Ce texte a été écrit et transmis le 06/07/07.
2007 nous a donné à entendre un nouveau langage, à découvrir une forte volonté d'écoute et d'adaptation à ce que souhaite le peuple, et aussi une claire compréhension de ce que vivent les gens, en somme, un souffle nouveau qui se traduisit très vite en enthousiasme général qui seul annonce les victoires. Cette promesse avait même amené certains sondages à prédire la victoire de Ségolène Royal.
Le temps a passé. Ce fut la défaite. Reste à comprendre et à rebâtir.
Pour demain, la force d'opposition et de résistance n'est pas suffisante. Elle peut même devenir, à force, un handicap quand elle devient conservatrice, et s'oppose aveuglément à toutes réformes que la gauche portait si vaillamment lorsqu'on l'assimilait encore au " progressisme".
Le PS est manifestement sur une mauvaise pente et si ce glissement se poursuit, il se sclérosera et disparaîtra peu à peu comme le PC. S'isoler conduit inexorablement à ce destin. C'est vrai aussi pour Ségolène Royal. Si elle veut faire seule contre tous, avoir raison seule contre tous, elle sèmera le doute et subira la désaffection. Le temps à passer avant une nouvelle période d'euphorie est long et traître. Ce n'est pas se renier que de participer, écouter, s'entourer de fortes compétences, confronter et défendre ses idées, devant tous, sans mépris, mais bravement et fermement.
Prétendre maintenir fervent, durant cinq ans, l'enthousiasme suscité en 2007, c'est se leurrer. Il faut une respiration. Ce temps d'apaisement doit être mis à profit pour effectuer les changements de fond nécessaires, et comprendre cette société qui a bougé sans que le PS dans sa rhétorique rigide s'en aperçoive. On doit comprendre que les espoirs d'hier ne sont plus seuls, mais sont parfois remplacés par d'autres tout aussi nécessaires. On doit voir que les solidarités d'autrefois lassées par des déceptions trop nombreuses et trop profondes, ont laissé place à des espérances individuelles tout aussi légitimes et impérieuses. Les solidarités nouvelles à trouver et à défendre ne sont plus exclusivement les corporatismes souvent égoïstes d'hier, mais doivent traverser horizontalement des familles sociales et professionnelles qui souffrent des mêmes manques, des mêmes blessures et des mêmes rigueurs. Sur tous les problèmes de société, les statuts, les droits acquis, les niches fiscales, la sécurité, le logement, l'emploi, la sécurité sociale, le chômage et son indemnisation, la retraite, la politique industrielle, l'éducation, le budget et la dette de l'Etat, etc...il convient de porter un oeil neuf, objectif, sans a priori. Une certaine inhibition paralyse nos pensées par crainte de se faire soupçonner "d'être de droite" : Un vrai blocage intellectuel quasi sectaire.
Les campagnes d'élections trop longues érodent, épuisent les enthousiasmes. Les répétitions trop nombreuses des mêmes phrases, des mêmes slogans finissent par lasser sans que les messages essentiels aient pu être retenus. De toutes ces interviews, déclarations, discours, il n'est bientôt plus resté que les petites phrases assassines des faux amis et celles des journalistes truqueurs faisant de la communication pour leurs maîtres, plutôt que de l'information.
La participation exceptionnelle à l'élection présidentielle n'est pas étrangère à l'élan nouveau apporté par les adhérents à "20" euros. Il ne faut pas les mépriser. Ceux-ci ont permis au PS de mieux représenter le Pays dans sa diversité, de mieux le sentir, mieux le comprendre. Ils ne sont pas étrangers non plus au vote des 17 millions d'électeurs qui se sont portés sur la candidate du PS. Ces militants n'ont peut-être pas été suffisamment présents aux réunions de section ou sur les marchés, mais ils ont travaillé efficacement autour d'eux, dans leur famille, et dans leur environnement familial, amical ou professionnel. Qu'on cesse de les ignorer et au contraire, écoutons ces nouveaux discours qui viennent de Français tout aussi profondément et sincèrement " de gauche ". Sans cela, le risque existe d'où pourrait survenir une sclérose mortelle. Avec les nouveaux adhérents à "20" euros, oublions les dogmes surannés aveuglants. L'histoire nous offre ses leçons, mais l'avenir est neuf. Toujours neuf.
dimanche 26 octobre 2008
lundi 13 octobre 2008
LA RAZZIA....et la GREVE DES BANQUIERS.
Après mille déclarations de sommités internationales, de chefs d'etats et de gouvernements, de ministres... etc.., du monde entier, qui se veulent rassurantes et qui ne font qu' aggraver la méfiance, on est conduit à se poser des questions sur la volonté réelle et cachée du MARCHE, ce monstre froid, immatériel, sans chair ni os, et qui, par ses crises périodiques sait si bien enrichir quelques privilégiés et affamer des multitudes.
D'abord, je ne crois pas à son immatérialité: je pense au contraire que derrière ce mot MARCHE, se cache la volonté de personnages bien réels qui, par leur jeu, conduisent les affaires et influencent les cours de bourse par des mouvements d'achats et de vente très bien calculés et renseignés. En ce qui concerne la "crise actuelle" on peut émettre plusieurs réflexions:
. Tout d'abord, les financiers ayant entendu qu'on leur promettait davantage de contrôle, de surveillance, de la régulation, et même des sanctions pour l'avenir, ils continuent à laisser chuter les cours, voulant à l'avance et en compensation, se "couvrir" le mieux possible, en exigeant des Etats l'introduction de plus de liquidités dans le Système, à savoir l'argent des contribuables sous forme de participation au capital des banques.
. Autre réflexion: Les grands investisseurs " joueurs", considérant que les petits épargnants ( la classe moyenne en général ) n'avaient pas encore remis suffisamment d'argent "au pot" de la loterie du grand CASINO, par la vente à perte de leurs économies, et pour encourager ce flux, ils continuent à se tenir à l'écart du jeu, attendant que les Etats soient obligés de leur offrir en plus, la dépollution du Système aux frais des contribuables, par le rachat de toutes les valeurs "toxiques" que ces financiers eux-mêmes ont mises sur le marché par la titrisation et autres astuces trompeuses. Cela est envisagé aux USA.
. Les banques ayant joué au Casino, refusent de se prêter mutuellement des fonds, refusent d'exercer leur métier : ELLES FONT GRÊVE. Elles attendent que les Etats ( les contribuables) garantissent ces prêts, se portant en quelque sorte caution pour les emprunteurs.
. Une fois l'argent du contribuable suffisamment engagé, une fois la RAZZIA faite, les jeux du GRAND CASINO MONDIALISE pourront reprendre. Alors, les actions seront rachetées en masse, à vil prix, promettant pour l'avenir de juteux bénéfices et dividendes aux acheteurs, puissants financiers, qui, une fois de plus , auront imposé leur loi aux Etats.
Bien sûr, on me dira: tout est affaire de confiance. Oui, mais celle-ci peut être stimulée ou ébranlée par quelques déclarations ou manoeuvres bien préparées et combinées, faussant le jeu. Le monde des affaires en est plein.
On pourra me dire aussi que je fantasme. Je répondrai alors que dans un monde d'inégalité et d' injustice, on est autorisé à douter de ce qu'on nous annonce comme limpide. Plus que jamais la lucidité et l'esprit critique s'imposent.
Aux dernières nouvelles, ce matin, la garantie des Etats aux prêts interbancaires étant acquise, la bourse a repris vie. La preuve est faite que "chez ces gens-là" on veut continuer à jouer, mais avec l'argent des autres et sans risque de perdre.
D'abord, je ne crois pas à son immatérialité: je pense au contraire que derrière ce mot MARCHE, se cache la volonté de personnages bien réels qui, par leur jeu, conduisent les affaires et influencent les cours de bourse par des mouvements d'achats et de vente très bien calculés et renseignés. En ce qui concerne la "crise actuelle" on peut émettre plusieurs réflexions:
. Tout d'abord, les financiers ayant entendu qu'on leur promettait davantage de contrôle, de surveillance, de la régulation, et même des sanctions pour l'avenir, ils continuent à laisser chuter les cours, voulant à l'avance et en compensation, se "couvrir" le mieux possible, en exigeant des Etats l'introduction de plus de liquidités dans le Système, à savoir l'argent des contribuables sous forme de participation au capital des banques.
. Autre réflexion: Les grands investisseurs " joueurs", considérant que les petits épargnants ( la classe moyenne en général ) n'avaient pas encore remis suffisamment d'argent "au pot" de la loterie du grand CASINO, par la vente à perte de leurs économies, et pour encourager ce flux, ils continuent à se tenir à l'écart du jeu, attendant que les Etats soient obligés de leur offrir en plus, la dépollution du Système aux frais des contribuables, par le rachat de toutes les valeurs "toxiques" que ces financiers eux-mêmes ont mises sur le marché par la titrisation et autres astuces trompeuses. Cela est envisagé aux USA.
. Les banques ayant joué au Casino, refusent de se prêter mutuellement des fonds, refusent d'exercer leur métier : ELLES FONT GRÊVE. Elles attendent que les Etats ( les contribuables) garantissent ces prêts, se portant en quelque sorte caution pour les emprunteurs.
. Une fois l'argent du contribuable suffisamment engagé, une fois la RAZZIA faite, les jeux du GRAND CASINO MONDIALISE pourront reprendre. Alors, les actions seront rachetées en masse, à vil prix, promettant pour l'avenir de juteux bénéfices et dividendes aux acheteurs, puissants financiers, qui, une fois de plus , auront imposé leur loi aux Etats.
Bien sûr, on me dira: tout est affaire de confiance. Oui, mais celle-ci peut être stimulée ou ébranlée par quelques déclarations ou manoeuvres bien préparées et combinées, faussant le jeu. Le monde des affaires en est plein.
On pourra me dire aussi que je fantasme. Je répondrai alors que dans un monde d'inégalité et d' injustice, on est autorisé à douter de ce qu'on nous annonce comme limpide. Plus que jamais la lucidité et l'esprit critique s'imposent.
Aux dernières nouvelles, ce matin, la garantie des Etats aux prêts interbancaires étant acquise, la bourse a repris vie. La preuve est faite que "chez ces gens-là" on veut continuer à jouer, mais avec l'argent des autres et sans risque de perdre.
dimanche 5 octobre 2008
PARADIS.
En ces temps troublés pour les banques, les fonds, les assurances et tout le système financier, il serait intéressant de connaître avec une approximation suffisante le volume des mouvements d' argent qui se font , chaque semaine ou chaque mois, vers les paradis fiscaux européens ou exotiques , cela depuis la France par exemple. Qui peut nous renseigner sur ce point ?....Les journalistes d'investigation, bien sûr !!
Mais voilà, les volontaires ne se précipitent pas sur ce sujet. Pourquoi ?
. Par incapacité à comprendre tous les artifices et arcanes de la grande et discrète finance internationale ?
. Par manque de courage devant les risques encourus, sans doute plus radicaux que dans le cadre d'enquêtes sur le milieu politico-people , eu égard au caractère souvent occulte et illégal des transactions vers ces paradis.
. Cependant les grands Reporters qui vont sur les champs de bataille ne manquent pas de courage, et y prennent souvent des risques extrêmes réels.
Alors, pourquoi si peu d'information sur les paradis fiscaux, LEURS CLIENTS ET LEURS METHODES ? Pourquoi ? Les moyens de dissuasion sont-ils , à l'encontre des curieux, si radicaux que rien ne puisse transpirer ?
Et pourtant, tout savoir sur ces paradis fournirait la clé pour y mettre un peu de morale et d'humanité. Car s'il est bon de vouloir éliminer les SPECULATEURS, qui agissent en général en toute légalité "libérale", il serait également sain d'éliminer les FRAUDEURS et TRAFIQUANTS.
Mais voilà, les volontaires ne se précipitent pas sur ce sujet. Pourquoi ?
. Par incapacité à comprendre tous les artifices et arcanes de la grande et discrète finance internationale ?
. Par manque de courage devant les risques encourus, sans doute plus radicaux que dans le cadre d'enquêtes sur le milieu politico-people , eu égard au caractère souvent occulte et illégal des transactions vers ces paradis.
. Cependant les grands Reporters qui vont sur les champs de bataille ne manquent pas de courage, et y prennent souvent des risques extrêmes réels.
Alors, pourquoi si peu d'information sur les paradis fiscaux, LEURS CLIENTS ET LEURS METHODES ? Pourquoi ? Les moyens de dissuasion sont-ils , à l'encontre des curieux, si radicaux que rien ne puisse transpirer ?
Et pourtant, tout savoir sur ces paradis fournirait la clé pour y mettre un peu de morale et d'humanité. Car s'il est bon de vouloir éliminer les SPECULATEURS, qui agissent en général en toute légalité "libérale", il serait également sain d'éliminer les FRAUDEURS et TRAFIQUANTS.
mardi 30 septembre 2008
LE PIRE !!
Triste bilan pour l'année 2008 :
. Spéculation sur les subprimes et son avatar : la titrisation.
. Spéculation sur le fuel.
. Spéculation sur les matières premières.
. Spéculation sur les denrées alimentaires.(blé, riz, maïs, lait....)
. Spéculation boursière et faillites bancaires.
Malgré leurs effets épouvantables jetant à la rue des centaines de milliers de familles dans l'impossibilité de rembourser leurs emprunts, une malnutrition aggravée pour des populations entières, des millions de personnes perdant leur emploi, l'aggravation de la misère par l'augmentation brutale des prix, malgré toutes ces néfastes conséquences, les commentateurs attitrés de la chose économique, serviteurs zèlés des intérêts puissants n'ont jamais lésiné sur les louanges du libéralisme et son marché autorégulé.
Ce n'est que tout récemment, devant l'ampleur du désastre, que certains d'entre eux se livrent à quelques critiques timides sur les "jeux de casino" des banquiers et des investisseurs de fonds et d'assurances. La peur aidant, eux, libéraux, vont même jusqu'à souhaiter l'intervention des états et des banques centrales pour juguler l'affolement général.
De tous les spéculateurs, de toutes ces turbulences et de leurs sinistres effets, il reste un profond dégoût qui nous remet en mémoire ces mots :"voyous, racaille", prononcés en d'autres occasions. Termes grossiers et inappropriés ici, puisque tout ce qui s'est fait est légal. C'est peut-être là que se situe LE PIRE.
. Spéculation sur les subprimes et son avatar : la titrisation.
. Spéculation sur le fuel.
. Spéculation sur les matières premières.
. Spéculation sur les denrées alimentaires.(blé, riz, maïs, lait....)
. Spéculation boursière et faillites bancaires.
Malgré leurs effets épouvantables jetant à la rue des centaines de milliers de familles dans l'impossibilité de rembourser leurs emprunts, une malnutrition aggravée pour des populations entières, des millions de personnes perdant leur emploi, l'aggravation de la misère par l'augmentation brutale des prix, malgré toutes ces néfastes conséquences, les commentateurs attitrés de la chose économique, serviteurs zèlés des intérêts puissants n'ont jamais lésiné sur les louanges du libéralisme et son marché autorégulé.
Ce n'est que tout récemment, devant l'ampleur du désastre, que certains d'entre eux se livrent à quelques critiques timides sur les "jeux de casino" des banquiers et des investisseurs de fonds et d'assurances. La peur aidant, eux, libéraux, vont même jusqu'à souhaiter l'intervention des états et des banques centrales pour juguler l'affolement général.
De tous les spéculateurs, de toutes ces turbulences et de leurs sinistres effets, il reste un profond dégoût qui nous remet en mémoire ces mots :"voyous, racaille", prononcés en d'autres occasions. Termes grossiers et inappropriés ici, puisque tout ce qui s'est fait est légal. C'est peut-être là que se situe LE PIRE.
mardi 23 septembre 2008
Spéculateurs : La sanction !
On a appris par les média que notre Président avait évoqué, hier, la prise de sanctions à l'encontre des responsables du désastre financier qui bouscule tout le système bancaire et met à mal l'économie réelle, celle qui fait vivre les gens par leur travail et sa juste récompense, leur salaire.
Toutefois, il faut s'interroger sur ce beau coup de menton. Comment trouver les gros spéculateurs professionnels, les courtiers laxistes, les banquiers joueurs, les petits génies de la titrisation des " valeurs sans valeur ", et les distinguer des petits épargnants qui suivent le mouvement par crainte ou par cupidité....ou, alors, tous coupables ?
Enfin, lorsque l'on prend des sanctions contre quelqu'un, il faut le faire au motif d'un manquement à des règles, à des lois. Dans le cas présent, doit-on sanctionner au nom de la Liberté que le libéralisme a octroyée de tout temps aux financiers et spéculateurs ? Quelle plaisanterie.
Le Président serait bien inspiré de faire établir, au préalable, des règles internationales, acceptées par tous, et d'abord par les USA, avant de condamner de manière hypocrite les spéculateurs qui sont, d'ailleurs, de son obédience politico-économique.
L'ensemble de toutes ces règles et lois, dûment avalisées par le FMI, l'OMC, la banque mondiale et les grandes banques centrales, etc....on pourrait lui donner un nom, par exemple : REGULATION.
Remarque complémentaire: Aucune demande de sanction n'a été formulée contre ceux qui spéculaient, il y a quelques mois, sur les matières premières alimentaires dont les prix forcés à la hausse, ont affamé des populations entières. Là, on pouvait attendre que le marché se calme seul. .....Mais, aujourd'hui, il s'agit de la bourse et de la finance, et cela, c'est sacré, c'est sérieux. Il faut faire quelque chose.....
Toutefois, il faut s'interroger sur ce beau coup de menton. Comment trouver les gros spéculateurs professionnels, les courtiers laxistes, les banquiers joueurs, les petits génies de la titrisation des " valeurs sans valeur ", et les distinguer des petits épargnants qui suivent le mouvement par crainte ou par cupidité....ou, alors, tous coupables ?
Enfin, lorsque l'on prend des sanctions contre quelqu'un, il faut le faire au motif d'un manquement à des règles, à des lois. Dans le cas présent, doit-on sanctionner au nom de la Liberté que le libéralisme a octroyée de tout temps aux financiers et spéculateurs ? Quelle plaisanterie.
Le Président serait bien inspiré de faire établir, au préalable, des règles internationales, acceptées par tous, et d'abord par les USA, avant de condamner de manière hypocrite les spéculateurs qui sont, d'ailleurs, de son obédience politico-économique.
L'ensemble de toutes ces règles et lois, dûment avalisées par le FMI, l'OMC, la banque mondiale et les grandes banques centrales, etc....on pourrait lui donner un nom, par exemple : REGULATION.
Remarque complémentaire: Aucune demande de sanction n'a été formulée contre ceux qui spéculaient, il y a quelques mois, sur les matières premières alimentaires dont les prix forcés à la hausse, ont affamé des populations entières. Là, on pouvait attendre que le marché se calme seul. .....Mais, aujourd'hui, il s'agit de la bourse et de la finance, et cela, c'est sacré, c'est sérieux. Il faut faire quelque chose.....
jeudi 18 septembre 2008
Crise 2008 et Provisions
Les journalistes de la sphère économique ainsi que les Spécialistes de l' Economie et de la Finance proches du PS pourraient-ils nous dire dès maintenant où en sont les provisionnements effectués , en France, pour couvrir les risques liés à la présente crise, par les banques, les fonds d'investissements ou fonds de pensions et autres grands groupes d'assurances, etc...
Mais sans doute que la moindre révélation sur ce sujet de la part de ces établissements serait inopportune et nuirait gravement à leur bonne réputation, ce qui expliquerait leur discrétion. Peut-être aussi que tout le monde est effrayé et s'arc-boute sur l'attitude "silence et pas de panique".
En économie libérale, on préfère "laisser faire le marché" plutôt qu' instituer des règles honnêtes, justes, transparentes, mais beaucoup plus gênantes pour les périodes bénies de grandes spéculations où les puissants font de l'or. Tout est donc basé sur la confiance, la bonne réputation (même surfaite), cautionnée par les plus hautes instances. En somme tout ce qu'il faut pour anéantir périodiquement, à chaque crise, l'épargne de millions de petits épargnants et, comme en Amérique, mettre à la rue 2,5 millions de personnes dont on saisit le logement, sans compter les centaines de milliers de chômeurs créés par effet collatéral.
La crise périodique est la seule règle (non dite) du libéralisme pur et dur. Le calme revenu, des montagnes d'actions seront rachetées à vil prix, par les puissants "malins" qui, eux, n'auront rien vendu, rien perdu. La remontée de la bourse pourra reprendre......
Mais sans doute que la moindre révélation sur ce sujet de la part de ces établissements serait inopportune et nuirait gravement à leur bonne réputation, ce qui expliquerait leur discrétion. Peut-être aussi que tout le monde est effrayé et s'arc-boute sur l'attitude "silence et pas de panique".
En économie libérale, on préfère "laisser faire le marché" plutôt qu' instituer des règles honnêtes, justes, transparentes, mais beaucoup plus gênantes pour les périodes bénies de grandes spéculations où les puissants font de l'or. Tout est donc basé sur la confiance, la bonne réputation (même surfaite), cautionnée par les plus hautes instances. En somme tout ce qu'il faut pour anéantir périodiquement, à chaque crise, l'épargne de millions de petits épargnants et, comme en Amérique, mettre à la rue 2,5 millions de personnes dont on saisit le logement, sans compter les centaines de milliers de chômeurs créés par effet collatéral.
La crise périodique est la seule règle (non dite) du libéralisme pur et dur. Le calme revenu, des montagnes d'actions seront rachetées à vil prix, par les puissants "malins" qui, eux, n'auront rien vendu, rien perdu. La remontée de la bourse pourra reprendre......
lundi 15 septembre 2008
Les Mots de la République
Quand on juxtapose ces mots deux à deux, on s'aperçoit qu'ils présentent à leur limite commune, une zone de conflit, ou même dans certains cas, une véritable incompatibilité si l'on prend chacun dans son sens le plus rigoureux. C'est le cas des trois termes de la belle formule Républicaine inscrite au fronton des Edifices Publics de France: LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE. Ajoutons-y deux autres mots qui nous sont aussi familiers et sont devenus indispensables à la définition de la Société Française: DEMOCRATIE et LAÏCITE.
Premier exemple: prenons le couple Liberté-Egalité. Chacun sait que la liberté n'est pas égale pour tous. Politiquement d'abord: voyez l'ensemble de notre parlement (Députés et Sénateurs) où professions libérales et fonctionnaires sont sur-représentés. (Combien d'artisans, d'ouvriers, d'employés ou cadres de l'industrie parmi eux? ). Economiquement ensuite: Dès l'école, les inégalités s'affichent entre les élèves, selon leur origine ou le statut social de leurs parents. Et les inégalités dans ce domaine vont s'amplifiant tout au long de la vie jusqu'à devenir choquantes. Les uns jouiront de la liberté qu'offre la fortune et des appuis puissants, alors que les autres subiront l'oppression constante qu'impose la pauvreté. Inversement aussi, l 'égalitarisme limiterait la liberté de ceux qui, PAR LEUR MERITE, voudraient aller plus vite et plus loin.
Deuxième exemple: voyons l'ensemble Démocratie-Liberté d'une part et Laïcité d'autre part. Notre Histoire est pleine de mouvements communautaires ou religieux qui ont utilisé ou utilisent encore les arguments forts de l'idée de Liberté ainsi que les règles de la Démocratie pour combattre et réduire le caractère laïque de notre Société. On voit bien qu'entre ces trois termes, Liberté, Démocratie et Laïcité, il y a une marge commune difficile à préciser et à défendre contre les assauts des communautarismes religieux rigides et liberticides. A l' heure où les intégrismes tendent à inventer le nouveau concept de "Laïcité positive" dont on ne connaît ni la teneur ni les limites, il est nécessaire de défendre notre LAÏCITE sans compromis et sans faiblesse.
Troisième exemple: Le couple Liberté-Démocratie. L'Histoire, encore elle, nous a montré à diverses reprises que des mouvements totalitaires se sont servis des règles démocratiques pour imposer leur pouvoir oppresseur. Là encore, les règles d'un équilibre sûr sont difficiles à trouver et à imposer sans nuire à l'une ou à l'autre.
En conclusion, on voit que dans ces marges, ces limites, les lois et règlements sont souvent impuissants à prévoir et accompagner souplement les mouvements d'idées qui font fluctuer la Société et peuvent provoquer en elle des frictions dangereuses.
Les Sociétés Démocratiques Humaines sont fragiles. Toute crise politique, économique ou sociale peut causer un trouble profond dans la population que l'émergence d'une personnalité volontaire à fort charisme peut calmer ou , au contraire, exploiter en l'entraînant dans des excès destructeurs. La maîtrise de ces marges est donc essentielle. Les Politiques, les Economistes, les Syndicats doivent avec l'aide de Sociologues s'attacher à étudier et surveiller ces marges de manière la plus fine , la plus prudente, et cela de manière continue.
Premier exemple: prenons le couple Liberté-Egalité. Chacun sait que la liberté n'est pas égale pour tous. Politiquement d'abord: voyez l'ensemble de notre parlement (Députés et Sénateurs) où professions libérales et fonctionnaires sont sur-représentés. (Combien d'artisans, d'ouvriers, d'employés ou cadres de l'industrie parmi eux? ). Economiquement ensuite: Dès l'école, les inégalités s'affichent entre les élèves, selon leur origine ou le statut social de leurs parents. Et les inégalités dans ce domaine vont s'amplifiant tout au long de la vie jusqu'à devenir choquantes. Les uns jouiront de la liberté qu'offre la fortune et des appuis puissants, alors que les autres subiront l'oppression constante qu'impose la pauvreté. Inversement aussi, l 'égalitarisme limiterait la liberté de ceux qui, PAR LEUR MERITE, voudraient aller plus vite et plus loin.
Deuxième exemple: voyons l'ensemble Démocratie-Liberté d'une part et Laïcité d'autre part. Notre Histoire est pleine de mouvements communautaires ou religieux qui ont utilisé ou utilisent encore les arguments forts de l'idée de Liberté ainsi que les règles de la Démocratie pour combattre et réduire le caractère laïque de notre Société. On voit bien qu'entre ces trois termes, Liberté, Démocratie et Laïcité, il y a une marge commune difficile à préciser et à défendre contre les assauts des communautarismes religieux rigides et liberticides. A l' heure où les intégrismes tendent à inventer le nouveau concept de "Laïcité positive" dont on ne connaît ni la teneur ni les limites, il est nécessaire de défendre notre LAÏCITE sans compromis et sans faiblesse.
Troisième exemple: Le couple Liberté-Démocratie. L'Histoire, encore elle, nous a montré à diverses reprises que des mouvements totalitaires se sont servis des règles démocratiques pour imposer leur pouvoir oppresseur. Là encore, les règles d'un équilibre sûr sont difficiles à trouver et à imposer sans nuire à l'une ou à l'autre.
En conclusion, on voit que dans ces marges, ces limites, les lois et règlements sont souvent impuissants à prévoir et accompagner souplement les mouvements d'idées qui font fluctuer la Société et peuvent provoquer en elle des frictions dangereuses.
Les Sociétés Démocratiques Humaines sont fragiles. Toute crise politique, économique ou sociale peut causer un trouble profond dans la population que l'émergence d'une personnalité volontaire à fort charisme peut calmer ou , au contraire, exploiter en l'entraînant dans des excès destructeurs. La maîtrise de ces marges est donc essentielle. Les Politiques, les Economistes, les Syndicats doivent avec l'aide de Sociologues s'attacher à étudier et surveiller ces marges de manière la plus fine , la plus prudente, et cela de manière continue.
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