Depuis dix ans la société Française nous a déversé un flot continu d'injustices de tous ordres que la population, dans ses strates les plus modestes a subi sans révolte : injustices sociales, fiscales, salariales.
On pourrait énumérer les plus criantes , ne serait-ce que pour remettre en mémoire ce que certains ont trop tendance à oublier ou à faire oublier . Voyons rapidement :
--Les salaires faramineux, démentiels, des PDG des grands groupes, des sportifs, des stars du showbiz,
--La protection des grandes fortunes dans les paradis fiscaux, qui se fait au grand jour,
--Le traitement modéré et bienveillant, des revenus des très riches par l'administration fiscale.
--La précarité du travail pour les femmes et les moins formés.
--Le chômage pour les trop jeunes ou les trop vieux.
--Le manque de formation professionnelle pour les 15O.000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans aucun diplôme.
--Une retraite insuffisante pour ceux qui ont vu leur carrière hachée, incomplète, interrompue, ou pour les agriculteurs et leurs conjointes.
--Le manque de logements, où chaque ministre s'est vanté d'avoir fait mieux que son prédécesseur, alors qu'en fin de compte, la pénurie s'est toujours aggravée. Et cette loi DALO inapplicable.
--Des miséreux , des SDF, des pauvres qui ne peuvent plus payer la cantine des enfants, et qui vont chercher "de quoi" au resto du cœur….
--On s'arrête-là. On n'en finirait pas d'égrener toutes ces belles réussites de notre grande société moderne, la France dont beaucoup se disent fiers,…mais, vraisemblablement en se fermant les yeux.
C'est malheureusement sur cette base d'injustice profonde inéluctable, que peuvent se greffer ou prospérer n'importe quelle frustration supplémentaire, n'importe quel autre ressentiment d'ordre idéologique, ethnique, religieux, ou autre, servant de justification ou d'explication à toutes les violences pour des esprits faibles égarés.
La face qu'a prise notre société n'est ni belle ni bonne . Elle est devenue anxiogène, et propre à encourager ou couvrir des dérives violentes individuelles ou groupusculaires, ou même encore, une révolte générale, un rejet global.
L'urgence, pour demain, est donc de faire disparaître ce sentiment latent, profond, de déséquilibre dans notre Société, où L'INJUSTICE traque l'individu depuis sa naissance, jusqu'à sa mort, le poursuivant à toutes les étapes de sa vie. Sans cette refondation totale, on n'aura beau faire les plus belles phrases du monde contre les amalgames, les appels vibrants et émus à l'unité de la Nation, TOUT SERA VAIN.
On n'arrivera jamais, quelle que soit la qualité de la rhétorique, à faire croire que le S.D.F. qui meurt de froid dans une rue l'hiver, est le compatriote des égoïstes financiers, goinfres qui mettent leurs descendants sur dix générations à l'abri du besoin et du travail même.
Les grandes phrases affirmant l'unité de la Nation ne remplaceront jamais l'instauration de la BONNE JUSTICE.
mercredi 21 mars 2012
mardi 20 mars 2012
L'exactitude arithmétique des programmes.
--.Il serait temps que les sémillants et bavards économistes abrités chez les media les plus en vogue, et chargés de contrôler les programmes des candidats, cessent de nous abreuver de leurs comptes examinés à l'euro près. Qu'ils sachent que l'exactitude arithmétique de leurs vérifications laissent un étrange goût de prétention abusive cherchant à démontrer aux électeurs qu'ils sont seuls à comprendre comment doit tourner le monde.
--.Qu'ils sachent qu'au delà de cette exactitude arithmétique, de très nombreux électeurs savent juger et estimer beaucoup mieux qu'eux ces programmes, selon leur conformité à leur éthique personnelle. Qu'ils sachent que ces électeurs sont les mieux placés pour savoir qui, ces dernières années, se sont enrichis, et qui ont vu leurs conditions de vie se précariser et les espérances de leurs enfants se restreindre ou s'effacer.
--.Messieurs les savants qui pensez nous noyer sous ces avalanches de chiffres que vous manipulez et croyez être les seuls à comprendre, nous vous soupçonnons de n'être que des jouets et des serviteurs aux mains des puissants, qui ont jeté le monde dans une crise sans fond et sans fin, et que vous servez fidèlement contre une position enviable et agréable. Sachez encore , Messieurs les savants, qu'au delà de toute l'arithmétique du monde, le programme de Monsieur Sarkozy contient lui, les pires erreurs : celles que démontre le bilan des cinq années écoulées. Et de celles-là, vous ne parlez jamais,… pour ne pas déplaire…..
--.Ce constat fait, il est temps de dire aussi que si les activités financières et économiques ne sont pas capables de se maintenir elles-mêmes dans des limites de décence convenable, il appartiendra, de manière impérative et contraignante, aux Politiques d'édicter et faire respecter des règles et des lois aptes à imposer la morale sociale républicaine, la JUSTICE, dans l'exercice de ces activités.
--.Et puis , si les Politiques n'exercent pas ce pouvoir d'assainissement, on sera alors autorisé à se poser les questions, non seulement de leur compétence, mais encore de leur connivence.
--.Enfin, si ces évidences ne sont pas comprises, par ceux qui gouvernent (ou gouverneront,) et persistent à imposer la rigueur aux faibles, aux malheureux, afin de permettre aux financiers et banquiers de poursuivre leurs spéculations lucratives, alors la population des travailleurs, ceux à qui on a déjà trop pris, ne l'acceptera pas et se révoltera. Quand on offre au peuple aucun autre chemin que celui qui mène au pire, alors sa révolte devient un devoir, pour lui et les siens.
--.Qu'ils sachent qu'au delà de cette exactitude arithmétique, de très nombreux électeurs savent juger et estimer beaucoup mieux qu'eux ces programmes, selon leur conformité à leur éthique personnelle. Qu'ils sachent que ces électeurs sont les mieux placés pour savoir qui, ces dernières années, se sont enrichis, et qui ont vu leurs conditions de vie se précariser et les espérances de leurs enfants se restreindre ou s'effacer.
--.Messieurs les savants qui pensez nous noyer sous ces avalanches de chiffres que vous manipulez et croyez être les seuls à comprendre, nous vous soupçonnons de n'être que des jouets et des serviteurs aux mains des puissants, qui ont jeté le monde dans une crise sans fond et sans fin, et que vous servez fidèlement contre une position enviable et agréable. Sachez encore , Messieurs les savants, qu'au delà de toute l'arithmétique du monde, le programme de Monsieur Sarkozy contient lui, les pires erreurs : celles que démontre le bilan des cinq années écoulées. Et de celles-là, vous ne parlez jamais,… pour ne pas déplaire…..
--.Ce constat fait, il est temps de dire aussi que si les activités financières et économiques ne sont pas capables de se maintenir elles-mêmes dans des limites de décence convenable, il appartiendra, de manière impérative et contraignante, aux Politiques d'édicter et faire respecter des règles et des lois aptes à imposer la morale sociale républicaine, la JUSTICE, dans l'exercice de ces activités.
--.Et puis , si les Politiques n'exercent pas ce pouvoir d'assainissement, on sera alors autorisé à se poser les questions, non seulement de leur compétence, mais encore de leur connivence.
--.Enfin, si ces évidences ne sont pas comprises, par ceux qui gouvernent (ou gouverneront,) et persistent à imposer la rigueur aux faibles, aux malheureux, afin de permettre aux financiers et banquiers de poursuivre leurs spéculations lucratives, alors la population des travailleurs, ceux à qui on a déjà trop pris, ne l'acceptera pas et se révoltera. Quand on offre au peuple aucun autre chemin que celui qui mène au pire, alors sa révolte devient un devoir, pour lui et les siens.
dimanche 11 mars 2012
La fuite des capitaux et les naïfs.
.Chaque élection générale nous offre la mise en scène d'une pensée unique destinée à semer la panique dans les foyers, mais surtout, dans les couches de populations modestes, car naturellement portées à un vote favorable à la gauche, et supposées ignorantes des finesses de l'économie, de la fiscalité, de la formation des lois et règlements, de la direction des affaires dans les sphères les plus hautes et les plus mystérieuses de l'Etat.
.La pensée unique est semée dans les médias, répétée mille fois, chaque jour, sur tous les supports, TV, papier, radios, et si quelque intervenant s'y oppose, vite, un supposé spécialiste, vient redresser l'anomalie et se moquer de l'inconscient osant proférer une telle contradiction défiant le bon sens. Car le but de la pensée unique est là : La faire accepter comme le bon sens universel, comme une vérité biblique .
.En scène, aujourd'hui, cette pseudo-vérité à imposer :
" Une réforme fiscale juste, menée par la gauche, ferait fuir à l'étranger les capitaux des privilégiés fortunés."
.Cette fuite , dont on nous menace, celle des capitaux vers des Pays accueillants , ( Belgique, Suisse, Luxembourg, Autriche, Angleterre, que sais-je encore, tous ces paradis fiscaux toujours bien actifs ), n'est pas née de la dernière campagne électorale . Sa réalité existe depuis toujours.
.Les riches fortunés n'ont pas attendu les projets de justice fiscale émis par François Hollande pour se mettre à l'abri. Il y a longtemps que ces fortunes se réfugient sous des cieux cléments au fur et à mesure de leur captation et de leur constitution. Croire que demain la fuite sera plus importante est un mensonge fait pour apeurer les naïfs innocents ou ignorants. Et, à ce sujet on peut, pour s'amuser, rappeler l' intervention de Monsieur Woerth, à l'époque Ministre du budget, présentant à bout de bras , à la télévision, une liste de trois mille noms de contribuables malhonnêtes, ayant mis des capitaux à l'abri à l'étranger et leur fixant un délai pour réintégrer le territoire Français et la normalité fiscale, sous peine de pénalités sévères. Qu'en est-il advenu ?….. Rien !….Tout ceci montre bien que la Société Française est tombée sous la domination d'une caste , où les postes s'obtiennent par cooptation, avec les avantages qui en découlent de manière automatique.
.Alors, si les grands communicants de droite, comptent semer la panique dans les foyers populaires en les menaçant d'une fuite des capitaux, ils se trompent. Cette fuite n'a jamais si bien existé que sous le pouvoir bienveillant de la droite, et dans ce domaine, rien de pire ne pourra advenir. Que les classes populaires et moyennes se rassurent…..A l'avenir, une justice fiscale plus rigoureuse ne pourra que leur être bénéfique. Et la morale y trouvera également son compte.
.On peut enfin éclairer le jugement des naïfs, en précisant que la mise à l'abri fiscal des revenus et salaires prodigieux des sportifs, stars du showbiz, PDG, et autres privilégiés fortunés, s' exécute le plus souvent en usant de procédés légaux. Voyez, par exemple, ces footballeurs millionnaires évadés fiscaux à Monaco ou en Suisse, qu'on appelle en "équipe de France", champions reçus à l'Elysée, et à qui les contribuables Français offrent des stades modernes et immenses, leur permettant d'accueillir le maximum de spectateurs payants.
.On se souvient aussi de Mr. Woerth remettant la légion d'Honneur à Mr. Patrice de Maistre, gestionnaire des revenus de Mme Bettencourt, dont certaines sommes avaient été transférées à l'étranger afin d'échapper au fisc….
.On voit bien par ces exemples que se mettre à l'abri du fisc, pour certains privilégiés, est d'une simplicité extrême et que cela ne les empêche pas d'être reconnus et distingués officiellement.
.Il existe donc bien, dans notre République, une légalité parallèle, obtenue par l'entremise d'hommes politiques, ou de hauts fonctionnaires, qui couvrent certaines pratiques, de manière à satisfaire les appétits les plus voraces, les plus égoïstes, et les moins honorables….. Quelle minable dégringolade…..
.Ces exemples sont si dérangeants pour la conscience , que des Français de plus en plus nombreux, en viennent à penser que des réformes légères, trop timides, sans audace, seront insuffisantes, et qu'une véritable nouvelle nuit du 4 août, est devenue nécessaire pour rendre notre société digne et vivable pour tous, dans un ensemble de règles et lois pouvant être imposées à tous, dans un esprit réel d'Egalité Républicaine : CETTE EGALITE AYANT SI BIEN SCANDE LE DISCOURS DU BOURGET.
.Sans cet objectif , immédiatement mis en œuvre, dès le mois de Mai prochain, il se répandrait une vague de déception et de désillusion dans les classes populaires et moyennes qui bouleverserait la société entière, et dont les conséquences seraient funestes et incontrôlables.
.Et, s'il fallait trouver une seconde conclusion à ce papier, la voici :
.Les PDG et ultra-riches qui cachent leur magot dans un paradis fiscal, qu'ils partent eux-mêmes.!!! Définitivement.!!! Ils ne sont pas nos compatriotes.
.La France est un grand Pays, rempli de jeunes et grands talents qui sauront les remplacer avantageusement et plus honnêtement. Ceux qui ne croient pas à cela, ne connaissent pas la France, la vraie, celle de la Nation unie, solidaire, où chacun veut être reconnu pour ce qu'il est capable d'apporter à sa famille, aux autres, à ses concitoyens, et au Pays.
.La pensée unique est semée dans les médias, répétée mille fois, chaque jour, sur tous les supports, TV, papier, radios, et si quelque intervenant s'y oppose, vite, un supposé spécialiste, vient redresser l'anomalie et se moquer de l'inconscient osant proférer une telle contradiction défiant le bon sens. Car le but de la pensée unique est là : La faire accepter comme le bon sens universel, comme une vérité biblique .
.En scène, aujourd'hui, cette pseudo-vérité à imposer :
" Une réforme fiscale juste, menée par la gauche, ferait fuir à l'étranger les capitaux des privilégiés fortunés."
.Cette fuite , dont on nous menace, celle des capitaux vers des Pays accueillants , ( Belgique, Suisse, Luxembourg, Autriche, Angleterre, que sais-je encore, tous ces paradis fiscaux toujours bien actifs ), n'est pas née de la dernière campagne électorale . Sa réalité existe depuis toujours.
.Les riches fortunés n'ont pas attendu les projets de justice fiscale émis par François Hollande pour se mettre à l'abri. Il y a longtemps que ces fortunes se réfugient sous des cieux cléments au fur et à mesure de leur captation et de leur constitution. Croire que demain la fuite sera plus importante est un mensonge fait pour apeurer les naïfs innocents ou ignorants. Et, à ce sujet on peut, pour s'amuser, rappeler l' intervention de Monsieur Woerth, à l'époque Ministre du budget, présentant à bout de bras , à la télévision, une liste de trois mille noms de contribuables malhonnêtes, ayant mis des capitaux à l'abri à l'étranger et leur fixant un délai pour réintégrer le territoire Français et la normalité fiscale, sous peine de pénalités sévères. Qu'en est-il advenu ?….. Rien !….Tout ceci montre bien que la Société Française est tombée sous la domination d'une caste , où les postes s'obtiennent par cooptation, avec les avantages qui en découlent de manière automatique.
.Alors, si les grands communicants de droite, comptent semer la panique dans les foyers populaires en les menaçant d'une fuite des capitaux, ils se trompent. Cette fuite n'a jamais si bien existé que sous le pouvoir bienveillant de la droite, et dans ce domaine, rien de pire ne pourra advenir. Que les classes populaires et moyennes se rassurent…..A l'avenir, une justice fiscale plus rigoureuse ne pourra que leur être bénéfique. Et la morale y trouvera également son compte.
.On peut enfin éclairer le jugement des naïfs, en précisant que la mise à l'abri fiscal des revenus et salaires prodigieux des sportifs, stars du showbiz, PDG, et autres privilégiés fortunés, s' exécute le plus souvent en usant de procédés légaux. Voyez, par exemple, ces footballeurs millionnaires évadés fiscaux à Monaco ou en Suisse, qu'on appelle en "équipe de France", champions reçus à l'Elysée, et à qui les contribuables Français offrent des stades modernes et immenses, leur permettant d'accueillir le maximum de spectateurs payants.
.On se souvient aussi de Mr. Woerth remettant la légion d'Honneur à Mr. Patrice de Maistre, gestionnaire des revenus de Mme Bettencourt, dont certaines sommes avaient été transférées à l'étranger afin d'échapper au fisc….
.On voit bien par ces exemples que se mettre à l'abri du fisc, pour certains privilégiés, est d'une simplicité extrême et que cela ne les empêche pas d'être reconnus et distingués officiellement.
.Il existe donc bien, dans notre République, une légalité parallèle, obtenue par l'entremise d'hommes politiques, ou de hauts fonctionnaires, qui couvrent certaines pratiques, de manière à satisfaire les appétits les plus voraces, les plus égoïstes, et les moins honorables….. Quelle minable dégringolade…..
.Ces exemples sont si dérangeants pour la conscience , que des Français de plus en plus nombreux, en viennent à penser que des réformes légères, trop timides, sans audace, seront insuffisantes, et qu'une véritable nouvelle nuit du 4 août, est devenue nécessaire pour rendre notre société digne et vivable pour tous, dans un ensemble de règles et lois pouvant être imposées à tous, dans un esprit réel d'Egalité Républicaine : CETTE EGALITE AYANT SI BIEN SCANDE LE DISCOURS DU BOURGET.
.Sans cet objectif , immédiatement mis en œuvre, dès le mois de Mai prochain, il se répandrait une vague de déception et de désillusion dans les classes populaires et moyennes qui bouleverserait la société entière, et dont les conséquences seraient funestes et incontrôlables.
.Et, s'il fallait trouver une seconde conclusion à ce papier, la voici :
.Les PDG et ultra-riches qui cachent leur magot dans un paradis fiscal, qu'ils partent eux-mêmes.!!! Définitivement.!!! Ils ne sont pas nos compatriotes.
.La France est un grand Pays, rempli de jeunes et grands talents qui sauront les remplacer avantageusement et plus honnêtement. Ceux qui ne croient pas à cela, ne connaissent pas la France, la vraie, celle de la Nation unie, solidaire, où chacun veut être reconnu pour ce qu'il est capable d'apporter à sa famille, aux autres, à ses concitoyens, et au Pays.
dimanche 12 février 2012
Retour sur terre et l'occasion manquée
Après l'immense enthousiasme justement soulevé par le meeting réussi du Bourget et son excellent discours de 1h30, le calme de la raison revenu avec l'énoncé du programme du Candidat François Hollande, sa lecture et sa relecture étant effectuées, il reste dans mon esprit deux réserves dont je n'ai pu encore me libérer.
La première réserve concerne le désendettement de la France que ce programme reconnaît comme un impératif inconditionnel. Par une comparaison hardie et fausse avec la dette d'un ménage, les media et les économistes attitrés des écrans TV, ont inculqué au peuple la pensée unique que ce peuple devait lui-même accepter tous les plans de rigueur, les diminutions de salaires, de retraites, de prestations sociales, en punition logique des excès dont se sont rendus coupables les financiers spéculateurs et les PDG, goinfres insatiables, repus à satiété de bonus, stock-options, retraites dorées et chapeaux, laissés à disposition de cette aristocratie couverte de privilèges d'un autre temps.
Nous n'avons pas oublié la profession de foi du MEDEF, qui proclamait triomphant, en 2007 :
" Défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance".
La démolition de ce programme avait déjà commencé avant N.Sarkozy, mais celui-ci y a rajouté sa touche personnelle et lourde. Il n'est plus nécessaire de rappeler les méfaits de ses gouvernements qui ont semé en France, durant cinq ans, l'injustice, le chômage, le creusement de la dette, la désorganisation des services de l'Etat, la destruction de l'école, la désindustrialisation du Pays, plongeant dans une angoisse profonde les classes populaires et moyennes.
Devant ces dégâts et contre la pensée unique "du peuple payeur", on aurait aimé voir le programme du Candidat plus directement impliqué dans une nouvelle nuit du 4 Août, et dédouaner le peuple de toute responsabilité dans le creusement de cette dette souveraine, et imposer franchement aux seuls financiers le rachat de la très grande partie de celle-ci, selon le grand principe formulé par N.Sarkozy lui-même, selon lequel, "les casseurs doivent être les payeurs".
Oui, de tous ces dégâts, le programme du Candidat devait clairement et nettement en désigner les responsables ou bénéficiaires, et justement les désigner comme les payeurs, et eux seuls.
Reste également le lourd désaccord, mal dissimulé, entre N. Sarkozy et A. Merkel au sujet du rôle de la BCE, dont le rôle devrait, en bonne logique, être semblable à celui de la Fed Américaine. On aurait souhaité sentir davantage d'audace dans la perspective de la nouvelle rencontre et confrontation Hollande - Merkel, qui s'annonce. Là encore, un impératif : Volonté et courage, en signalant le déséquilibre commercial entre la zone Euro et l'Allemagne, au bénéfice de celle-ci.
Et puis enfin, la dernière réserve soulevée : La pusillanimité de Michel Sapin ou Jérôme Cahusac s'agissant de la future réforme fiscale, et en particulier la réforme de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP).
Si la fusion de l'IR avec la CSG est la bienvenue avec la révision des tranches et des taux sur les tranches supérieures, on reste sur une déception : Celle de ne pas voir se mettre en place immédiatement et complètement la réforme ingénieuse imaginée par Thomas Piketty dans son livre co-produit " Pour une révolution fiscale".
Cette réforme ainsi appliquée eût donné un retentissement historique à ce nouveau gouvernement de gauche. Je crois qu'il y a là une grande occasion manquée qui eût permis, à chaque Français, une lisibilité nouvelle sur son impôt , mettant également en clarté la juste et progressive répartition de cette contribution citoyenne. Lisibilité dont seuls, aujourd'hui, bénéficient les grandes fortunes, capables "d'optimiser leur impôt" en jouant sur les 5 ou 600 niches fiscales, avec l'appui d'un coûteux expert du code des impôts, et en l'édulcorant, en outre, par des voyages ou transferts discrets vers les paradis fiscaux qui existent toujours.
Ces deux réserves sont très importantes. Leur prise en compte est capitale pour insuffler un caractère décisif au changement promis.
1. La menace d'une rigueur appliquée au peuple, perpétuellement reconduite, payant les libéralités que se sont offertes les financiers, ne sera pas acceptée.
2. Et une nouvelle fiscalité non lisible, mal pesée, sera interprétée comme une éternelle course à l'enrichissement des puissants au détriment des faibles.
Oui, ces deux réserves sont d'une importance essentielle. Elles peuvent mettre en balance le vote d'un nombre d'électeurs précieux, au moment crucial, devant l'urne.
Ne jamais oublier, enfin, que le manque de fermeté et de radicalité du discours de la gauche, a été souvent ressenti comme une faiblesse ou un manque de conviction, entraînant ainsi une frange de l'électorat populaire vers l'abstention, ou le vote pour l'extrême droite.
La première réserve concerne le désendettement de la France que ce programme reconnaît comme un impératif inconditionnel. Par une comparaison hardie et fausse avec la dette d'un ménage, les media et les économistes attitrés des écrans TV, ont inculqué au peuple la pensée unique que ce peuple devait lui-même accepter tous les plans de rigueur, les diminutions de salaires, de retraites, de prestations sociales, en punition logique des excès dont se sont rendus coupables les financiers spéculateurs et les PDG, goinfres insatiables, repus à satiété de bonus, stock-options, retraites dorées et chapeaux, laissés à disposition de cette aristocratie couverte de privilèges d'un autre temps.
Nous n'avons pas oublié la profession de foi du MEDEF, qui proclamait triomphant, en 2007 :
" Défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance".
La démolition de ce programme avait déjà commencé avant N.Sarkozy, mais celui-ci y a rajouté sa touche personnelle et lourde. Il n'est plus nécessaire de rappeler les méfaits de ses gouvernements qui ont semé en France, durant cinq ans, l'injustice, le chômage, le creusement de la dette, la désorganisation des services de l'Etat, la destruction de l'école, la désindustrialisation du Pays, plongeant dans une angoisse profonde les classes populaires et moyennes.
Devant ces dégâts et contre la pensée unique "du peuple payeur", on aurait aimé voir le programme du Candidat plus directement impliqué dans une nouvelle nuit du 4 Août, et dédouaner le peuple de toute responsabilité dans le creusement de cette dette souveraine, et imposer franchement aux seuls financiers le rachat de la très grande partie de celle-ci, selon le grand principe formulé par N.Sarkozy lui-même, selon lequel, "les casseurs doivent être les payeurs".
Oui, de tous ces dégâts, le programme du Candidat devait clairement et nettement en désigner les responsables ou bénéficiaires, et justement les désigner comme les payeurs, et eux seuls.
Reste également le lourd désaccord, mal dissimulé, entre N. Sarkozy et A. Merkel au sujet du rôle de la BCE, dont le rôle devrait, en bonne logique, être semblable à celui de la Fed Américaine. On aurait souhaité sentir davantage d'audace dans la perspective de la nouvelle rencontre et confrontation Hollande - Merkel, qui s'annonce. Là encore, un impératif : Volonté et courage, en signalant le déséquilibre commercial entre la zone Euro et l'Allemagne, au bénéfice de celle-ci.
Et puis enfin, la dernière réserve soulevée : La pusillanimité de Michel Sapin ou Jérôme Cahusac s'agissant de la future réforme fiscale, et en particulier la réforme de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP).
Si la fusion de l'IR avec la CSG est la bienvenue avec la révision des tranches et des taux sur les tranches supérieures, on reste sur une déception : Celle de ne pas voir se mettre en place immédiatement et complètement la réforme ingénieuse imaginée par Thomas Piketty dans son livre co-produit " Pour une révolution fiscale".
Cette réforme ainsi appliquée eût donné un retentissement historique à ce nouveau gouvernement de gauche. Je crois qu'il y a là une grande occasion manquée qui eût permis, à chaque Français, une lisibilité nouvelle sur son impôt , mettant également en clarté la juste et progressive répartition de cette contribution citoyenne. Lisibilité dont seuls, aujourd'hui, bénéficient les grandes fortunes, capables "d'optimiser leur impôt" en jouant sur les 5 ou 600 niches fiscales, avec l'appui d'un coûteux expert du code des impôts, et en l'édulcorant, en outre, par des voyages ou transferts discrets vers les paradis fiscaux qui existent toujours.
Ces deux réserves sont très importantes. Leur prise en compte est capitale pour insuffler un caractère décisif au changement promis.
1. La menace d'une rigueur appliquée au peuple, perpétuellement reconduite, payant les libéralités que se sont offertes les financiers, ne sera pas acceptée.
2. Et une nouvelle fiscalité non lisible, mal pesée, sera interprétée comme une éternelle course à l'enrichissement des puissants au détriment des faibles.
Oui, ces deux réserves sont d'une importance essentielle. Elles peuvent mettre en balance le vote d'un nombre d'électeurs précieux, au moment crucial, devant l'urne.
Ne jamais oublier, enfin, que le manque de fermeté et de radicalité du discours de la gauche, a été souvent ressenti comme une faiblesse ou un manque de conviction, entraînant ainsi une frange de l'électorat populaire vers l'abstention, ou le vote pour l'extrême droite.
mardi 24 janvier 2012
F.Hollande du 22/01/12, Excellent !!! Editoriaux prudents des media le 24/01/2012
. C'est normal,… Dès qu'à gauche, une voix forte s'élève avec courage, bouscule les règles néolibérales qui ligotent les sociétés occidentales depuis trente ans, dès qu'une voix commence à soulever l'enthousiasme d'un peuple prêt à s'engager dans un combat décisif pour la libération, la solidarité, l'égalité des chances, il y a, et il y aura toujours, des faux amis qui, craignant pour leurs privilèges égoïstes, se feront entendre montrant du doigt le chemin nouveau comme dangereux, semé d'embûches, et même, impraticable.
. A ces éditorialistes, il faut répondre qu'à toutes les périodes de renouveau national, se sont regroupés des défaitistes, des frileux, des peureux, des privilégiés du système mourant, prêts à s'accrocher, effrayés au moindre trouble apporté à leur tranquillité mesquine.
Il est temps , au contraire, que tous ceux qui se sentent sincèrement et profondément de gauche, apportent leur souffle au monde nouveau qui se lève. Et que les craintifs, les privilégiés masqués se taisent définitivement et laissent se construire un monde futur par ceux qui ne se sont jamais soumis à l'injonction indépassable de la finance apatride : "Il n'y a pas d'alternative".
. Assez de ces colonnes de journaux, de ces heures d'antenne radio ou télé, offertes aux économistes financiers incapables de prévoir les crises systémiques périodiques que l'on fait payer aux couches populaires de la population , assez de ces professeurs de "Haute Finance" qui osent nous parler de "la Finance représentant les emplois de demain", mais cachent soigneusement la Finance dont ils profitent et "qui produit les chômeurs, les précarités et les misères d'aujourd'hui".
. Souhaitons que les journaux de gauche suivent les traces du journal "COMBAT" de la libération, plutôt que celles du "PARISIEN". Le journalisme a une haute fonction : celle d'informer, mais aussi celles "d'éclairer et guider", plutôt que celles "d'effrayer et freiner". Celle ,aussi, de redonner le pouvoir au POLITIQUE ELU, responsable du bien public, plutôt qu'aux financiers apatrides à la voracité insatiable cachant leurs trésors, volés au peuple, dans des paradis fiscaux.
. A ces éditorialistes, il faut répondre qu'à toutes les périodes de renouveau national, se sont regroupés des défaitistes, des frileux, des peureux, des privilégiés du système mourant, prêts à s'accrocher, effrayés au moindre trouble apporté à leur tranquillité mesquine.
Il est temps , au contraire, que tous ceux qui se sentent sincèrement et profondément de gauche, apportent leur souffle au monde nouveau qui se lève. Et que les craintifs, les privilégiés masqués se taisent définitivement et laissent se construire un monde futur par ceux qui ne se sont jamais soumis à l'injonction indépassable de la finance apatride : "Il n'y a pas d'alternative".
. Assez de ces colonnes de journaux, de ces heures d'antenne radio ou télé, offertes aux économistes financiers incapables de prévoir les crises systémiques périodiques que l'on fait payer aux couches populaires de la population , assez de ces professeurs de "Haute Finance" qui osent nous parler de "la Finance représentant les emplois de demain", mais cachent soigneusement la Finance dont ils profitent et "qui produit les chômeurs, les précarités et les misères d'aujourd'hui".
. Souhaitons que les journaux de gauche suivent les traces du journal "COMBAT" de la libération, plutôt que celles du "PARISIEN". Le journalisme a une haute fonction : celle d'informer, mais aussi celles "d'éclairer et guider", plutôt que celles "d'effrayer et freiner". Celle ,aussi, de redonner le pouvoir au POLITIQUE ELU, responsable du bien public, plutôt qu'aux financiers apatrides à la voracité insatiable cachant leurs trésors, volés au peuple, dans des paradis fiscaux.
jeudi 12 janvier 2012
Le scandale du logement.
.Se loger, se nourrir, s'éduquer, et travailler, pour être reconnu vraiment Personne Humaine dans toute sa dignité.
.Voilà ce que la société républicaine devrait assurer à chaque homme ou femme et à leur famille, voilà ce que le combat militant des partis de gauche devrait ambitionner sans dévier jamais . Ces quatre objectifs doivent être scrupuleusement visés, étant entendu qu'en dehors de cette règle, il n'y a que renoncement ou trahison.
.C'est bien la raison pour laquelle j'ai toujours placé le problème du logement au premier rang des préoccupations du militant de gauche d'aujourd'hui. C'est aussi la raison pour laquelle je ressens aujourd'hui une honte véritable à constater qu'il faille attendre l'éclat d'une vedette "people", Eric Cantona, (sympathique, mais "people" tout de même), pour attirer l'attention des Candidats à l'élection présidentielle sur ce problème qui devrait être, depuis longtemps, l'objectif n°1 des programmes de gauche.
.Je rappelle, humblement, que dès le 06/08/08, j'écrivais sur ce blog un texte au sujet de la crise du logement et la nécessité de mettre toute l'autorité et les moyens de l'Etat à la résolution de ce problème, devenu depuis 50 ans, un indéniable "scandale", à force de négligence.
.Sociologiquement, un grand cadre d'un parti de gauche est le plus souvent le produit abouti d'un cheminement traditionnel : jeunesse dans une famille très bourgeoise, excellentes études, grandes écoles conclues par un passage à l'ENA, et enfin, obtenant un haut poste ou une haute fonction sous les plafonds dorés de la République, dans de grandes administrations ou services de l'Etat, dont il apprendra à connaître tous les rouages et la finesse de leur utilisation. Voilà, à peu près, ce que j'en perçois, n'étant pas sorti, loin de là, du même moule.
.De ce constat, il ressort que le jeune, ou vieux, adhérent-militant du parti de gauche est immédiatement confronté à ce cadre-dirigeant, à ses analyses flamboyantes et ses directives péremptoires qui le mettent définitivement dans une position subalterne complexée, lui ôtant toute volonté d'expression. Cet adhérent est voué dès lors au suivi strict de la ligne définie par le chef, et à la distribution des tracts à la sortie du métro.
.L'idée se forge en haut et descend jusqu'en bas pour exécution.
.C'est bien là, où est l'erreur. Car, le militant-adhérent de base a très souvent "un vécu et un ressenti" de la société et du monde, totalement inconnu du haut cadre dirigeant, mais qui sont essentiels à connaître pour mener efficacement un combat politique de gauche, réaliste et sensé. Ignorer cette source de savoir est une faute qui mène aux plus graves désillusions, aux défaites. Le grand dommage est que ces désillusions entraînent aussi celles des électeurs qui ont sincèrement accordé leur confiance et espéré vainement des changements dans leur vie ou leur travail.
.Voilà ce que je voulais dire, en toute naïveté, et j'y ajouterai, pour faire bonne mesure quelques souhaits ingénus que j'osais formuler en août 2008.
1. Créer une banque nationale pour la construction de logements et l'octroi de prêts au logement à taux réduit ou à taux zéro pour l'acquisition du logement principal.
2. Bloquer les loyers et les prix de vente des logements pour stopper la spéculation.
3.Interdire les prêts au logement au delà de 15 ou 17 ans. Au delà, c'est vouloir l'asservissement des acheteurs modestes dont on fera des travailleurs muselés, et peu exigeants, à vie, contraints de sacrifier les études trop coûteuses de leurs enfants.
4. Entreprendre une politique nationale de construction de logements sociaux, y compris pour la classe moyenne, de 500.000 logts/an minimum, sachant que la rareté entretient la cherté et la spéculation.
5. Abolir la création des quartiers de pauvres et déshérités.
6. Faire cesser l'exil et l'éloignement des classes moyennes et populaires loin des centre-villes et vers les périphéries les plus lointaines.
7. Appel aux règles légales et volontaristes de préemption ou d'expropriation pour cause d'utilité publique sur les terrains et les immeubles vétustes et insalubres dans les villes et centre-villes.
8. Institution de taxes particulières ou pénalités fortes et tous moyens obligeant les communes à respecter leur quota de construction de logts sociaux.
9. Et tous moyens légaux ou à créer, susceptibles d'améliorer , compléter, ou renforcer les dispositifs actuels, manifestement insuffisants, pour les rendre opérants et efficients.
.Une volonté politique intransigeante est indispensable pour corriger la situation du logement actuelle, inacceptable et honteuse où des êtres humains vivent dans une promiscuité et une insalubrité indignes, quand ce n'est dans des camps de camping , ou pire, dans des voitures ou dans la rue. Les politiques doivent agir avec courage et fermeté pour le respect de l' Humain et non plus, comme ces trente dernières années dans l'adoration du veau d'or et la satisfaction de l'avidité des financiers et des spéculateurs.
.REMETTRE L'ECONOMIE AU SERVICE DES HOMMES, EST DEVENU UN OBJECTIF IMPERIEUX. L'oublier serait faire preuve d'une légèreté coupable, et laisser la société française à une dérive fatale vers le Front National. SUR CETTE SITUATION SCANDALEUSE, LA RESPONSABILITE DE LA GAUCHE EST ENGAGEE.
.Voilà ce que la société républicaine devrait assurer à chaque homme ou femme et à leur famille, voilà ce que le combat militant des partis de gauche devrait ambitionner sans dévier jamais . Ces quatre objectifs doivent être scrupuleusement visés, étant entendu qu'en dehors de cette règle, il n'y a que renoncement ou trahison.
.C'est bien la raison pour laquelle j'ai toujours placé le problème du logement au premier rang des préoccupations du militant de gauche d'aujourd'hui. C'est aussi la raison pour laquelle je ressens aujourd'hui une honte véritable à constater qu'il faille attendre l'éclat d'une vedette "people", Eric Cantona, (sympathique, mais "people" tout de même), pour attirer l'attention des Candidats à l'élection présidentielle sur ce problème qui devrait être, depuis longtemps, l'objectif n°1 des programmes de gauche.
.Je rappelle, humblement, que dès le 06/08/08, j'écrivais sur ce blog un texte au sujet de la crise du logement et la nécessité de mettre toute l'autorité et les moyens de l'Etat à la résolution de ce problème, devenu depuis 50 ans, un indéniable "scandale", à force de négligence.
.Sociologiquement, un grand cadre d'un parti de gauche est le plus souvent le produit abouti d'un cheminement traditionnel : jeunesse dans une famille très bourgeoise, excellentes études, grandes écoles conclues par un passage à l'ENA, et enfin, obtenant un haut poste ou une haute fonction sous les plafonds dorés de la République, dans de grandes administrations ou services de l'Etat, dont il apprendra à connaître tous les rouages et la finesse de leur utilisation. Voilà, à peu près, ce que j'en perçois, n'étant pas sorti, loin de là, du même moule.
.De ce constat, il ressort que le jeune, ou vieux, adhérent-militant du parti de gauche est immédiatement confronté à ce cadre-dirigeant, à ses analyses flamboyantes et ses directives péremptoires qui le mettent définitivement dans une position subalterne complexée, lui ôtant toute volonté d'expression. Cet adhérent est voué dès lors au suivi strict de la ligne définie par le chef, et à la distribution des tracts à la sortie du métro.
.L'idée se forge en haut et descend jusqu'en bas pour exécution.
.C'est bien là, où est l'erreur. Car, le militant-adhérent de base a très souvent "un vécu et un ressenti" de la société et du monde, totalement inconnu du haut cadre dirigeant, mais qui sont essentiels à connaître pour mener efficacement un combat politique de gauche, réaliste et sensé. Ignorer cette source de savoir est une faute qui mène aux plus graves désillusions, aux défaites. Le grand dommage est que ces désillusions entraînent aussi celles des électeurs qui ont sincèrement accordé leur confiance et espéré vainement des changements dans leur vie ou leur travail.
.Voilà ce que je voulais dire, en toute naïveté, et j'y ajouterai, pour faire bonne mesure quelques souhaits ingénus que j'osais formuler en août 2008.
1. Créer une banque nationale pour la construction de logements et l'octroi de prêts au logement à taux réduit ou à taux zéro pour l'acquisition du logement principal.
2. Bloquer les loyers et les prix de vente des logements pour stopper la spéculation.
3.Interdire les prêts au logement au delà de 15 ou 17 ans. Au delà, c'est vouloir l'asservissement des acheteurs modestes dont on fera des travailleurs muselés, et peu exigeants, à vie, contraints de sacrifier les études trop coûteuses de leurs enfants.
4. Entreprendre une politique nationale de construction de logements sociaux, y compris pour la classe moyenne, de 500.000 logts/an minimum, sachant que la rareté entretient la cherté et la spéculation.
5. Abolir la création des quartiers de pauvres et déshérités.
6. Faire cesser l'exil et l'éloignement des classes moyennes et populaires loin des centre-villes et vers les périphéries les plus lointaines.
7. Appel aux règles légales et volontaristes de préemption ou d'expropriation pour cause d'utilité publique sur les terrains et les immeubles vétustes et insalubres dans les villes et centre-villes.
8. Institution de taxes particulières ou pénalités fortes et tous moyens obligeant les communes à respecter leur quota de construction de logts sociaux.
9. Et tous moyens légaux ou à créer, susceptibles d'améliorer , compléter, ou renforcer les dispositifs actuels, manifestement insuffisants, pour les rendre opérants et efficients.
.Une volonté politique intransigeante est indispensable pour corriger la situation du logement actuelle, inacceptable et honteuse où des êtres humains vivent dans une promiscuité et une insalubrité indignes, quand ce n'est dans des camps de camping , ou pire, dans des voitures ou dans la rue. Les politiques doivent agir avec courage et fermeté pour le respect de l' Humain et non plus, comme ces trente dernières années dans l'adoration du veau d'or et la satisfaction de l'avidité des financiers et des spéculateurs.
.REMETTRE L'ECONOMIE AU SERVICE DES HOMMES, EST DEVENU UN OBJECTIF IMPERIEUX. L'oublier serait faire preuve d'une légèreté coupable, et laisser la société française à une dérive fatale vers le Front National. SUR CETTE SITUATION SCANDALEUSE, LA RESPONSABILITE DE LA GAUCHE EST ENGAGEE.
samedi 7 janvier 2012
Le jeu : fonction sociale et but politique.
J'ai déjà parlé dans mon texte précédent de l'explosion des jeux dans la société française moderne et cela sur tous les media. Passons….
Le succès étonnant des jeux à promesses de gains d'argent, provient directement d'une profonde frustration sociale gagnant un très grand nombre de Français, qui ne considèrent plus le travail comme la source nécessaire et suffisante pour assurer les besoins essentiels d'une vie normale pour eux et leur famille. L'évolution de la société ayant montré depuis trois décennies que le travail n'offrait que faux espoirs et illusions déçues constamment aggravés par le spectacle éhonté et arrogant d'une caste oligarchique accaparant des richesses faramineuses prises sur celles produites par les travailleurs, il était normal que le peuple se tournât vers des sources d'espérances plus généreuses. Or, en terme de générosité, les jeux offerts par les média sont, pour certains, époustouflants. Quelques chiffres inscrits sur une grille et on vous promet un gain de plusieurs millions d'Euros !! Que rêver de mieux. Sans bouger de son fauteuil !!…
On ne dira rien sur le nombre de joueurs par rapport au nombre de gagnants, cela n'est qu'un détail, à côté de l'espoir glissé pour un soir ou deux dans le cœur des gens. Cet espoir, important, sert à faire patienter les malheureux et miséreux qui depuis longtemps ont compris que, même les revendications syndicales, menées par des organisations multiples et divisées, n'offrent depuis longtemps, que peu de résultats positifs, mais des déceptions nombreuses.
Et ainsi, l'idée même de révolte s'est perdue dans l'abêtissement du jeu.
La fonction sociale du jeu est atteinte : Le peuple joue, attend, patiente. Le calme social est installé définitivement.
Dès cet instant, l'apathie du monde du travail étant acquise, le pouvoir politique est libre. Libre d'amplifier sa dérive économique privilégiant une caste : Celle des fortunés, véritable oligarchie imposant ses désirs au pouvoir politique qui exécute ses ordres, et assure même sa reproduction par l'héritage et par la transmission du savoir.
Ce pouvoir systémique, renforcé, garanti par les jeux et les faux espoirs, maintient la classe populaire dans un état de prostration politique, qui lui interdit, à vie, tout espoir d'épanouissement humain. C'est le prolongement à travers les siècles de l'antique formule romaine : "du pain et des jeux", qui nous laisse penser, par ses exagérations modernes, que le pouvoir d'aujourd'hui est en train de s'économiser le pain.
On peut dire, pour conclure, que les jeux d'argent et les loteries sont, comme les drogues et l'alcool, un vice qui conduit aux pires addictions et devient un moyen infaillible pour réduire et affaiblir les défenses des classes populaires, des travailleurs, en leur ménageant de faux espoirs, ces vrais tranquillisants.
Le jeu d'argent est l'opium immoral et destructeur du peuple, qui finit par y perdre toute volonté et toute dignité. La voie est libre et dégagée, alors, au pouvoir financier dictatorial des "agences de notations" privées pour faire, à leur gré, monter les taux des emprunts obligataires des états, qui enrichiront sans limites les banquiers et leurs "marchés", et imposeront, en compensation, des cures successives de rigueur aux travailleurs . Les effets de cette escroquerie scandaleuse viennent s'ajouter encore à la désespérance du "peuple inférieur", --- comme l'appelait "George Orwell" dans son livre "1984"--- , qui ne peut espérer "aucun changement, que le changement du nom des maîtres".
Le but politique est atteint : Le pouvoir politique, élu par le peuple, n'existe plus !!!…
Comment s'étonner ,alors, qu'aux élections, ce peuple s'abstienne en grande masse, ou se réfugie dans un vote protestataire, celui de l'extrême droite dont il est incapable de mesurer, pour lui-même, les néfastes perspectives.
Le succès étonnant des jeux à promesses de gains d'argent, provient directement d'une profonde frustration sociale gagnant un très grand nombre de Français, qui ne considèrent plus le travail comme la source nécessaire et suffisante pour assurer les besoins essentiels d'une vie normale pour eux et leur famille. L'évolution de la société ayant montré depuis trois décennies que le travail n'offrait que faux espoirs et illusions déçues constamment aggravés par le spectacle éhonté et arrogant d'une caste oligarchique accaparant des richesses faramineuses prises sur celles produites par les travailleurs, il était normal que le peuple se tournât vers des sources d'espérances plus généreuses. Or, en terme de générosité, les jeux offerts par les média sont, pour certains, époustouflants. Quelques chiffres inscrits sur une grille et on vous promet un gain de plusieurs millions d'Euros !! Que rêver de mieux. Sans bouger de son fauteuil !!…
On ne dira rien sur le nombre de joueurs par rapport au nombre de gagnants, cela n'est qu'un détail, à côté de l'espoir glissé pour un soir ou deux dans le cœur des gens. Cet espoir, important, sert à faire patienter les malheureux et miséreux qui depuis longtemps ont compris que, même les revendications syndicales, menées par des organisations multiples et divisées, n'offrent depuis longtemps, que peu de résultats positifs, mais des déceptions nombreuses.
Et ainsi, l'idée même de révolte s'est perdue dans l'abêtissement du jeu.
La fonction sociale du jeu est atteinte : Le peuple joue, attend, patiente. Le calme social est installé définitivement.
Dès cet instant, l'apathie du monde du travail étant acquise, le pouvoir politique est libre. Libre d'amplifier sa dérive économique privilégiant une caste : Celle des fortunés, véritable oligarchie imposant ses désirs au pouvoir politique qui exécute ses ordres, et assure même sa reproduction par l'héritage et par la transmission du savoir.
Ce pouvoir systémique, renforcé, garanti par les jeux et les faux espoirs, maintient la classe populaire dans un état de prostration politique, qui lui interdit, à vie, tout espoir d'épanouissement humain. C'est le prolongement à travers les siècles de l'antique formule romaine : "du pain et des jeux", qui nous laisse penser, par ses exagérations modernes, que le pouvoir d'aujourd'hui est en train de s'économiser le pain.
On peut dire, pour conclure, que les jeux d'argent et les loteries sont, comme les drogues et l'alcool, un vice qui conduit aux pires addictions et devient un moyen infaillible pour réduire et affaiblir les défenses des classes populaires, des travailleurs, en leur ménageant de faux espoirs, ces vrais tranquillisants.
Le jeu d'argent est l'opium immoral et destructeur du peuple, qui finit par y perdre toute volonté et toute dignité. La voie est libre et dégagée, alors, au pouvoir financier dictatorial des "agences de notations" privées pour faire, à leur gré, monter les taux des emprunts obligataires des états, qui enrichiront sans limites les banquiers et leurs "marchés", et imposeront, en compensation, des cures successives de rigueur aux travailleurs . Les effets de cette escroquerie scandaleuse viennent s'ajouter encore à la désespérance du "peuple inférieur", --- comme l'appelait "George Orwell" dans son livre "1984"--- , qui ne peut espérer "aucun changement, que le changement du nom des maîtres".
Le but politique est atteint : Le pouvoir politique, élu par le peuple, n'existe plus !!!…
Comment s'étonner ,alors, qu'aux élections, ce peuple s'abstienne en grande masse, ou se réfugie dans un vote protestataire, celui de l'extrême droite dont il est incapable de mesurer, pour lui-même, les néfastes perspectives.
Inscription à :
Articles (Atom)
