet d'un avenir Européen solidaire et harmonieux pour la jeunesse ? Où sont les Pédagogues d'une Citoyenneté Européenne ? Qu'en dit le Parlement de Strasbourg ? Exige-t-il sa part de responsabilités démocratiques ? Réclame-t-il le pouvoir de contester les décisions de ces Commissaires de Bruxelles, non-élus, transparents et sans voix ?
Les silences des uns et les obstinations butées des autres risquent de porter devant l'Histoire la responsabilité d'un échec monstrueux, celui de l'Europe, si rien ne vient corriger très vite ce glissement de l'édifice vers sa ruine.
(Remarque: On apprend aujourd'hui que l'Allemagne gèle le versement de la 2ème tranche d'aide au financement de l' A350, soit 600 Millions d'Euros,alors que les autres participants à Airbus ont déjà versé leur quote-part. Voilà un épisode qui rappelle tristement le " I want my money back " de Mme Thatcher. L'autoritarisme s'épanouit.)
Comment Madame Merkel peut-elle ne pas voir cet effondrement se produire et bientôt entraîner les révoltes les plus désespérées. Tous les Pays du sud, Grèce, Portugal, Chypre, Espagne, Italie et France demain, sont prêts à perdre toute confiance et à se détourner de cette Europe qui avait tant enthousiasmé les générations précédentes. Où sont les nouveaux projets Erasmus ?….Les coopérations techniques et industrielles comme Airbus-EADS ?…Nous restons aujourd'hui sur le seul résultat mercantile du "chacun pour soi", du "tous contre tous" qui satisfait si bien les banques et les fonds spéculatifs mais désespère les "laissés pour compte", les faibles, les chômeurs sacrifiés à toutes leurs combinaisons financières.
Dans cette Europe mercantile, où trouve-t-on le projet d'harmonisation économique , fiscale, et sociale ? Où sont-ils les projets sérieux et efficaces de régulation des flux financiers et d' interdiction des transferts vers les paradis fiscaux ? Non, décidément , l'Europe qu'on nous prépare n'est pas celle que nous souhaitons. Il faut que Madame Merkel desserre son poing crispé sur la BCE et que le Président Hollande lui fasse fermement entendre la volonté et les souhaits des Pays du sud. Les responsables Européens doivent prendre conscience de la renaissance des nationalismes . Qu'ils se souviennent , comme l'a dit Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, que ce n'est pas l'inflation qui amena Hitler au pouvoir, mais le chômage et la misère.
Durant cette phase périlleuse pour l'Europe, a-t-on entendu Mr. Von Rumpuy ? Mr.Barroso ? Mme Ashley ? Cette dernière a-t-elle défendu l'Europe lorsque Mr. Cameron, Premier ministre de Sa Majesté , déroulait, impudent, le tapis rouge sous les pieds des chefs d'entreprise français désireux de s'évader fiscalement au Royaume-Uni ? Non, décidément, il y a des Commissaires qui laissent filer leurs responsabilités européennes au fil de l'eau. L'Europe se noie dans l'idéologie néolibérale la plus stricte et la plus inhumaine , cadenassée comme une bureaucratie soviétique, et dominée par le visage fermé et buté de Madame Merkel .
Si nous sommes sévères dans nos critiques aujourd'hui, c'est que nous sommes profondément Européens et qu'il nous est pénible de voir se déliter un merveilleux projet que des efforts de soixante ans ont mené à bien, jusqu'à cette crise venue des USA en 2008. Les nationalismes qui se lèvent risquent de faire ressurgir des conflits et des rancoeurs que le travail des générations passées croyaient avoir enterrés à jamais.
Qui porte aujourd'hui ce grand et magnifique projet d'un avenir Européen solidaire et harmonieux pour la jeunesse ? Où sont les Pédagogues d'une Citoyenneté Européenne ? Qu'en dit le Parlement de Strasbourg ? Exige-t-il sa part de responsabilités démocratiques ? Réclame-t-il le pouvoir de contester les décisions de ces Commissaires de Bruxelles, non-élus, transparents et sans voix ?
Les silences des uns et les obstinations butées des autres risquent de porter devant l'Histoire la responsabilité d'un échec monstrueux, celui de l'Europe, si rien ne vient corriger très vite ce glissement de l'édifice vers sa ruine.
(Remarque: On apprend aujourd'hui que l'Allemagne gèle le versement de la 2ème tranche d'aide au financement de l' A350, soit 600 Millions d'Euros,alors que les autres participants à Airbus ont déjà versé leur quote-part. Voilà un épisode qui rappelle tristement le " I want my money back " de Mme Thatcher. L'autoritarisme s'épanouit.)
dimanche 7 octobre 2012
Erreurs de castings et autres faiblesses
Dans toutes les périodes de grands troubles, sociaux ou économiques, la Société Française d'abord patiente et légitimiste, finit, si les difficultés persistent, par se montrer impatiente et très vite, manifeste son exaspération et son rejet. On en est là aujourd'hui.
La crise de 2008 dure et perdure sans que l'on voie l'ombre d'une solution radicale se profiler. Pire, tous les analystes économiques s'accordent à dire que l'année 2013 verra s'enfler le chômage dans des proportions inédites encore, du fait d'un projet de budget établi avec une croissance trop optimiste de 0,8% du PIB. Cette déferlante de chômage arrivera accompagnée de son cortège habituel et désolant d'angoisses, de misères et de désespoirs.
Dans ces périodes de grands troubles, il faut nécessairement de fortes personnalités, au charisme mobilisateur, au caractère bien trempé, déterminé, courageux et prêt à se confronter sans faiblesse à tous les aléas, à toutes les oppositions quelles qu'elles soient. Seul compte à cet instant pour le Président, le Premier Ministre ou le Guide qui a été investi de l'autorité et du devoir de réussite, l'objectif à atteindre. Ce fut le cas historique du Général De Gaulle qui annonça sans détour et sans faiblesse que la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille. C'est ça le courage.
Aujourd'hui, hélas, on observe un exécutif tâtonnant, hésitant, corrigeant ses déclarations fausses ou imprudentes, sur des sujets très divers mais néanmoins importants comme les nouveaux impôts et ceux qui y seront soumis, la CSG, la séparation des activités des banques, la renégociation du traité budgétaire européen, l'impôt sur les plus-values de revente des sociétés (affaire des pigeons) etc….
On en vient maintenant plus précisément aux erreurs de "castings".
Le code des impôts Français est un monstre qui détient très vraisemblablement le record du monde de la complication inextricable avec, de plus, 250 niches fiscales au moins, qui forme un ensemble inespéré sur lequel les grandes fortunes et les grandes Sociétés industrielles et commerciales, peuvent, avec l'aide très onéreuse de conseillers fiscaux, trouver une "optimisation" à leur contribution fiscale, et même, souvent, faire quelques transferts discrets vers des paradis fiscaux. Ces Paradis dont on nous avait promis la suppression pure et simple !!… On voit aujourd'hui que la grande révolution fiscale que laissait espérer la belle étude de Thomas Piketty et ses co-auteurs Saez et Landais, n'est pas pour demain,...Par manque de courage et d'ambition. Les tricheurs peuvent continuer à s'enrichir en volant l'Etat et les Français. Eux seuls sauront lire ce monument appelé "code des impôts", que notre Ministre du budget Jérôme Cahuzac s'attache à compliquer encore. Voilà pour la première erreur de casting.
La deuxième erreur de "casting" que je voulais signaler est celle de la Ministre de la réforme sociale, de la décentralisation et de la fonction publique. Quand on survole le livre de René Dosière , voyant tout l'argent qu'il y aurait à gagner en rationalisant les services, en supprimant tous les doublons, en simplifiant ce mille-feuille imbécile de strates bureaucratiques allant de la Commune Paysanne de 250 habitants, à la Région Ile-de-France, en passant par toutes sortes de Cantons , Intercommunalités, Départements, Métropoles Régionales, Régions, tout cela avec des statuts et missions très fluctuants n'obéissant à aucune rationalisation bien évidente, et en tout cas, généralement inconnus du Citoyen.
Là encore, sans faire de jugement téméraire à l'encontre de la Ministre Marylise Lebranchu, on comprend que pour refondre tout ce méli-mélo pyramidal, il y faudrait un Super-Ministre, gros bras, fortement structuré et charpenté par une exceptionnelle autorité, sachant braver et dépasser tous les petits intérêts particuliers des centaines et des milliers de conseillers élus, chacun prêt à défendre pied à pied sa place et son petit privilège, tous prêts à recourir à l'arbitrage de toutes les hiérarchies possibles. Sans mal et sans risques, on voit d'ici les retards provoqués et les divagations apportées à cette réforme et ses simplifications , qui pourtant, compte tenu des économies promises qu'elle porte, reste impérative. ( en anecdote cet exemple de collectivité locale qui a été contrainte de désigner quarante Vice-Présidents.!!!)On en restera vraisemblablement sur ce point, à une mini-réforme, par manque de courage et d'ambition.
Le troisième point sur lequel on peut réfléchir est le ministère tenu par Michel Sapin. De nombreux analystes s'accordent à observer, je l'ai dit plus haut, que la prévision de croissance prise pour construire le budget 2013, soit 0,8% du PIB, était trop optimiste et qu''il fallait s'attendre à une explosion du chômage à la fin de cette année 2013, contrairement à ce qu'a annoncé Le Président Hollande. A plus long terme, de nombreux analystes, de droite comme de gauche s'accordent à dire que le partage du travail deviendra nécessaire. Faudra-t-il dire ,un jour, aux grands stratèges néo-libéraux : " Vous n'avez pas aimé les trente cinq heures, nous allons faire " les trente deux heures en quatre jours". Pierre Larrouturou dans son livre en a parlé et ce système "trente deux heures sur quatrejour" existe déjà dans certaines entreprises Allemandes et même Françaises. Pierre Larrouturou aurait dû figurer au cabinet de Michel Sapin. Là encore, il n'y aura, (nous en avons peur), ni courage, ni ambition. Dommage, car les attentes sont grandes....
dimanche 16 septembre 2012
Maintenant ....C'est quand ?
Lors de son intervention du 09/09/12, sur TF1, le ton du Président a été notablement corrigé, rendu plus mordant, plus volontaire. Mais, à part la promesse de l'inversion de la courbe du chômage, on est resté sur sa faim. Hors les contrats de génération insuffisants, on ne voit pas ce qui pourra créer une vraie relance de l'économie, et cette inversion.
J'en reviens au problème du logement. Une vérité de l'économie réelle, devenue proverbe dit : " quand le bâtiment va, tout va !" Alors , il fallait d'urgence décréter le doublement du plafond des livrets de Caisse d'Epargne, sans tergiverser et se lancer dans un programme national de libération des terrains , de démolitions de taudis insalubres, de mise sur pied de programmes de construction volontaires , et tout d'abord , dans les communes très loin du quota de 20% de logements sociaux rendus légalement obligatoires depuis longtemps, (quota passé à 25% depuis peu.) fusse par le recours à l'expropriation pour cause d'utilité publique. Ce problème scandaleux doit être mené et résolu comme une GUERRE !
Oui, il ne sert à rien de venir verser des larmes de crocodile sur les morts dans les incendies de taudis qui se produisent régulièrement, alors que l'on assiste à une inaction obstinée de tous les gouvernements et de tous les ministres en charge du logement depuis 60 ans. Car cette crise honteuse du logement dure depuis 60 ans en France. Ce qui fit les affaires des fortunés qui ont pu spéculer sur ce manque, entretenu par l'inaction des vrais coupables : "Ceux qui avaient le pouvoir de faire et qui n'ont rien fait."
Voilà, un programme que le Président aurait pu annoncer, avec , dans l'année, création de centaines de milliers d'emplois, en bureaux d'études, en chantiers de démolitions , et de constructions, avec des crédits pris sur les mêmes sources du Crédit Foncier et de la C.D.E.C. pour l'amélioration et l'isolation des bâtiments anciens et des constructions d' H.L.M.
J'entends vos remarques : Ce n'est pas si simple, il n'y connaît rien, Il ne fait que proférer des YAKA.... Cette défense est pauvre et puérile, celle des impuissants.
Je poursuis en précisant ce qu'on aurait aimé entendre :
Sur l'ennemi, "la finance" : où en est le projet de séparation des activités d'affaires et de spéculation des banques, d'une part, de leurs activités de dépôt et de prêts à l'économie réelle, d'autre part ?
Où en est la fermeture des transferts juteux qui s'opèrent avec les paradis fiscaux ?
Où en est la mise en application de la taxe TOBIN sur toutes les transactions financières, avec un taux significatif ?
Les "marchés" et les fonds spéculatifs ont accaparé des sommes énormes depuis la crise de 2007, On parle de 700 à 1000 milliards de Dollars, détournés et pris sur l'économie réelle. Que prévoit-on pour assécher cette fuite scandaleuse ? Que prévoit-on pour récupérer ces sommes d'argent volé ?
Que fait-on pour interdire les "ventes à découvert" et les transactions haute fréquence, faites par des ordinateurs commandés par des algorithmes mystérieux ?
Qu'en est-il de ces promesses, jetées au vent, de régulation de la finance folle ?
Qu'en est-il de la concurrence mondialisée non faussée ? Alors que la réalité nous montre un appel d'offres relancé trois fois par les USA, jusqu'à ce que BOEING en sorte vainqueur, au détriment d' AIRBUS ( marché des avions ravitailleurs).
Qu'en est-il de l'équilibre des transactions commerciales entre les pays, Chine et France ? Chine et Europe ? par exemple.
Pourquoi, tout à coup, ce changement de langage, où au lieu de croissance, on nous reparle d'économies de l'Etat, d'augmentation d'impôts pour tous, d'économies sur la sécurité sociale ?
Pourquoi avait-on aboli le mot "RIGUEUR", alors qu'aujourd'hui on exige des travailleurs flexibilité et compétitivité, ce qui signifie exactement la même chose : la "RIGUEUR" à exercer contre eux , jusqu'à l'abîme délirant et prévisible de la récession la plus profonde ?
Pourquoi le pouvoir politique démocratiquement élu, se soumet-il toujours au pouvoir de la finance apatride et ses traders, comme le font les gnomes de Bruxelles ? Que devient la Démocratie , en France et en Europe ?
Pourquoi l' Etat Français ne peut-il pas récupérer une bonne centaine de milliards d'euros sur tout l'argent volé par les "marchés", les fonds spéculatifs et les exilés fiscaux , depuis 2007 ?
Quand la France osera-t-elle dire à Mme Merkel qu'il n'est pas bon d'exacerber l'hostilité de l'Europe du nord contre l'Europe du sud, que nous voulons une Europe solidaire, que nous la voulons prospère de manière juste et égale dans toutes ses parties, et que la BCE doit exercer un pouvoir de contrôle, de régulation et d'équilibre sur tous les intervenants financiers Européens, comme la FED Américaine le fait aux USA, pour le plus grand bien de tous les Américains qui supportent pourtant une dette souveraine exceptionnelle, une sorte de record du monde ?
Quand la France osera-t-elle dire à Mme Merkel, comme le dit l'économiste Joseph STIGLITZ, prix NOBEL, "ce n'est pas l'inflation qui a porté HITLER au pouvoir, mais le chômage et la misère" ?
Et, enfin, où sont les belles phrases qui enflammaient les foules au Bourget, et qui promettaient l'avènement de la justice, et de l'égalité ?
Qu'attend-on, enfin, pour répondre à toutes ces questions ?
Attend-on, que déçu, désabusé, pressuré de rigueurs et d'austérités successives, le Peuple se rebelle, se révolte, s'enflamme et dresse sur toutes les places publiques des tribunaux populaires où s'exercera sa justice que la légalité républicaine et démocratique, lui aura si longtemps refusée ? Oui, il est temps de répondre à cette question :
MAINTENANT , C'EST QUAND ? Le Peuple n'attendra pas le dernier jour du Quinquennat, pour exiger réponses , et porter son jugement. Sans signal fort, déceptions et désaffection emporteraient, bien avant, tout espoir de gouvernement dans la durée, et sans doute aussi, l'unité du PS.
J'en reviens au problème du logement. Une vérité de l'économie réelle, devenue proverbe dit : " quand le bâtiment va, tout va !" Alors , il fallait d'urgence décréter le doublement du plafond des livrets de Caisse d'Epargne, sans tergiverser et se lancer dans un programme national de libération des terrains , de démolitions de taudis insalubres, de mise sur pied de programmes de construction volontaires , et tout d'abord , dans les communes très loin du quota de 20% de logements sociaux rendus légalement obligatoires depuis longtemps, (quota passé à 25% depuis peu.) fusse par le recours à l'expropriation pour cause d'utilité publique. Ce problème scandaleux doit être mené et résolu comme une GUERRE !
Oui, il ne sert à rien de venir verser des larmes de crocodile sur les morts dans les incendies de taudis qui se produisent régulièrement, alors que l'on assiste à une inaction obstinée de tous les gouvernements et de tous les ministres en charge du logement depuis 60 ans. Car cette crise honteuse du logement dure depuis 60 ans en France. Ce qui fit les affaires des fortunés qui ont pu spéculer sur ce manque, entretenu par l'inaction des vrais coupables : "Ceux qui avaient le pouvoir de faire et qui n'ont rien fait."
Voilà, un programme que le Président aurait pu annoncer, avec , dans l'année, création de centaines de milliers d'emplois, en bureaux d'études, en chantiers de démolitions , et de constructions, avec des crédits pris sur les mêmes sources du Crédit Foncier et de la C.D.E.C. pour l'amélioration et l'isolation des bâtiments anciens et des constructions d' H.L.M.
J'entends vos remarques : Ce n'est pas si simple, il n'y connaît rien, Il ne fait que proférer des YAKA.... Cette défense est pauvre et puérile, celle des impuissants.
Je poursuis en précisant ce qu'on aurait aimé entendre :
Sur l'ennemi, "la finance" : où en est le projet de séparation des activités d'affaires et de spéculation des banques, d'une part, de leurs activités de dépôt et de prêts à l'économie réelle, d'autre part ?
Où en est la fermeture des transferts juteux qui s'opèrent avec les paradis fiscaux ?
Où en est la mise en application de la taxe TOBIN sur toutes les transactions financières, avec un taux significatif ?
Les "marchés" et les fonds spéculatifs ont accaparé des sommes énormes depuis la crise de 2007, On parle de 700 à 1000 milliards de Dollars, détournés et pris sur l'économie réelle. Que prévoit-on pour assécher cette fuite scandaleuse ? Que prévoit-on pour récupérer ces sommes d'argent volé ?
Que fait-on pour interdire les "ventes à découvert" et les transactions haute fréquence, faites par des ordinateurs commandés par des algorithmes mystérieux ?
Qu'en est-il de ces promesses, jetées au vent, de régulation de la finance folle ?
Qu'en est-il de la concurrence mondialisée non faussée ? Alors que la réalité nous montre un appel d'offres relancé trois fois par les USA, jusqu'à ce que BOEING en sorte vainqueur, au détriment d' AIRBUS ( marché des avions ravitailleurs).
Qu'en est-il de l'équilibre des transactions commerciales entre les pays, Chine et France ? Chine et Europe ? par exemple.
Pourquoi, tout à coup, ce changement de langage, où au lieu de croissance, on nous reparle d'économies de l'Etat, d'augmentation d'impôts pour tous, d'économies sur la sécurité sociale ?
Pourquoi avait-on aboli le mot "RIGUEUR", alors qu'aujourd'hui on exige des travailleurs flexibilité et compétitivité, ce qui signifie exactement la même chose : la "RIGUEUR" à exercer contre eux , jusqu'à l'abîme délirant et prévisible de la récession la plus profonde ?
Pourquoi le pouvoir politique démocratiquement élu, se soumet-il toujours au pouvoir de la finance apatride et ses traders, comme le font les gnomes de Bruxelles ? Que devient la Démocratie , en France et en Europe ?
Pourquoi l' Etat Français ne peut-il pas récupérer une bonne centaine de milliards d'euros sur tout l'argent volé par les "marchés", les fonds spéculatifs et les exilés fiscaux , depuis 2007 ?
Quand la France osera-t-elle dire à Mme Merkel qu'il n'est pas bon d'exacerber l'hostilité de l'Europe du nord contre l'Europe du sud, que nous voulons une Europe solidaire, que nous la voulons prospère de manière juste et égale dans toutes ses parties, et que la BCE doit exercer un pouvoir de contrôle, de régulation et d'équilibre sur tous les intervenants financiers Européens, comme la FED Américaine le fait aux USA, pour le plus grand bien de tous les Américains qui supportent pourtant une dette souveraine exceptionnelle, une sorte de record du monde ?
Quand la France osera-t-elle dire à Mme Merkel, comme le dit l'économiste Joseph STIGLITZ, prix NOBEL, "ce n'est pas l'inflation qui a porté HITLER au pouvoir, mais le chômage et la misère" ?
Et, enfin, où sont les belles phrases qui enflammaient les foules au Bourget, et qui promettaient l'avènement de la justice, et de l'égalité ?
Qu'attend-on, enfin, pour répondre à toutes ces questions ?
Attend-on, que déçu, désabusé, pressuré de rigueurs et d'austérités successives, le Peuple se rebelle, se révolte, s'enflamme et dresse sur toutes les places publiques des tribunaux populaires où s'exercera sa justice que la légalité républicaine et démocratique, lui aura si longtemps refusée ? Oui, il est temps de répondre à cette question :
MAINTENANT , C'EST QUAND ? Le Peuple n'attendra pas le dernier jour du Quinquennat, pour exiger réponses , et porter son jugement. Sans signal fort, déceptions et désaffection emporteraient, bien avant, tout espoir de gouvernement dans la durée, et sans doute aussi, l'unité du PS.
jeudi 6 septembre 2012
L'Europe de Mme Merkel ?... On n'en veut pas !!!
Si la signature du TSCG, (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) signifie poursuivre dans la voie d'une Europe où certains Pays seraient dominateurs , l'Allemagne étant son chef de file , et tous les autres Pays restant voués au mépris et à l'écrasement arrogant des premiers, cette situation appelée à s'éterniser durant les trente années à venir ? Non, Mme Merkel. De cette Europe nous ne voulons pas.
Les exemples d'autoritarisme et de dictature politique et économique que vous avez connus dans votre jeunesse , doivent être oubliés. Nous considérons, nous, que la dictature de la finance occidentale d'aujourd'hui, n'est pas meilleure que celle des communistes sous Staline ou Brejnev. Elles produisent autant de malheureux et de sacrifiés, pour le seul profit d'une minorité insatiable, égoïste et cupide. Cette minorité qui prend l' Etat sous sa coupe, n'a pour seule morale que l'argent et le paraître qui lui procurent ainsi, "Puissance et Considération".
Ce n'est pas là, la Société Européenne dont nous rêvons. Nous en sommes restés, nous, pauvres naïfs, au projet humaniste rêvé par De Gaulle et Adenauer, d'une Europe qui se souvient de ses drames passés du vingtième siècle. Partant de cette haute volonté, ils ont laissé se former dans les esprits de tous, un IDEAL. Celui d'une Europe solidaire où tous ses pays seraient également considérés, où toutes ses provinces bénéficieraient des mêmes attentions, des mêmes projets de développement et des mêmes protections sociales. La solidarité ne se partage pas : il n'y a pas celle entre les riches et celle entre les pauvres. Il n'y en a qu'une seule : celle qui s'impose entre tous les Européens et Européennes, citoyens égaux par nature.
Nous répétons fortement : l'Europe des profiteurs , des spéculateurs, des cupides, des égoïstes, des voleurs qui se gavent au détriment des travailleurs, seuls producteurs de richesses, par leurs combinaisons et trafics malfaisants entre leurs "marchés" et les paradis fiscaux, NOUS N'EN VOULONS PAS !!!
Le président Hollande a fait ajouter "de haute lutte", paraît-il, au traité RSCG, un volet croissance. Nous posons ces questions :
Combien d'argent exactement?
Pour faire quoi? Quels projets? Où?
Quand cet argent sera-t-il dépensé?
Combien d'emplois permanents induits? Où?
Ces quelques questions laissées sans réponse nous disent que rien n'est fait. Que ce ne sont que mots jetés au vent .
D'une Europe de gens sans citoyenneté réelle, jetés les uns contre tous les autres, des gagnants écrasant les perdants dans un jeu aux dés pipés, nous ne voulons pas. Nous attendons et souhaitons une Europe au gouvernement démocratique, juste, où tous les Pays, toutes les provinces, tous les Européens seront également considérés et servis.
Et puisque notre Ministre Vincent Peillon veut introduire à nouveau les notions de morale laïque dans notre enseignement, il serait urgent qu'il introduise ces cours obligatoires de morale dans les facultés et les écoles supérieures de commerce, de gestion et d'économie, qui en ont terriblement besoin. L'attitude et les comportements de nos chefs d'entreprises les plus élevés, et les économistes stars des écrans télé, témoignent d'un manque évident et cruel de morale chez cette population qui prétend pourtant au respect et souvent aux décorations.
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