jeudi 6 septembre 2012

L'Europe de Mme Merkel ?... On n'en veut pas !!!



        Si la signature du TSCG, (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) signifie  poursuivre dans la voie d'une Europe où certains Pays seraient dominateurs , l'Allemagne étant son chef de file , et tous les autres Pays restant voués au mépris et à l'écrasement arrogant des premiers, cette situation appelée à s'éterniser durant les trente années à venir ? Non, Mme Merkel. De cette Europe nous ne voulons pas.

        Les exemples d'autoritarisme et de dictature politique et économique que vous avez connus dans votre jeunesse , doivent être oubliés. Nous considérons, nous, que la dictature de la finance occidentale d'aujourd'hui, n'est pas meilleure que celle des communistes sous Staline ou Brejnev. Elles produisent autant de malheureux et de sacrifiés, pour le seul profit d'une minorité insatiable, égoïste et cupide. Cette minorité qui prend l' Etat sous sa coupe, n'a pour seule morale que l'argent et le paraître qui lui procurent ainsi, "Puissance et Considération".

        Ce n'est pas là, la Société Européenne dont nous rêvons. Nous en sommes restés, nous, pauvres naïfs, au projet humaniste rêvé par De Gaulle et Adenauer, d'une Europe qui se souvient de ses drames passés du vingtième siècle. Partant de cette haute volonté, ils ont laissé se former dans les esprits de tous, un IDEAL. Celui d'une Europe solidaire où tous ses pays seraient également considérés, où toutes ses provinces bénéficieraient des mêmes attentions, des mêmes projets de développement et des mêmes protections sociales. La solidarité ne se partage pas : il n'y a pas celle entre les riches et celle entre les pauvres. Il n'y en a qu'une seule : celle qui s'impose entre tous les Européens et Européennes, citoyens égaux par nature.

        Nous répétons fortement : l'Europe des profiteurs , des spéculateurs, des cupides, des égoïstes, des voleurs qui se gavent au détriment des travailleurs, seuls producteurs de richesses, par leurs combinaisons et trafics malfaisants entre leurs "marchés" et les paradis fiscaux, NOUS N'EN VOULONS PAS !!!

        Le président Hollande a fait ajouter "de haute lutte", paraît-il, au traité RSCG, un volet croissance. Nous posons ces questions :
Combien d'argent exactement?
Pour faire quoi? Quels projets? Où?
Quand cet argent sera-t-il dépensé?
Combien d'emplois permanents induits? Où?
Ces quelques questions laissées sans réponse nous disent que rien n'est fait. Que ce ne sont que mots jetés au vent .

        D'une Europe de gens sans citoyenneté réelle, jetés les uns contre tous les autres, des gagnants écrasant les perdants dans un jeu aux dés pipés, nous ne voulons pas. Nous attendons et souhaitons une Europe au gouvernement démocratique, juste, où tous les Pays, toutes les provinces, tous les Européens seront également considérés et servis.

        Et puisque notre Ministre Vincent Peillon veut introduire à nouveau les notions de morale laïque dans notre enseignement, il serait urgent qu'il introduise ces cours obligatoires de morale dans les facultés et les écoles supérieures de commerce, de gestion et d'économie, qui en ont terriblement besoin. L'attitude et les comportements de nos chefs d'entreprises les plus élevés, et les économistes stars des écrans télé, témoignent d'un manque évident et cruel de morale chez cette population qui prétend pourtant au respect et souvent aux décorations.



jeudi 30 août 2012

Le changement... Les cent jours et l'ennui.



        Triste à dire, mais pourtant légitime : au temps de Sarkozy, c'était ou plus drôle, ou carrément plus révoltant. Le système néolibéral mondialisé était institué, avoué, promu, la politique fiscale et la rigueur appliquées aux plus nombreux ( c.à.d. les plus pauvres et les classes moyennes ) pour soulager les plus riches étaient reconnues, et nous pouvions nous en plaindre sans mollesse, avec toute la virulence souhaitable, avec au cœur et au ventre une énergie combative, farouche et vivifiante. Nous étions brimés, ignorés, mais vivants.!!!

        Aujourd'hui, plus de tumulte, plus de tempête, plus de brassages cycloniques de l'actualité politique, sociale ou économique. Rien que le calme inquiétant beaucoup plus que rassurant. On ne parle plus de rigueur, mais d'équilibre obligatoire des comptes sans que l'on sache comment et au détriment de qui se fera ce rééquilibrage. C'est une période où tout semble suspendu, silencieux, troublant et angoissant. On n'ose pas imaginer l'avenir, de peur qu'il ne soit douloureux.

        Après cette période survoltée du Sarkozysme, ce calme semble irréel, et rien pourtant ne nous autorise à envisager réellement les promesses du changement. Par exemple: prenons la révolution fiscale que nous attendions. Le choix de Jérôme Cahusac, ancien président de la commission des finances de l'ère Sarkozy, ne laissait pas augurer une révolution fiscale juste et lisible par tous telle qu'elle fut décrite par Thomas Piketty. Non, la réforme promise, pour autant qu'on puisse en juger aujourd'hui, restera mystérieuse pour le grand nombre des contribuables, et manifestement pleine de promesses pour les fortunes qui pourront comme par le passé faire "optimiser" leur contribution fiscale par des spécialistes, anciens hauts fonctionnaires de l'administration du budget. En somme, rien à attendre de juste ou réconfortant de ce côté-là. La fiscalité suivra son cours traditionnel: frapper les plus nombreux plutôt que les plus riches, mis à part quelques aménagements aux marges.

        Le calme règne….Nous pensions nous les naïfs que les lois, les décrets, les règlements allaient, en faveur des laissés pour compte de l'ère Sarko, pleuvoir dru comme les lois et décrets favorables aux riches tombaient chaque semaine sous l'ancien Président, eh bien, non ! Maintenant c'est la mesure, le raisonnable, il ne faut choquer personne, ne pas avoir l'air de se venger, de vouloir récupérer ce qui a été volé par les "marchés" et la spéculation.  Nous voici ramenés à l'époque de l'opposition tranquille, où il ne fallait pas brûler les étapes, où il fallait "respecter les échéances", et au nom de ces échéances , on se contentait d'un doux ronronnement, et de discours mesurés et mièvres.
        Nous y sommes revenus. Au temps du ronronnement. Ceux qui souffrent, qui ont souffert, peuvent encore attendre que les choses se fassent lentement, posément. L'urgence, la brusquerie c'était le temps de la satisfaction des riches. Le temps d'hier.
Dans notre Société Moderne et Policée on apprend dès le jeune âge :
- Qu'on ne fait pas attendre les riches.
- Que les pauvres peuvent attendre. Ils ont l'habitude.

        Ah ! quelque chose de nouveau !  La télé publique a fait l'acquisition durant le "mercato", d'un nouveau mais déjà bien connu économiste chargé de guider le peuple vers la raison de la pensée unique. Cette tête bien ovoïde, supposée bien remplie, n'enseigne pas au téléspectateur la nécessité de la "rigueur"; ce mot est interdit, il a compris que cela ne plaisait pas. Il enseigne aujourd'hui, la nécessité, pour nos travailleurs et nos entreprises, d'assurer une meilleure "compétitivité". Ce qui revient exactement au même, les travailleurs devront subir encore davantage de licenciements et ceux qui auront conservé leur emploi, devront subir des diminutions sur leurs salaires et sur leurs différentes protections sociales : Sécu, maladie, retraite, chômage, famille, logement aidé, services publics etc.. Voilà ce que sont aujourd'hui les nouveaux "inspirateurs" de nos Politiques, Stars de la COM. économique, "hauts salaires", dont la mission est de faire comprendre aux travailleurs qu'ils ne sont rien, qu'ils doivent se soumettre à la raison de ceux qui savent, et que l'avenir se fera sans eux, et même contre eux, s'il le faut.
Attention ! La déception et la désaffection guettent.

dimanche 26 août 2012

Ce Peuple et ses élus....souvent décevants !...

        On sait déjà, par quel système de communication bien réglé, les media et les gouvernements qui se sont succédés depuis trente ans ont fini par imposer la pensée unique du néolibéralisme financier mondialisé. Tous les Hommes plongés dans le même marigot du chacun pour soi , du tous contre tous, les travailleurs occidentaux obligés d'abandonner une partie de leurs salaires et de leurs protections sociales, professionnelles, médicales et familiales, obligés aussi de sacrifier leur savoir-faire, leur technologie, au bénéfice des populations d'Asie, au gré des délocalisations, tout cela organisé et mis en branle brutalement, sans souci de progressivité, pour satisfaire au plus vite les insatiables appétits des financiers apatrides.

        1. Face à cette attaque frontale et brutale, comment a réagi le peuple ? Seules, les populations de travailleurs des Pays du Sud-Européen ont protesté par des rassemblements "d'indignés", et montré leur écoeurement devant l'arrogance et l'omnipotence de la Finance mondiale, soutenue par des gouvernements indolents et complices.
En France ?... Rien du tout !!!…Pas d'indignés…. Seul, Stéphane Hessel, immense et haute figure morale française s'est exprimé fortement. Sa voix fut étouffée, hélas, par la proximité d'élections prometteuses de "changement". Triste temporisation qui aura servi d'encouragement aux forces du fric des fonds d'investissements , des banques, des "marchés" et leurs trafics avec les paradis fiscaux, libres de spéculer contre les Etats Européens.

        2. Contre cette mise en coupe réglée de l'économie Française, contre l'approfondissement de la dette de l'Etat, la destruction de l'industrie Française, la mise au chômage de centaines de milliers de Travailleurs Français, comment ont réagi les syndicats ?
        FO ? Essentiellement tourné vers la défense des fonctionnaires, et le problème N°1 étant celui du chômage, on comprend qu'il ne soit pas à la pointe du combat.
        La CFDT ? Voilà un syndicat qui depuis toujours s'est fixé un objectif préférentiel de cogestion ou, sinon, de compromis raisonnables avec les employeurs, (Etat ou patrons). Et l'on sait bien ce qu'aujourd'hui veut dire le mot " raisonnable". Cela veut dire ne rien obtenir, partant battu.
        La CGT ? Elle est engluée dans un problème de succession. Sa combativité et sa capacité d'entraînement sont largement réduites, en plus , par un problème d'effectif total des syndiqués, qui ne représentent en France que 5% des salariés, et par la division ou le morcellement des autres petites centrales syndicales.
        Enfin, il faut bien le dire, chaque mécontent en France , attend la solution à ses problèmes, de l'effort de contestation des autres, plutôt que par son engagement personnel. Triste, mais c'est ainsi.
Que penser aussi, de cette estimation rapportant que 40% des ouvriers votent à droite (et même FN )….Avez-vous entendu dire que 40% des patrons votaient à gauche ? A croire qu'il y ait comme un défaut cérébral quelque part….
        Pour clore ce paragraphe relatif aux syndicats, disons que leur secteur R.et D. est nul, inexistant. Leurs moyens de lutte en sont restés à ce qu'ils étaient au 19ème siècle, alors que les moyens d'oppression du Patronat se sont constamment développés et sophistiqués.

        3. Enfin, il y a les gouvernements (élus du peuple). Ceux d'hier, furent largement dominés par la volonté d'accéder aux désirs des financiers, banquiers, marchés et autres spéculateurs, étroitement "en affaires" avec les paradis fiscaux, lorsqu'ils étaient de droite, ou bien, furent paralysés par la conviction qu' ils "ne pas pouvaient pas tout", lorsqu'ils étaient de gauche.
        Plus récemment, un gouvernement avait trouvé une idée géniale en donnant aux entreprises des avantages spécifiques (crédit d'impôt recherche) pour celles qui développeraient des services de "R. et D."( recherche et développement). Rien à dire sur cette initiative louable. Oui, mais voilà,… On s'aperçut que les plus importants bénéficiaires de cette manne, furent les banquiers qui en profitèrent pour développer leur ingénierie financière et créer à tour de bras des "produits dérivés" complexes et des algorithmes aptes à assurer à leurs salles de marchés des outils capables de mieux spéculer contre l'Etat lui-même. Génial !!!…

        4. Et voilà pour en finir, un dernier point qui montre comment le peuple peut se montrer décevant. LES JEUX…. Ah, les jeux !!!… Qu'ils soient à gratter , à cocher ou de tout autre type, l'important est de jouer. Jouer pour avoir une chance sur plusieurs millions de gagner des millions d'euros. C'est vrai que c'est plus facile et mieux payé que le travail, sinon, le peuple ne jouerait pas, n'est-il pas ? Et lorsqu'un journaliste enquêteur interroge un joueur devant un bureau de tabac pour savoir l'utilisation qu'il ferait de ce gain fabuleux, le joueur répond: " je ferais des "vouâyâââges"…( comme ces croisières minables où l'on voit s'enfler d'orgueil et de plaisir des retraités argentés). Et puis, encore, pour parfaire le tableau : Voyez ces stades pleins à craquer de grands "sportifs" regardant courir des millionnaires Suisses ou Monégasques après un ballon….Ce sont ces mêmes Suisses ou Monégasques qui sont sélectionnés pour constituer "l'équipe de France" et en l'honneur desquels des organisateurs inconscients ou imbéciles font jouer La Marseillaise avant leurs match internationaux……Désespérant….Pauvre France….Réduite à honorer l'exil fiscal.

        Enfin, de tout cela, il nous faut tirer une petite conclusion, même si elle nous contrarie. Le Peuple, aujourd'hui, devant l'oligarchie mondiale qui le maltraite et le réduit à l'angoisse perpétuelle de la précarité ou du chômage, est soumis et dénué de toute velléité de combat, de réaction, de défense, montrant sa volonté de retrouver sa dignité . On est loin du Peuple de 1789 et 1793 . La nuit du 4 août, et autre sursaut historique, cela c'est le passé. Bien passé…… Evidemment, dans les syndicats, les partis de gauche, les associations, il y a toujours des militants (peu nombreux) qui luttent, qui souhaitent maintenir les valeurs de partage, de cohésion, d'humanité, de justice, et qui veulent empêcher que " la démocratie devienne conforme au marché", ainsi que le souhaite Madame Merkel. Mais ce combat trop minoritaire a peu de chance de déboucher victorieusement demain, s'il n'y a pas une volonté politique farouche, de "renverser la table" où s'empiffrent les financiers maîtres du monde.
        L'Etat peut tout !!!… Après avoir laissé faire le mal, il doit faire le bien.!!!!…
        Un Etat impuissant est un Etat complice.!!!..

mercredi 15 août 2012

Philosophie et Politique

       Autrefois, il y avait une très grande proximité et même une filiation entre la philosophie et la politique.
       Le philosophe, le sociologue, étaient, par la profondeur de leurs études, les véritables inspirateurs des politiques qui trouvaient chez eux tous les ressorts qui font bouger, vivre, évoluer la société. Ses progrès ou ses blocages , ses travers ou ses qualités, ses manques et leurs effets, étudiés finement par eux, fournissaient aux Hommes et Femmes Politiques des idées prêtes à inspirer tout un corpus de règles, de lois, aptes à guider cette société vers un progrès profitable à tous, et y faire naître ou progresser une harmonie humaniste.

       Hélas, il y a longtemps que ce lien fécond entre Le philosophe et le politique s'est rompu. Pourquoi ? La société bouge-t-elle trop vite, sous l'effet des seuls politiques ? N'a-t-elle plus besoin d'inspirateur intellectuel ? Ou bien, les philosophes s'occupent-ils trop de politique eux-mêmes et s'attachent-ils à concurrencer les politiques en servant de "visiteurs du soir" aux monarques, et venant leur conseiller les bonnes guerres à entreprendre ? Ou bien encore, est-ce cette folie médiatique qui a submergé les écrans TV et qui fait le lit des communicants diserts et bavards, plus propices aux records d'audimats que les discours ardus des philosophes ? Bref ! Le politique lui-même a compris que de bons communicants et les enquêtes d'opinions étaient plus efficaces que les philosophes pour inspirer ses arguments électoraux.

       Mais, depuis la crise de 2007, les politiques ont senti à nouveau le besoin de penseurs d'un type nouveau pour venir les soutenir et les inspirer. Ils sont pour chacun d'eux, une sorte de béquille lui apportant toute une panoplie de ficelles prédigérées aptes à montrer aux électeurs que la situation est maîtrisée et que ces conseillers très savants au langage ésotérique et impénétrable sont là , prêts à lui fournir tous les outils utiles et nécessaires. Le bonheur des électeurs est assuré.!!!… Ces penseurs nouveaux sont, vous l'avez deviné, LES ECONOMISTES.

       Les économistes sont devenus les nouvelles stars des campagnes électorales. On les a vus partout, sur tous les écrans, entendus sur tous les postes, par dizaines, chaque jour, ces nouveaux histrions composaient à eux seuls des plateaux. Tous d'accord. Mis à part quelques nuances pour apporter du piquant aux débats, ils enseignaient tous la même bible, les nouveaux dogmes néolibéraux reaganniens et thatcheriens, dont la fondamentale mondialisation, indispensable au progrès des finances capitalistes , de leurs fonds d'investissements, de leurs "marchés" financiers et de leur libre circulation sans frontières.
       Ces nouveaux "philosophes", inspirateurs des politiques, se sont imaginés créateurs d'avenir et ont su rassurer un peuple ignorant et médusé. Ils servent même aujourd'hui de professeurs dans les Facultés et les Grandes Ecoles afin que leur bible et leurs dogmes se transmettent au mieux, à travers les siècles des siècles.

       Ainsi, les vieux inspirateurs Philosophes Humanistes qui étudiaient si profondément et si finement les mouvements des hommes, des sociétés et des idées, ont été remplacés aujourd'hui par des "têtes d'oeufs" qui ne savent étudier que les mouvements du Fric.

Un livre: "La voie" d'Edgar Morin. Ed.Fayard

lundi 13 août 2012

Ce peuple et ses élus....souvent décevants....

                 

On sait déjà, par quel système de communication bien réglé, les media et les gouvernements qui se sont succédés depuis trente ans ont fini par imposer la pensée unique du néolibéralisme financier mondialisé. Tous les Hommes plongés dans le même marigot du chacun pour soi , du tous contre tous, les travailleurs occidentaux obligés d'abandonner une partie de  leurs salaires et de leurs protections sociales, professionnelles, médicales et familiales, obligés aussi de sacrifier leur savoir-faire, leur technologie, au bénéfice des populations d'Asie, tout cela organisé et mis en branle  brutalement, sans souci de progressivité, pour satisfaire au plus vite les insatiables appétits des financiers apatrides.

1. Face à cette attaque frontale et brutale, comment a réagi le peuple ?  Seules, les populations de travailleurs des Pays du Sud-Européen ont protesté par des rassemblements "d'indignés", et montré leur écoeurement devant l'arrogance et l'omnipotence de la Finance mondiale, soutenue par des gouvernements indolents et complices.
En France ? Rien du tout !!!…Pas d'indignés….  Seul, Stéphane Hessel, immense et haute figure morale française s'est exprimé fortement. Sa voix fut étouffée, hélas, par la proximité d'élections prometteuses de "changement". Triste temporisation qui aura servi d'encouragement aux forces du fric des fonds d'investissements , des banques, des "marchés" et leurs trafics avec les paradis fiscaux,  libres de spéculer contre les Etats Européens.

2. Contre cette mise en coupe réglée de l'économie Française, contre  l'approfondissement de la dette de l'Etat, la destruction de l'industrie Française, la mise au chômage de centaines de milliers de Travailleurs Français, comment ont réagi les syndicats ?
FO ? Essentiellement tourné vers la défense des fonctionnaires, et le problème N°1 étant celui du chômage, on comprend qu'il ne soit pas à la pointe du combat.
La CFDT ? Voilà un syndicat qui depuis toujours s'est fixé un objectif préférentiel de cogestion ou, sinon,  de compromis raisonnables  avec les employeurs, (Etat ou patrons). Et l'on sait bien ce qu'aujourd'hui veut dire le mot " raisonnable". Cela veut dire ne rien obtenir, partant battu.
La CGT ? Elle est engluée dans un problème de succession. Sa combativité et sa capacité d'entraînement  sont largement réduites, en plus , par un problème d'effectif total des syndiqués, qui ne représentent en France que 5% des salariés, et par la division ou le morcellement des autres petites centrales syndicales.
Enfin, il faut bien le dire, chaque mécontent en France , attend la solution à ses problèmes, de l'effort de contestation des autres, plutôt que par son engagement personnel. Triste, mais c'est ainsi.
Que penser aussi, de cette estimation rapportant que 40% des ouvriers votent à droite ….Avez-vous entendu dire que 40% des patrons votaient à gauche ?   A croire qu'il y ait comme un défaut cérébral quelque part….
Pour clore ce paragraphe relatif aux syndicats, disons que leur secteur R.et D. est nul, inexistant. Leurs moyens de lutte en sont restés à ce qu'ils étaient au 19ème siècle, alors que les moyens d'oppression du Patronat se sont constamment développés et sophistiqués.

          3. Enfin, il y a les gouvernements (élus du peuple).  Ceux d'hier, furent largement dominés par la volonté d'accéder aux désirs des financiers, banquiers, marchés et autres spéculateurs, étroitement "en affaires" avec les paradis fiscaux, lorsqu'ils étaient de droite, ou bien, furent paralysés par la conviction qu' ils "ne pouvaient pas tout", lorsqu'ils étaient de gauche.
 Plus récemment, un gouvernement avait trouvé une idée géniale en donnant aux entreprises des avantages spécifiques (crédit d'impôt recherche) pour celles qui développeraient des services de  "R. et D."( recherche et développement). Rien à dire sur cette initiative louable. Oui, mais voilà,… On s'aperçut que les plus importants bénéficiaires de cette manne, furent les banquiers qui en profitèrent pour développer leur ingénierie financière et créer à tour de bras des "produits dérivés" complexes et des algorithmes aptes à assurer à leurs salles de marchés des outils capables de mieux spéculer contre l'Etat lui-même. Génial !!!…

4. Et voilà pour en finir, un dernier point qui montre comment le peuple peut se montrer décevant. LES JEUX…. Ah, les jeux !!!… Qu'ils soient à gratter , à cocher ou de tout autre type, l'important est de jouer. Jouer pour avoir une chance sur plusieurs millions  de gagner des millions d'euros. C'est vrai que c'est plus facile  et mieux payé que le travail, sinon, le peuple ne jouerait pas, n'est-il pas ? Et lorsqu'un journaliste enquêteur interroge un joueur devant un bureau de tabac pour savoir l'utilisation qu'il ferait de ce gain fabuleux, le joueur répond: " je ferais des "vouâyâââges"…( comme ces croisières minables où l'on voit s'enfler d'orgueil et de plaisir des retraités argentés). Et puis, encore, pour parfaire le tableau:  Voyez ces stades pleins à craquer de  grands "sportifs" regardant courir des millionnaires Suisses ou Monégasques après un ballon….Ce sont ces mêmes Suisses ou Monégasques qui sont sélectionnés pour constituer "l'équipe de France" et en l'honneur  desquels des organisateurs inconscients ou imbéciles font jouer La Marseillaise avant leurs match internationaux……Désespérant….Pauvre France….Réduite à honorer l'exil fiscal.

Enfin, de tout cela, il nous faut tirer  une petite conclusion, même si elle  nous contrarie. Le Peuple, aujourd'hui, devant l'oligarchie mondiale qui le maltraite et le réduit à l'angoisse perpétuelle de la précarité ou du chômage,  est soumis et dénué de toute velléité de combat, de réaction, de défense, montrant sa volonté de retrouver sa dignité . On est loin du Peuple de 1789 et 1793 . La nuit du 4 août, et autre sursaut historique, cela c'est le passé. Bien passé…… Evidemment, dans les syndicats, les partis de gauche, les associations, il y a toujours des militants (peu nombreux) qui luttent, qui souhaitent maintenir les valeurs de partage, de cohésion, d'humanité, de justice, et qui veulent empêcher que " la démocratie devienne conforme au marché", ainsi que le souhaite Madame Merkel. Mais ce combat trop minoritaire a peu de chance de déboucher victorieusement demain, s'il n'y a pas une volonté politique farouche, de "renverser la table" où s'empiffrent les financiers maîtres du monde.
L'Etat peut tout !!!… Après avoir laissé faire le mal, il doit faire le bien.
Un Etat impuissant est un Etat complice.

 

mercredi 25 juillet 2012

Où va la Société Française ?

         Le titre du Libé. du 24/07/12, "A quoi sert Arnaud Montebourg?", montre bien dans quel conformisme "néolibéral" les Media Français ont laissé se noyer leur esprit critique et analytique. Les Media et la majorité des Français avec eux, admettent définitivement que la parole politique ne compte pour rien face à celle des financiers, des banquiers et des PDG. On voit là, combien le pouvoir démocratique s'est déprécié. Le Politique, élu du peuple souverain, quelle baliverne !!!… Arnaud Montebourg est considéré par eux, comme une hérésie néolibérale.
          Avant de préciser ce que le Ministre peut faire aujourd'hui, il est utile de faire un point rapide sur la France laissée par le quinquennat précédent et ses divers ministres de l'emploi, du budget, de l'industrie, et de l'éducation aussi.
· Une casse industrielle de 750.000 emplois sacrifiés.
· Un chômage de 10% représentant des travailleurs sacrifiés sans formation de reconversion.
· Un déficit commercial de 75 milliards d'Euros/an.
· Une dette de 86 milliards d'Euros.
· Un déficit budgétaire et celui de la Sécurité Sociale sans perspective de maîtrise.
· Une école d'où sortent 150.000 jeunes sans formation chaque année.
· Des quartiers et cités où les jeunes vont à la dérive de tous les trafics et où toutes les politiques de la ville    ont échoué, depuis 30 ans.
· On parle aujourd'hui de 50 milliards d'Euros/an perdus en évasion fiscale.
· Etc…mais que de connivences et de complicités dans tout ce gâchis….
          Il n'est jamais inutile de s'arrêter sur l'école et de vérifier si les préceptes du civisme, de la solidarité, de l'éthique, sont bien ceux qui fondent la formation des jeunes cerveaux, des nouvelles mentalités aptes à forger une société d'avenir, prête à accueillir tous les Français dans le souci du partage, du bien commun, et de l'épanouissement de chacun. Il y a là un travail de fond à entreprendre sans tarder, car c'est tout le contraire qui se développe aujourd'hui : la recherche du gadget le plus cher, celui que le voisin n'a pas encore, course à la consommation débridée sans besoin essentiel, mais dans le seul souci du "paraître". Les jeunes ont vite appris que, de nos jours, la possession fait l'Homme et lui attire considération et pouvoir.

          Ainsi, notre Société Française s'effondre, se perd , se délite. Elle n'a plus de force civique, d'éthique, de morale à opposer au néolibéralisme et sa finance mondialisée . Ni même cette solidarité qui fait la force des vieilles sociétés primaires. Celles-ci, malgré leur pauvreté, savent mieux que nous , les riches, les modernes, les savants, les possesseurs de tant de gadgets futiles, conserver leur cohésion, leur unité, leur culture, leur sens de la famille, leur sens du partage, leur âme. Les richesses que leurs mains ne peuvent tenir, elles les ont dans le cœur.

          Il est urgent que les nouveaux Ministres disent STOP à cette société que les gnômes technocrates de Bruxelles, non élus, soumis au lobbying effréné, sans pudeur , des financiers , banquiers et PDG des grandes firmes, ouvrent les yeux sur une Société qui s'effondre. Bruxelles et son néolibéralisme mondialisé ont déjà fait trop de mal , l'insoutenable est là. Leurs règles tuent les Travailleurs Européens du Sud, et rendent leurs intérêts indéfendables devant ceux de la finance et du grand capital. Un jour, bientôt, si Bruxelles continue inexorablement son travail de destruction des Travailleurs du Sud, il faudra que ceux-ci se lèvent et repensent cette Europe, aujourd'hui dévoyée. Ce sera leur Grand-oeuvre.
       
           Il est bon qu'un Ministre ait eu le courage, enfin, de faire entendre la voix du Politique. La voix de la finance et de ses valets n'a que trop claironné son omnipotence, portant l'hymne universel du néolibéralisme mondialisé : " Ce monde, où seuls circulent librement les riches et leurs capitaux, nous n'en voulons pas ".   
          Merci, monsieur le Ministre d'avoir montré que le "Politique" avait encore une voix. Maintenant, il convient de montrer que le Politique est prêt à retrouver sa prééminence sur la finance et les affaires, et qu'il " peut beaucoup ", et même, qu'il "peut tout ", et , s'il le faut, que les armes des nationalisations et des expropriations pour cause d'utilité publique sont toujours disponibles….ou encore, qu'une TVA dissuasive pourra s'appliquer sur les produits entrant en France, exerçant une concurrence complètement faussée et déloyale sur nos produits.  L'Europe s'y fera ; elle a bien consenti des aménagements spéciaux et généreux à Mme Thatcher, pourquoi pas à la France ?

mardi 10 juillet 2012

L'excès de richesse n'est pas innocent

         S/titre: L'oligarchie n'autorise plus la démocratie et le partage social.

Depuis qu'il est sur terre, l'Homme a pu subvenir à ses besoins par son activité , son travail, sa créativité, son génie. Toute richesse, ceci est une évidence intuitive, naît du travail de l'Homme. Aussi intuitivement, on sent bien que tout groupe , toute société d'individus, ne peut survivre dans une paix harmonieuse que si ces richesses produites sont réparties de façon juste et égalitaire entre eux, c'est à dire à chacun selon ses besoins et selon ses efforts.
Or, il se trouve que depuis des millénaires et des siècles, des Chefs alliés à des Grands-Prêtres ou Sorciers, ont conjugué leur puissance physique et magique, pour s'octroyer personnellement une part notablement supérieure des richesses produites par le groupe, et bien au-delà de leurs besoins réels. Le principe égalitaire s'est rompu……Ensuite, l'humanité a dérivé vers une société duale inégalitaire, l'aristocratie régnante, d'une part, le peuple travailleur, producteur de richesses, d'autre part. Ce système fut remplacé par le capitalisme, où le partage injuste se poursuivit entre les travailleurs et les capitalistes. Le fond de cette dérive inégalitaire fut atteint au XXème siècle, lorsque Reagan - Thatcher et leurs dignes successeurs Bush et le couple Merkozy, ont promu les financiers comme bénéficiaires principaux et quasiment exclusifs des richesses produites, dans le carcan d'un nouveau système  capitaliste, financiarisé et mondialisé, dit "néolibéral". Ainsi, est née une Oligarchie  qui accapare et détourne les richesses produites par le Peuple Travailleur, le domine, l'oppresse, l'écrase, le soumet à sa cupidité perverse et insatiable. Le pouvoir oligarchique est, alors,  devenu si puissant que le pouvoir politique, soumis par faiblesse, connivence ou complicité, finit par édicter des règles et des lois qui favorisent ces prédations et leur confèrent une apparence abusivement légale….LA DEMOCRATIE EST MORTE….
Nous sommes bien là dans un cas de détournement indu de richesses produites par des tiers, pouvant relever d'un recours judiciaire.
Cette oligarchie pillarde n'est pas seule en cause. Auront également à rendre compte de détournements, tous les valets zélés de cette oligarchie, PDG de ses fonds de placements divers, de ses banques, de ses salles de "marchés", de ses succursales nichées dans des paradis fiscaux assurant des aller-retours juteux et des opérations de transferts agréables, loin des yeux du fisc. Ces valets s'octroient des salaires indécents injustifiables de un, deux, voire trois millions d'Euros par an, agrémentés encore par des bonus, des retraites chapeaux, à-côtés pouvant atteindre plusieurs millions d'Euros. Tout cela s'assimile également et parfaitement à des détournements indus de richesses produites par des tiers, et donc passibles de poursuites judiciaires, au même titre que leurs employeurs. 
Il faut que la règle de l'offre et de la demande , la règle du "marché", la règle de la concurrence entre les Hommes et de la compétition de tous contre tous, toujours faussée au désavantage des travailleurs, trouve enfin une limite morale. Hors cette limite, il n'y aura plus de place que pour la révolte dans le Pays et la guerre entre les Pays. La gauche au pouvoir en France doit rebâtir l'autorité politique sur la finance et ses "marchés". Sinon, ce sera la révolte.

L'autre grand défi est celui de la croissance, croissance du PIB, ou de son  partage.
Croissance ! Croissance ! …jusqu'où ? Avec quelles matières premières, quelles énergies ? Il n'est nul besoin de s'étendre sur le problème des énergies fossiles. Chacun sait bien que leurs ressources vont diminuer, que les besoins des Pays émergents sont immenses , et que ceux-ci voudront, comme l'Occident, leur part de fuel et de gaz. En compensation d'un manque, on ne pourra pas espérer distraire des surfaces cultivables pour les affecter à la production de biocarburants. Il y aura très vite  priorité à satisfaire les besoins en nourriture pour une  population mondiale augmentant sans cesse.
Là encore, cette augmentation de population, jusqu'où ?…..
Face à la croissance que l'Occident  souhaite, viendront s'opposer les besoins et l'appétit  des Pays pauvres et émergents. Cette compétition se résoudra, soit par un partage négocié des ressources limitées, soit par la confrontation des forces, (notamment USA - Chine) , ou de la solvabilité des demandeurs. Pour qui connaît un peu l'Histoire des Peuples et la Nature Humaine, on devine comment cela se finira.
IL faut dès aujourd'hui abandonner l'idée inepte et dangereuse d'une croissance sans limite, et bien plutôt, commencer à reprendre  les richesses que certains  ont accumulées, au détriment d'une population laborieuse soumise au stress de la productivité, à l'angoisse du chômage et de la pauvreté. Ces richesses sont nées de la spoliation des pauvres et des humbles. Elles sont donc illégitimes et portent les stigmates de l'injustice et de l'immoralité.
Les rouages et les résultats mêmes de l'économie moderne et de sa financiarisation mondialisée se font les procureurs impitoyables des seigneurs, des aristocrates, des oligarques aux richesses indues.
Il n'y a pas d'aristocratie ou d'oligarchie innocente.

J'ai évoqué ci-dessus les besoins et prétentions légitimes des Pays pauvres et émergents, la nécessité d'un partage négocié des ressources, ou les risques de guerre. La guerre cela signifierait une 3ème guerre mondiale avec ses malheurs et ses morts. Ce serait la pire des catastrophes sans équivalent dans l'histoire du monde. Pour bien signifier aux Hommes ce qu'est une catastrophe, une guerre, un régime violent et dictatorial, les historiens, les sociologues, les économistes , les politiques ont , pour des raisons diverses, toujours su compter les morts causés par ces drames. Un seul régime n'a jamais été soupçonné de provoquer des morts : c'est celui du capitalisme, financiarisé ou non ….La crise de 29 ? Rien. La crise de 2007 ? Rien. L'amiante ? Un peu. Pourtant, si on cherchait bien, si les journalistes d'investigation si prompts à fouiller dans les alcôves, s'en donnaient la peine , en allant voir dans les taudis insalubres, les bidonvilles, les cabanes dans les bois , dans les rues , sur les trottoirs, sous des cartons, dans des voitures, des vieilles caravanes, parmi toutes ces misères éparses, disséminées, ces victimes de maladies non soignées, etc…,n'auraient-ils pas là, de quoi établir un décompte saisissant de morts, vrai réquisitoire cinglant apte à rabaisser la morgue de tous ces bellâtres financiers, banquiers, spéculateurs et de tous leurs valets zélés si bien rémunérés, et très décorés ?  Redisons :
Il n'y a pas d'aristocratie ou d'oligarchie innocente.

Un livre à lire : "Pour éviter le krach ultime" de Pierre Larrouturou.
                           Préface de Stéphane Hessel.         Ed. Nova éditions.